Kapes

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Kapes est une reine égyptienne de la XXIIe dynastie. Elle est l'épouse de Takélot Ier, troisième souverain de la dynastie.

Généalogie[modifier | modifier le code]

Kapes
Naissance Date inconnue Décès Date inconnue
Père Père inconnu Grands-parents paternels
Grand-père paternel inconnu
Grand-mère paternelle inconnue
Mère Mère inconnue Grands-parents maternels
Grand-père maternel inconnu
Grand-mère maternelle inconnue
Fratrie Fratrie inconnue
1re épouse inconnue Enfant(s) pas d'enfant connu
2e épouse inconnue Enfant(s) pas d'enfant connu
3e épouse inconnue Enfant(s) pas d'enfant connu
4e épouse inconnue Enfant(s) pas d'enfant connu
5e épouse inconnue Enfant(s) pas d'enfant connu
6e épouse inconnue Enfant(s) pas d'enfant connu
7e épouse inconnue Enfant(s) pas d'enfant connu
8e épouse inconnue Enfant(s) pas d'enfant connu
Mari Takélot Ier Enfant(s) Osorkon II
2e mari inconnu Enfant(s) pas d'enfant connu
3e mari inconnu Enfant(s) pas d'enfant connu
4e mari inconnu Enfant(s) pas d'enfant connu

La place et le rang de Kapes sont connus grâce à la stèle de Pasenhor découverte au Sérapéum de Saqqarah[3]. Ses origines en revanche ne sont pas déterminées, même s'il est probable qu'elle appartienne à l'un des clans libyens qui se partageaient le pays à cette période. Elle épouse Takélot Ier et lui donne un fils héritier Osorkon II.

À l'occasion de l'ensevelissement de son fils, elle laisse une inscription dédicatoire dans la tombe familiale que son fils a fait bâtir au sein de la nécropole royale de Tanis. Mise au jour à la fin des années 1930, cette inscription se trouve sur le mur de l'antichambre de la tombe, à proximité de l'accès au caveau dans lequel le sarcophage de Takélot a été placé ou déménagé.

L'inscription est au nom d'un général d'Osorkon II, Pashereniset, qui a souhaité laisser un témoignage de piété à l'égard de son maître, et est signée par la reine-mère qui précise qu'elle a fait faire ce monument pour son fils.

Non seulement elle nous démontre que la reine mère a survécu à son époux et à son fils, mais elle précise que c'est elle qui a commandé l'édification du caveau ou tout du moins qu'elle a personnellement supervisé au préparatifs de ce caveau ainsi que de celui de son époux qui est enterré dans une chambre secondaire du tombeau[4].

Sépulture[modifier | modifier le code]

Le lieu de la sépulture de Kapes reste inconnu à ce jour, comme presque toutes les sépultures de reines de la XXIIe dynastie[5].

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Grajetzki, Ancient Egyptian Queens: A Hieroglyphic Dictionary, Golden House Publications, London, 2005, (ISBN 978-0954721893)
  2. Tyldesley, Joyce. Chronicle of the Queens of Egypt. Thames & Hudson. 2006. (ISBN 0-500-05145-3)
  3. Pasenhor descendant de la famille royale donne sur cette stèle sa généalogie qui remonte au début de la dynastie, en indiquant à chaque fois les noms de ses aïeux, éléments précieux pour établir et comprendre la XXIIe dynastie
  4. Cf. P. Vernus in Tanis. L'or des pharaons, Choix de textes, extrait n°8, p. 109
  5. La seule sépulture de reine de cette dynastie découverte à ce jour pourrait être celle mise au jour à Léontopolis qui est attribuée à Karoma II épouse d'Osorkon II bien qu'un doute subsiste sur la datation de ce monument funéraire

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Tanis, l’or des pharaons, Association Française d'Action Artistique,‎ 1987 ;