Kankan

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Icône de paronymie Cet article possède un paronyme ; voir : cancan.
Kankan
Administration
Pays Drapeau de la Guinée Guinée
Région Région de Kankan
Préfecture Préfecture de Kankan
Démographie
Population 207 790 hab. (2009[1])
Géographie
Coordonnées 10° 23′ N 9° 18′ O / 10.383, -9.310° 23′ Nord 9° 18′ Ouest / 10.383, -9.3  
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Guinée

Voir sur la carte Guinée administrative
City locator 14.svg
Kankan
Liens
Site web http://www.kankanbate.com/
Le marché de Kankan (1912)

Kankan est la plus grande ville de la République de Guinée en termes de superficie. Elle est située en Haute-Guinée sur la rivière Milo. Capitale de la région de Kankan et chef-lieu de préfecture de Kankan.

La ville est célèbre pour son université, pour ses enseignements religieux et ses manguiers. La ville abrite aussi un port et un aéroport.

Activités agricoles : cultures vivrières (sorgho, maïs, fruits) et coton.
Activité industrielle : une société d'égrenage de coton, financée par la coopération française (CCCE) et par Dagris.

Population[modifier | modifier le code]

La population de la ville est majoritairement composée de Malinkés et leur langue, le Malinké, est largement parlée partout dans la ville. La population est estimée à 197 108 habitants en 2008 (contre 100 192 en 1996 - soit une hausse moyenne annuelle de 5,80 % sur cette période de 12 ans). Elle est de ce fait la quatrième ville la plus peuplée du pays, après Conakry, Nzérékoré et Gueckedou. René Caillié, qui visite la ville en 1827, estime alors qu'elle « ne contient pas plus de six mille habitants[2]. »

Histoire[modifier | modifier le code]

Elle a été fondée par les Mandingues au XVIIe siècle et est devenue la capitale de l'empire Baté et un centre commercial important, particulièrement en ce qui concerne les produits agricoles. Elle a été conquise par l'Empereur Samory Touré en 1879 et occupée par la France en 1891.

Liens externes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. http://www.world-gazetteer.com/wg.php?x=&men=gcis&lng=en&des=wg&srt=npan&col=adhoq&msz=1500&geo=-89
  2. Journal d'un voyage à Temboctou et à Jenné, dans l'Afrique centrale, précédé d'observations faites chez les Maures Braknas, les Nalous et autres peuples ; pendant les années 1824, 1825, 1826, 1827, 1828. Paris, Imprimerie Royale, 1830

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

  • Claire Grégoire, Le maninka de Kankan : éléments de description phonologique, Musée royal de l'Afrique centrale, Tervuren, 1986, 207 p.
  • Lassana Kaba, Kankan métropole religieuse et commerciale 1881-1914, Dakar, Université Cheikh Anta Diop, 1976, 148 p. (Mémoire de Maîtrise)
  • Lansiné Kaba, Cheikh Mouhammad Chérif et son temps : ou islam et société à Kankan, Guinée, (1874-1955), Présence africaine, Paris, 2004, 303 p. (ISBN 2-7087-0761-2)