Kang Kyeong-ae

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Kang Kyeong-ae
(강경애, 姜敬愛)

alt=Description de l'image Kang Kyeong-ae.JPG.
Autres noms Kang Gama
Activités Nouvelliste
Naissance 20 avril 1906
Songhwa, Hwanghae
Empire coréen Empire coréen
Décès 26 avril 1943 (à 37 ans)
Hwanghae, Corée
Drapeau : Japon Empire du Japon
Langue d'écriture Coréen
Genres Roman, poésie


Kang Kyeong-ae (20 avril 1906 - 26 avril 1943)[1] ou (20 avril 1907 - 26 avril 1944) est une artiste coréenne, auteure de romans et de recueils de poésies, impliquée au sein du mouvement féministe[2]. Elle est aussi connue sous son nom de plume, Kang Gama.

Biographie[modifier | modifier le code]

Kang Kyeong-ae est née à Songhwa dans la province de Hwanghae et connut une enfance difficile[2]. Elle était la fille d'une mère servante et a perdu son père à l'âge de cinq ans. Elle dut ensuite déménager vers Changyon où sa mère devait se remarier avec un homme ayant déjà eu trois enfants d'un précédent mariage. Toutes ces circonstances ont entraîné une enfance difficile et des sentiments douloureux pour l'auteure[3].

Kang fut en quelque sorte une enfant prodige notamment à travers le fait qu'elle ait appris l'écriture et le hangeul dès l'âge de huit ans en s'appuyant sur une copie du roman Le chant de la fidèle Chunhyang, à une époque où la littérature était interdite aux femmes. Dès l'âge de 10 ans, elle est surnommée la conteuse d'histoires[3] par son voisinage auquel elle lisait les histoires folkloriques de la Corée. Elle fut aussi récompensée à l'école pour ses essais et conta régulièrement à ses camarades des histoires romancées[3].

Kang intégra une école catholique par l'entremise de son beau-frère. Elle fut par la suite expulsée de l'école pour avoir organisé et participé à une manifestation contre les règles strictes de l'établissement.

L'année 1931 marque le début des publications de Kang avec Pageum, période où elle part s'installer en Mandchourie avec le statut d'auteure. Elle se marie avec un communiste divorcé d'un premier mariage. Elle vit en tant que femme au foyer à Yongjin et commence à écrire de manière très régulière. Cette période perdurera pendant sept années avant qu'elle ne mette un terme définitif à sa carrière d'auteure de romans[3]. Cette décision est directement liée à sa nomination en tant que rédactrice du journal Chosun Ilbo en Mandchourie[2].

Kang décède le 26 avril 1944 à son domicile dans le province de Hwanghae, un mois après le décès de sa mère[3].

Œuvre[modifier | modifier le code]

Kang est souvent citée comme une des auteures féminines de la Corée les plus emblématiques de la période impérialiste japonaise en Corée[4]. À la différence des autres auteures emblématiques de l'époque, comme Na Hye-sok ou Heo Jong-suk, elle s'est consacrée uniquement au travail d'écriture alors que ses compères se sont tournées notamment vers la peinture. Son œuvre traite en grande partie des classes sociales pauvres de la Corée basée sur sa propre expérience en Mandchourie où les Coréens vivaient pour la plupart dans des conditions extrêmes de pauvreté. Ces travaux incluent Le Geomungo cassé (Pageum), Le potager (Chaejeon), Partie de football (Chukgu jeon), et Mère et enfant (Moja). Elle a aussi publié des écrits féministes sur l'oppression de la femme incluant Mères et filles (Eomeoni wa ttal)[2]. La plupart de ces œuvres s'éloignent de l'idée de la famille sacro-sainte ; dans ses travaux une femme doit s'émanciper de ces échecs amoureux passés pour vivre librement.

Le problème humain (ingan munje), que beaucoup considère comme son chef-d'oeuvre, met en scène un homme cultivé en proie à des problèmes financiers et qui finit par périr dans la solitude. Ce roman traite des différentes classes sociales et de la parité des sexes à l'ère de l'impérialisme japonais en Corée[2].

Œuvres en coréen[modifier | modifier le code]

  • Le Geomungo cassé (Pageum, 1931)
  • Mères et filles (Eomeoni wa ttal, 1931)
  • Comète (Hyeseong, 1931)
  • Sur la ligne de front (Jaeilseon, 1932)
  • Le potager (Chaejeon, 1933)
  • La partie de football (Chukgu jeon, 1933)
  • Existence, non-existence (Yumu, 1933)
  • Pères et fils (Buja, 1934)
  • Le problème humain (Ingan Munje, 1934)
  • Le sel (Sogeum, 1934)
  • Drogues et médecine magique (Mayak, non daté)
  • Mère et enfant (Moja, 1935)
  • Frais d'auteur : 200 won (Wongoryo ibaekwon, 1935)
  • Licenciement (Haego, 1935)
  • Village underground (Jihachon, 1936)
  • L'homme de la montagne (Sannam, 1936)
  • L'obscurité (Eodum, 1937)

Références[modifier | modifier le code]

  1. (ko) Naver
  2. a, b, c, d et e "Kang Kyung Aae" LTI Korea Datasheet available at LTI Korea Library or online at: http://klti.or.kr/ke_04_03_011.do#
  3. a, b, c, d et e Feminist Press: http://www.feministpress.org/books/kang-kyong-ae
  4. A History of Korean Literature. Peter H. Lee - editor. Publisher: Cambridge University Press. Cambridge, England. 2003. Page Number: 412.