Kalamata

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Kalamata
(el) Καλαμάτα
Image illustrative de l'article Kalamata
Administration
Pays Drapeau de la Grèce Grèce
Périphérie Péloponnèse
District régional Messénie
Dème Kalamata (dème)
Maire Nikas Panagiotis
Code postal 241 00
Indicatif téléphonique (+30) 27210
Immatriculation KM
Démographie
Population 57 620 hab. (2001[1])
Densité 228 hab./km2
Géographie
Coordonnées 37° 01′ 52″ N 22° 06′ 42″ E / 37.031131, 22.111702 ()37° 01′ 52″ Nord 22° 06′ 42″ Est / 37.031131, 22.111702 ()  
Altitude Min. 0 m – Max. 21 m
Superficie 25 300 ha = 253 km2
Localisation

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Kalamata

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Kalamata
Liens
Site web http://www.kalamata.gr

Kalamata (en grec : Καλαμάτα) est une ville de Grèce située dans le sud du Péloponnèse, dans le district régional de Messénie dont c'est le chef-lieu. Située au fond du Golfe de Messénie, au pied du Taygète, elle est la deuxième plus grande ville de la péninsule après Patras.

Kalamata est un port industriel au cœur de plantations d'agrumes. Ses principales exportations sont ses olives et des figues sèches. Un des campus de l'Université du Péloponnèse se trouve à Kalamata. On y enseigne l'histoire, la littérature, la théologie et la philosophie.

La ville fut presque détruite complètement par un tremblement de terre le 14 septembre 1986. Elle a été reconstruite à l'identique.

Ses habitants s'appellent les Kalamiotes.

Étymologie[modifier | modifier le code]

L'étymologie du nom de la ville est discutée. Il pourrait dériver de celui d'une église dédiée à la Vierge aux beaux yeux (kalomata)[2], ou de la déformation du nom d'une ville antique de la région, Kalamai.

Géographie[modifier | modifier le code]

Dème de Kalamata suite à la réforme Kallikratis (2010)

Kalamata est à 279 km d'Athènes. La ville est au bord du Nédon et à 4 km du Taygète. Elle dispose d'un grand front de mer de près d'un kilomètre et demi de long.

Climat[modifier | modifier le code]

La température moyenne à Kalamata est de 18° C en 2001 (soit 0,6° de plus que la moyenne 1991-2000). Il y pleut en moyenne 100 jours par an, pour un total de précipitations autour de 700 mm[3].

Transports[modifier | modifier le code]

L'aéroport de Kalamata accueille en moyenne 700 vols par an pour une moyenne de 50 000 passagers embarqués et débarqués[3].

Agriculture[modifier | modifier le code]

Elle est réputée pour la qualité de ses olives noires. Entre le mont Taygète et la mer, les oliveraies s'étendent à perte de vue. Toute la région (deuxième productrice du pays après la Crète) ne vit que par et pour l'olive. C'est ce fruit qui a fondé la richesse du port qui commerçait naguère avec le monde entier.

Le terroir de Kalamata est unique, il produit deux variétés d'olives. Celle de table, presque pointue - dites « kalamon » - que l'on conserve dans un mélange d'eau vinaigrée et salée, ou encore mieux dans de l'huile d'olive. Et les « koronéiki », plus petites, qui donnent la fameuse huile extra-vierge.

La région compte plus de 40 millions d'arbres et produit 45 000 tonnes d'huile. Désormais, il existe un label AOP (appellation d'origine protégée) pour Kalamata et sa région.

Histoire[modifier | modifier le code]

La ville occupe le site de l'ancienne cité laconienne de Pharis, citée dans l’Iliade.

Kalamata fut occupée en 1205 par des chevaliers français au cours de la quatrième croisade. Guillaume de Champlitte donna la ville à Geoffroi Ier de Villehardouin en 1210. Guillaume II de Villehardouin avait une préférence marquée pour le château de Kalamata, où il était né et où il mourut. La ville fut reconquise par les despotes de Mistra vers 1425, en même temps que les derniers territoires de la principauté d'Achaïe. Les Ottomans l'occupèrent de 1481 à 1685, date à laquelle les Vénitiens s'emparèrent de la ville, la fortifièrent et lui redonnèrent une certaine prospérité. Les Turcs reprirent cependant la ville en 1715 et la conservèrent jusqu'au XIXe siècle.

Le 23 mars 1821, Kalamata fut la première ville capturée par les forces révolutionnaires grecques sous le commandement du général Théodore Kolokotronis, après plus de 300 ans de domination ottomane. Mais en 1825, Ibrahim Pacha détruisit la ville. Par la suite, la cité fut reconstruite et devint un port majeur où fut fondée la deuxième plus ancienne Chambre de Commerce en Méditerranée après celle de Marseille.

Le 29 avril 1941 eut lieu une bataille près du port entre les forces d'invasion allemandes et la 2e division néo-zélandaise. Après la Seconde Guerre mondiale, pour des raisons politiques, Kalamata comme la plus grande partie du Péloponnèse fut exclue des plans gouvernementaux de développement en faveur du nord de la Grèce. Cela entraîna le déclin économique du port et de la ville. Ce ne fut qu'après les importants dégâts produits par le tremblement de terre du 13 septembre 1986 (de 6,6 sur l'échelle de Richter, il causa la mort de 20 personnes) que la situation changea et que les investissements privés et publics reprirent. Grâce à ces efforts, Kalamata est aujourd'hui une capitale provinciale moderne bien équipée. C'est aussi le siège du métropolite de Messénie, à l'heure actuelle Chrysostome III depuis le 15 mars 2007.

Monuments[modifier | modifier le code]

Située au nord-est de la ville, la forteresse de Kalamata fut construite par Geoffroi Ier de Villehardouin sur des vestiges plus anciens. Les Vénitiens renforcèrent aussi ses fortifications[4].

Éducation[modifier | modifier le code]

Son Institut Supérieur d'Enseignement Technique accueille en moyenne 340 enseignants et 5 000 étudiants pour 350 diplômés par an en moyenne[3].

Personnalités liés à la ville[modifier | modifier le code]

(voir aussi Catégorie:Naissance à Kalamata)

Jumelages[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

  1. (el) (en) « Résultats du recensement de la population en 2001 », 793 Ko [PDF]
  2. Γ. Μπαμπινιώτης Ετυμολογία: Περιπλάνηση στην ιστορία των λέξεων, To BHMA 7/12/1997.
  3. a, b et c General Secretariat of the National Statistical Service
  4. B. Ebhardt, Der Wehrbau Europas im Mittelalter, vol. 3, Flechsig, 1998