Kaidō

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Kaidō (街道?, , route) désigne généralement les anciennes routes du Japon datant de l'époque d'Edo. Les plus connues sont les Cinq routes d'Edo, partant toutes de la ville d'Edo (ancien nom de Tokyo): Nakasendō, Tōkaidō, Ōshū Kaidō, Kōshū Kaidō et Nikko Kaidō.

Hokuriku Kaidō et Nagasaki Kaidō étaient aussi des kaidō.

Le terme « Kaido » n'inclut cependant pas San'yodo, San'indo, Nankaidō et Saikaidō qui faisaient partie du système encore plus ancien du gouvernement Yamato appelé Gokishichido. Ces noms étaient utilisés en unités pour l'administration et comprenaient les routes au sein de ces unités.

Beaucoup d'autoroutes et de lignes de chemin de fer contemporaines suivent les anciennes routes et portent les mêmes noms. Les anciennes routes partaient en radiale de la capitale à Nara ou Kyoto. Edo devint plus tard la référence et encore aujourd'hui, le Japon indique les directions et mesure les distances le long des autoroutes de Nihonbashi à Chuo-ku, Tokyo.

Tokiwabashi sur le Nagasaki Kaido, Kitakyushu.

Les cinq routes[modifier | modifier le code]

Les cinq principales 'kaido' de Nihonbashi à Edo étaient :

Hébergement[modifier | modifier le code]

À plusieurs époques, les gouvernements établissaient des stations le long des routes. Ces étapes proposaient des logements aux voyageurs et se développèrent en centre commerciaux. Les villes relais, avec les châteaux et les villes portuaires constituent une catégorie majeure des villes au Japon.

Kaido en littérature[modifier | modifier le code]

Le kaido est une figure importante dans la culture japonaise. Le poète Matsuo Basho a immortalisé ses voyages le long du Oshu Kaido (et ailleurs) dans son livre La Sente étroite du Bout-du-Monde. Un ensemble d'estampes ukiyo-e de Hiroshige présente un carnet de voyage le long du Tokaido. Dans la pièce de théâtre de marionnettes Kanadehon Chushingura, la relation romancée de la vraie histoire des 47 rōnin, plusieurs scènes se déroulent sur différents kaido. Les daimyo, lors des voyages requis par le sankin kotai entre leur han et Edo, empruntaient les kaido et séjournaient aux stations. Des xylographies montrent leurs processions solennelles.

Voir aussi[modifier | modifier le code]