Kagemusha, l'ombre du guerrier

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Kagemusha, l'ombre du guerrier

Description de l'image  Kagemusha Photo DVD.jpg.
Réalisation Akira Kurosawa
Ishiro Honda
Scénario Akira Kurosawa
Masato Ide
Acteurs principaux
Pays d’origine Japon
Sortie 1980
Durée 153 minutes (2h33)

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

Kagemusha, l'ombre du guerrier ( 影武者, Kagemusha?) est un film américano-japonais réalisé par Akira Kurosawa, sorti en 1980.

Synopsis[modifier | modifier le code]

Au XVIe siècle , le Japon est en proie à des guerres incessantes entre les clans. Le clan Takeda fait partie des plus puissants. Son chef charismatique, Shingen Takeda, rêve de prendre Kyōto et de s'emparer ainsi de tout le pays. Mais il est mortellement blessé avant de parvenir à ses fins, lors du siège du château de Noda. Pour protéger le clan, il ordonne alors à ses vassaux de dissimuler sa mort pendant une durée de trois ans.

Le frère de Shingen, qui à l'occasion lui servait de doublure, met la main sur un sosie parfait. Celui-ci n'a cependant pas l'étoffe de Shingen et chacun s'inquiète de le voir démasqué. Lui qui n'est qu'un voleur sans envergure devra braver les intrigues, tromper l'entourage de Shingen et défendre le territoire des Takeda.

Résumé de l'histoire[modifier | modifier le code]

Le film s'ouvre sur un plan statique de six minutes dans lequel on voit le frère de Shingen, Nobukado, lui présenter un voleur qui vient d'échapper au crucifiement. Nobukado pense que la ressemblance du voleur avec Shingen pourrait s'avérer utile. Ce plan est en fait un montage dans lequel le même acteur joue les rôles de Shingen et du voleur. C'est la seule fois où on les voit ensemble.

L'armée de Shingen est en train d'assiéger un château appartenant à Tokugawa Ieyasu. Lorsque Shingen se rend sur les lieux pour écouter un mystérieux joueur de flûte nocturne, il est abattu par un tireur embusqué. Mortellement blessé, il ordonne à ses généraux de garder sa mort secrète pendant trois ans. Il leur conseille aussi fermement de ne pas attaquer pendant cette période mais de défendre leurs positions. La mort de Shingen survient un peu plus tard, dans un col où on l'a transporté, devant très peu de témoins.

Nobukado présente le voleur aux généraux et propose un plan pour que le kagemusha tienne la place de Shingen à plein temps. Le voleur lui-même n'est pas au courant de la mort de Shingen, jusqu'à ce qu'il brise une urne dans laquelle il découvre le corps.

Des espions au service de Tokugawa et de son allié, Oda Nobunaga, suivent l'armée des Takeda qui rentre du siège. Ils soupçonnent d'abord que Shingen a été remplacé, mais le jeu du kagemusha finit par les convaincre du contraire.

De retour à son château, le kagemusha réussit à convaincre les concubines de Shingen et son petit-fils, qui semble même le préférer à l'original. En imitant les manières de Shingen, le kagemusha semble adopter l'attitude d'un maître zen, et parvient même à impressionner les gardes du corps et le wakashu, qui sont pourtant dans le secret. Quand il est mis à l'épreuve, lors d'un conseil avec ses généraux, il s'en remet à la devise du clan qui fait de Shingen une « montagne » inamovible et invincible.

L'une de ces épreuves survient lorsque Tokugawa et Oda Nobunaga lancent une attaque contre le territoire des Takeda. Le fils de Shingen, Katsuyori Takeda, lance une contre-attaque malgré l'avis des autres généraux. Le kagemusha doit conduire des renforts à la bataille de Takatenjin, et par son exemple obtient la victoire pour ses troupes.

Trop sûr de lui, le kagemusha tente de monter le cheval fougueux de Shingen. Quand il est jeté à terre l'imposture est démasquée. Il est chassé du palais tandis que Katsuyori, bien qu'il ait été déshérité, prend le contrôle du clan.

Contre l'avis donné jadis par son père, Katsuyori se lance dans une bataille intempestive contre Oda Nobunaga, qui est maître de Kyōto. Ceci mène à la bataille de Nagashino, dans laquelle la puissante cavalerie et l'infanterie des Takeda, attaquant en vagues successives, sont fauchées par le feu des mousquets ennemis. Le clan des Takeda est réduit à néant (dans la réalité historique le clan survécut des années sous la conduite de Katsuyori). Le kagemusha, qui a suivi l'armée des Takeda, est témoin du massacre. Dans un ultime geste de loyauté il saisit une lance et se jette contre les défenses de Oda. La dernière image du film montre le corps criblé de balles du kagemusha emporté par le courant aux côtés de la bannière du clan.

Fiche technique[modifier | modifier le code]

Distribution[modifier | modifier le code]

Autour du film[modifier | modifier le code]

Récompenses[modifier | modifier le code]

Critique[modifier | modifier le code]

Le film classé comme meilleur film de tous les temps selon la presse sur le site « Allociné » à égalité avec Les moissons du ciel de Terrence Malick, Le dictateur de Charles Chaplin, Les chaussons rouges de Michael Powell et Emeric Pressburger, Il était un père de Yasujiro Ozu, L'Éventail de Lady Windermere d'Ernst Lubitsch, ET l'extra-terrestre de Steven Spielberg, Le Mécano de la « General », de Clyde Bruckman et Buster Keaton, Les poings dans les poches de Marco Bellocchio, El topo d'Alejandro Jodorowsky, In girum imus nocte et consumimur igni de Guy Debord, Mon oncle de Jacques Tati, Voyage au bout de l'enfer de Michael Cimino et Aguirre, la colère de Dieu de Werner Herzog; ces 14 films ayant obtenus la note critique maximale de 5 étoiles.

Liens externes[modifier | modifier le code]