Kader Attia

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Attia.

Kader Attia né le 30 décembre 1970 à Dugny (Seine-Saint-Denis en France - ) est un artiste français d'origine algérienne.

Kader Attia (2008)

Biographie et Parcours[modifier | modifier le code]

Né en France à Dugny (Seine-Saint-Denis), de parent d'origine Algerienne, Adelkader Franck Attia grandit à Garge les Gonesses/Sarcelle. Son enfance fut

baignée dans un milieu cosmopolite et pluriculturel où les religions catholiques, juives et musulmanes se mélangèrent. Kader Attia est profondément marqué par les différents aller retour qu'il effectue entre sa banlieue et l'Algerie (Bab el oued) avec sa famille.

Dès ses onze ans, il commence à travailler dans le marché de Sarcelle afin de financer ses cours de foot. L'ambiance du marché, faite de rencontre et d’échange contraste fortement avec les bancs de l’école qui ne l'attirent que peu et c'est son professeur de dessin qui le poussera à aller aux portes ouvertes des Arts Appliqués de Paris, ainsi qu'au Louvre. Une fois son Baccalauréat obtenue, il suit une formation à l’école Duperré dont il obtient le dîplome en 1993, puis il effectuera un an aux Beaux Art de Barcelone (1994), avant de partir effectuer un service civile au Congo/Brazzaville durant deux ans. Ce séjour le marquera profondément, c'est au Congo que ses premières photos furent exposées.

Son retour à Paris en 1997 lancera alors Kader Attia dans le début d'une production artistique avant que celui ci ne la poursuive à Berlin.

L'oeuvre[modifier | modifier le code]

Kader Attia est le témoin de son époque et voit dans l'art un moyen d'expression et de réflexion sur les questionnements qui lui sont chers tels que la difficulté à vivre entre la culture Occidentale et Orientale, la religion comme repli communautaire, ou bien la relation complexe qu'entretient la culture dominante, celle de la consommation, avec l'identité réfractaire des pays émergents. Sa volonté première est d’interroger le spectateur sur la société actuelle et ses dérives identitaires.

"Je cherche à déclencher un sentiment politique chez le spectateur. Mon travail est comme nous tous confronté à la réalité. Ce qui m’intéresse c’est lorsqu'une œuvre pose une question politique pas seulement d’un point de vue linguistique, formel, mais plus d’un point de vue éthique."

L’évolution de son œuvre tend à s'empreindre d'une part de poésie plus importante, il tend à fuir la brutalité que revêtent en général les œuvres politiques. Si ses premiers témoignages sont directs (photographies) ses œuvres vont petit à petit évoluer vers l'installation en passant par des œuvres plus conceptuelles, comme la création de la marque Hallal.

"J’essaie maintenant de fuir le caractère peut-être un peu trop criard, trop bruyant que l’on trouve dans les œuvres d’art à caractère politique en général et dans mes travaux qui remontent à quelques années."

Kader Attia entretient une relation particulière avec l'architecture et s’intéresse fortement aux travaux de Michel Foucault et Le Corbusier, comme en atteste l'oeuvre: Construire, déconstruire, reconstruire: le corps utopique.

L'œuvre de Kader Attia peut être décrite comme consistant en une exploration symbolique des traumatismes et des peurs de sa propre enfance. Revendiquant la pluralité de ses appartenances culturelles (culture populaire et culture cultivée, culture des cités, culture de l'enfance...).

Medium[modifier | modifier le code]

Kader Attia utilise de nombreux moyen d'expression, qu'il choisit en fonction du sens qu'il veut donner à son oeuvre, le choix du matériaux malgré l'importance de ceux ci ne se décide qu'à la fin de sa réflexion sur la mise en place de l'oeuvre.

A priori donc la production de Kader Attia n'est pas homogène ni réellement identifiable par son esthétique ou sa forme, l'essence même de chaque projet est le seul lien qui les unit. Chaque oeuvre s'inscrit uniquement dans le prolongement d'une réflexion et non sur le perfectionnement d'une technique.

"En recherche permanente, j’aime beaucoup me confronter à des techniques différentes, comme la photo, la vidéo, la peinture, le fer, la céramique, les pigeons de la Biennale de Lyon, les forêts gigantesques d’INFINITIES que j’ai fait tourner au milieu des miroirs à la dernière foire de Bâle, ou encore le restaurant que j’ai envoyé en Chine. A première vue, on peut trouver de très grandes différences entre chacune de mes œuvres"

Photographie[modifier | modifier le code]

La photographie fut son premier medium et ses premières expositions ne comprenaient alors que ce type d'oeuvre. Kader Attia l'employait comme témoin cru de problème sociaux et identitaires. Un des exemples est la mise en scène des travestis et transsexuels d'origine Algérienne à Paris (Photostories 2001).

Installation[modifier | modifier le code]

L'installation est le moyen d'expression le plus prisé de Kader Attia, la majorité de ses œuvres en sont et l'emploie des matériaux varie considérablement en fonction de l'effet que veut retranscrire Kader Attia sur le spectateur.

Dessin[modifier | modifier le code]

Le dessin sert l'artiste dans la conception de ses œuvres mais aussi dans la dénonciation et l'expression du thème de la crise identitaire mêlant les silhouettes d'hommes et de femmes portant les stigmate de notre société de consommation et d'innombrable logos ou autres signes religieux. Les dessins de Kader Attia ne sont pas exposés mais paraissent dans certains ouvrages lui étant dédiés.

Exposition collective[modifier | modifier le code]

2012

2011

2010

  • 20 octobre 2010 - 16 janvier 2011 : La Route de la Soie (Saatchi Galery), au Tri Postal (Lille) dans le cadre de Lille3000

Expositions personnelles[modifier | modifier le code]

Childhood #1, cliché pris à la Foire internationale d'art contemporain (FIAC) en 2005

Liste non-exhaustive

2013

  • Terrasses, à Marseille, 25 Mai au 29 Septembre :
  • Réparations "the repair", KW à Berlin, jusqu'au 25 Août

2012

  • Construire, déconstruire, reconstruire: le corps utopique, Musée d’Art Moderne de la ville de Paris, 24 mai au 19 août 2012.

2009

  • 4 avril-30 octobre: Centre de création contemporaine (CCC), Tours

2008

2007

  • Dialogues méditerranéens à la Citadelle de Saint-Tropez [1]
  • Galerie Christian Naguel, Berlin
  • États-Unis (Chelsea Museum, Arting Space New York, Boston, Los Angeles...)
  • Août 2007 : Emptiness/Fullness, 2007, une installation regroupant des vierges en papier aluminium moulées sur du vide, exposée dans l' Expérience Pommery#4, exposition organisée par Daniel Buren, regroupant des œuvres de 37 artistes plasticiens dans les caves des crayères de la Maison de champagne Pommery à Reims
  • Novembre 2007: Institut d’art contemporain de Boston

2006

2005

2003

  • Art 34 Basel, Bâle
  • Exposition de l'œuvre Correspondance, stand galerie Kamel Mennour, Paris
  • 50e Biennale de Venise, Fault Lines, commissaire Gilane Tawadros

2002

  • Alter Ego, galerie Kamel Mennour, Paris

2001

  • Photostories, galerie Martine et Thibault de la Châtre, Paris

2000

1997

  • Instants Urbains, Galerie L’œil du huit, Paris, France

1996

  • Humanistes au Congo, Centre culturel Français de Brazzaville, Brazzaville, Congo

Sources[modifier | modifier le code]