KRAS

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Rendu 3 dimensions de la protéine

KRAS (V-Ki-ras2 Kirsten rat sarcoma viral oncogene homolog), codé par le gène KRAS situé sur le chromosome 12 humain de 21 kDa[1], est une petite GTPase[2] jouant un rôle clé dans la genèse de plusieurs cancers. Elle fait partie de la famille des protéines Ras, un type de protéine G monomérique (à ne pas confondre avec les Protéines G trimériques, qui sont bien plus grosses). Son nom provient de son gène orthologue chez le Kirsten Rat Sarcoma virus[3], un virus induisant des sarcomes chez les rats chez qui la protéine a été découverte en 1979[4]. KRAS fait partie des premiers oncogènes identifiés, le tout premier étant le gène Src en 1970[5], ce dernier ayant valu le prix Nobel de médecine et de physiologie en 1989 à ses découvreurs.

Fonction[modifier | modifier le code]

La protéine kras fait partie des protéines qui participent à augmenter la prolifération de très nombreuses cellules, elle est donc pro oncogène. Elle transmet les signaux de récepteurs d'hormones de croissance et notamment le récepteur de l'EGF, qui reçoit le signal depuis l'extérieur de la cellule. La protéine kras est située à la face interne de la membrane cellulaire, à proximité du récepteur à l'EGF et elle permet de transmettre ce signal à l'intérieur de la cellule, pour que le signal de division aille jusqu'au noyau. C'est une protéine qui a une activité GTPase lorsqu'elle est activée par le récepteur de l'EGF et qui lui permet d'activer alors à son tour de nombreuses enzymes (c-Raf, PI3-K) initiant une véritable cascade de transduction du signal.

Pathologie[modifier | modifier le code]

Certaines mutations favorisent la genèse des cancers[6]. En effet, une seule mutation peut suffire pour rendre active cette protéine KRAS[7], c'est-à-dire qu'elle fonctionnera sans être assujettie à l'activation de son récepteur de facteur de croissance auquel elle est censée être rattachée.

Principales mutations[modifier | modifier le code]

  • Exon 2: p.G12V (p.Gly12Val - c.35G>T)
  • Exon 2: p.G13D (c.38G>A)

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Adrienne D Cox et Channing J Der, « Ras history », Small GTPases, vol. 1,‎ , p. 2-27. (ISSN 2154-1248, PMID 21686117, PMCID PMC3109476, DOI 10.4161/sgtp.1.1.12178, lire en ligne)
  2. InterPro EMBL-EBI, « Small GTPase superfamily, Ras type (IPR020849) < InterPro < EMBL-EBI », sur www.ebi.ac.uk (consulté le 8 mai 2015)
  3. J.-P Rey, P. Hutter, C. Girardet et S. Anchisi, « Recherche des mutations de KRAS dans les cancers colorectaux » [PDF], sur web2.hopitalvs.ch (consulté le 7 mai 2015)
  4. (en) Edward M. Scolnick, Alex G. Papageorge et Thomas Y. Shih, « Guanine nucleotide-binding activity as an assay for src protein of rat-derived murine sarcoma viruses », Proceedings of the National Academy of Sciences of the United States of America, vol. 76,‎ , p. 5355-5359 (ISSN 0027-8424, PMID 228288, PMCID PMC413141, lire en ligne)
  5. (en) G. Steven Martin, « The road to Src », Oncogene, vol. 23,‎ , p. 7910-7917. (ISSN 0950-9232, DOI 10.1038/sj.onc.1208077, lire en ligne)
  6. (en) Lampson BL, Pershing NL, Prinz JA et al. « Rare codons regulate KRas oncogenesis », Curr Biol. 2013;23:70–75
  7. (en) « NCBI - WWW Error Blocked Diagnostic », sur www.ncbi.nlm.nih.gov (consulté le 7 mai 2015)