KGB (Biélorussie)

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Siège du KGB à Minsk.
Emblème du KGB.

Le KGB (en biélorusse : Камітэт дзяржаўнай бяспекі Рэспублікі Беларусь, en russe : Комитет Госудaрственной Безопaсности Рecпублики Бeлapуcь, Comité de la sécurité d'État de la République de Biélorussie) est le service de renseignements biélorusse. Il succède au KGB soviétique, tout en gardant le nom de ce dernier. Le montant de son budget et le nombre de ses agents sont gardés secrets. Son siège est à Minsk et il dispose d’une antenne dans chaque province. « Amerikanka » : c’est ainsi que les habitants de Minsk ont surnommé le quartier général du KGB, dans le centre-ville[1].

Le KGB était dirigé depuis le 15 juillet 2008 par Vadim Zaitsev, ancien chef de la sécurité du président Alexandre Loukachenko. Le président bélarusse a nommé Valéri Vakoultchik à la tête du KGB en 2012[2]. Le KGB biélorusse est utilisé pour contrôler l'activité des opposants à son régime. Au lendemain de l'élection présidentielle du 19 décembre 2010, sept des neuf candidats d'opposition sont détenus dans la prison intégrée au siège du KGB, de même que plus d'une dizaine de leurs partisans et collaborateurs, inculpés d'organisation de troubles massifs à l'ordre public. Le Comité contre la torture des Nations unies soutient que les personnes arrêtées, lorsqu'elles ont pu consulter un avocat, se sont vues contraintes de le faire en présence de membres du KGB[3].

Un département interne au KGB s’occupe de contre-espionnage militaire.

La Biélorussie est le seul pays ou le KGB a gardé son nom hérité de la période soviétique[4].

Références[modifier | modifier le code]

  1. PressEurop / Le meilleur de la presse européenne. The Independent 8 Mars 2011, article de Jerome Taylor (consulté le 20 mars 2014)
  2. Bélarus: Vakoultchik à la tête du KGB, Flash Actu du 16/11/2012sur le site du Figaro interactif (consulté le 20 mars 2014)
  3. Liste de points à traiter à l’occasion de l’examen du quatrième rapport périodique du Bélarus, Comité contre la torture, 2011.
  4. Korine Amacher, Wladimir Berelowitch, Histoire et mémoire dans l'espace postsoviétique: Le passé qui encombre, Éditions Academia,‎ 2014, p. 75

Liens externes[modifier | modifier le code]