Kōji Wakamatsu

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : Navigation, rechercher

Kōji Wakamatsu

Naissance 1er avril 1936
Tōkyō
Drapeau du Japon Japon
Nationalité Flag of Japan.svg Japonaise
Décès 17 octobre 2012 (à 76 ans)
Profession Réalisateur
Films notables Quand l’embryon part braconner,
Les Anges violés,
Le Fou de Shinjuku,
L’Extase des anges,
United Red Army

Kōji Wakamatsu (若松 孝二, Wakamatsu Kōji?), de son vrai nom Takashi Itō, né le 1er avril 1936 dans la préfecture de Miyagi et mort le 17 octobre 2012 à Tokyo est un réalisateur japonais important des années 1970.

Sommaire

Biographie [modifier]

Koji Wakamatsu grandi dans un village de la campagne japonaise. Adolescent, il est renvoyé du lycée agricole à la suite d'une bagarre, et décide de partir s'installer à Tokyo à l'âge de 17 ans. Il y fait différents métiers, mais se retrouve bientôt sous les verrous pour avoir participé à une rixe. À sa sortie de prison après 5 mois d'incarcération, il rejoint un clan de Yakuzas. C'est par ce biais qu'il découvre le monde du cinéma en surveillant les plateaux de tournage pour le compte de son organisation.
En 1959, il entame une carrière de cinéaste à la télévision avant de réaliser quatre ans plus tard ses premiers films pour le cinéma.Il fait ses débuts dans le pinku eiga, genre érotique japonais qui lui laisse une totale liberté de ton. Ses films sont ainsi souvent très politiques et traitent des rapports de domination, qu'il soit homme/femme, étatique, ou autre.
EN 1965, il fonde sa propre maison de production Wakamatsu Production, et réalise Les secrets derrière le mur qui provoque l'indignation quasi générale et un incident diplomatique entre le Japon et l'Allemagne lorsque le film est sélectionné au Festival de Berlin.
Koji Wakamatsu, qui coécrit la plupart de ses films avec Masao Adachi, réalise une dizaine de longs-métrages par an, souvent tournés dans l'urgence. Certains de ses films sont des brûlots anarchistes qui sont encore aujourd'hui censurés dans de nombreux pays tels que les États-Unis, la Russie ou la Chine. Réalisateur radical, il s'intéresse au mouvement d'extrême gauche japonais, ainsi qu'à la Cause palestinienne.
En 1971, il obtient enfin une reconnaissance internationale à la Quinzaine des Réalisateurs du Festival de Cannes avec Les Anges violés et Sex Jack, et ralentit en même temps son rythme de production.
Il produit cinq ans plus tard le controversé L'Empire des sens de Nagisa Oshima en 1976. Il est également considéré comme « le réalisateur le plus important ayant émergé du pinku eiga »[1] et « l'un des plus grands réalisateurs japonais des années 1960 » [2].
Ses deux derniers films United Red Army et Le Soldat dieu sont récompensés au Festival de Berlin 2008 et 2010.
Le 4 septembre 2012, il est invité au Festival international du cinéma de Venise où il déclare :« Maintenant je veux vraiment faire un film sur la Tokyo Electric Power Company (Tepco). Personne ne veut en faire un, alors je vais sérieusement me battre contre Tepco. »
Il meurt le 17 octobre 2012 après avoir été renversé le 12 octobre par un taxi dans le quartier de Shinjuku à Tokyo [3],[4], alors qu'il rentrait d'une réunion consacrée au budget de son prochain film sur le lobby nucléaire et Tepco [5].

Filmographie (extraits) [modifier]

Notes et références [modifier]

  1. David Desser, Eros Plus Massacre: An Introduction to the Japanese New Wave Cinema, 1988, Bloomington and Indianapolis, Indiana University Press, p. 99, ISBN 0-253-31961-7
  2. Tadao Sato, Currents in Japanese Cinema, traduction Gregory Barret, 1982, Tokyo, Kodansha International Ltd., ISBN 0-87011-815-3
  3. Le cinéaste japonais Koji Wakamatsu est mort accidentellement
  4. Décès accidentel du réalisateur japonais Koji Wakamatsu
  5. Wakamatsu e l’Impero senza veli

Bibliographie [modifier]

  • Julien Sévéon, "Koji Wakamatsu : Portrait, carrière et interview" in Le cinéma enragé au Japon, 310 pages, Rouge Profond, 2010
  • Koji Wakamatsu, cinéaste de la révolte, avec des textes de Jean-Baptiste Thoret, Koji Wakamatsu, Nagisa Oshima et Go Hirasawa, 194 pages, Éditions IMHO, 2010

Liens externes [modifier]