Kınalıada

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Kınalıada
Πρώτη (tr)
Kınalıada
Kınalıada
Géographie
Pays Drapeau de la Turquie Turquie
Localisation mer de Marmara
Coordonnées 40° 54′ 29″ N 29° 03′ 17″ E / 40.907934, 29.05467540° 54′ 29″ N 29° 03′ 17″ E / 40.907934, 29.054675  
Superficie 1,3 km2
Point culminant 115
Administration
Région Marmara
Province Istanbul
Démographie
Population 3 318 hab. (2000)
Densité 2 552,31 hab./km2
Autres informations

Géolocalisation sur la carte : Turquie

(Voir situation sur carte : Turquie)
Kınalıada
Kınalıada
Île de Turquie

Kınalıada (Πρώτη, en grec, Proti, ou Prote) est une des neuf îles constituant l'archipel des Îles des Princes (Adalar en turc, un des trente-neuf districts d'Istanbul), dans la mer de Marmara, en Turquie. Kınalıada signifie l'île (ada) du henné (kına), en référence à la couleur des eaux où baigne l'île. C'est l'île la plus proche de la rive européenne d'Istanbul, à seulement une heure de ferry de Sirkeci.

Histoire[modifier | modifier le code]

L'île abritait un monastère pendant la période byzantine et servit de lieu d'exil, comme d'autres Îles des Princes. Michel Ier Rhangabé s'y retira avec l'impératrice et ses enfants après son abdication en 813, et y mourut en janvier 844. Romain Ier Lécapène, renversé par ses fils Etienne et Constantin en décembre 944, fut contraint d'y devenir moine et s'y éteignit en juin 948[1].

En décembre 969, la fille d’un aubergiste du Péloponnèse Théophanô, épouse des basileus Rômain II, puis Nicéphore Phôkas, y est exilé par son amant Iôannis Kourkouas Tzimiskés avant son couronnement impérial.

En 971, le général Léon Phôkas, frère du basileus Nicéphore Phôkas, après une révolte, y est enfermé et énucléé.

Après son aveuglement en décembre 1072, Romain IV Diogène y fut relégué avant d'y mourir quelques jours plus tard et d'y être inhumé[2].

Michel rentre à Constantinople, où il abdique le 10 juillet 813 avant de se retirer, en compagnie de l'impératrice et de leurs enfants, dans un monastère de l'île de Plati, où il meurt en 814.

Géographie[modifier | modifier le code]

C'est l'une des îles les moins forestières, connue pour la couleur rouge de sa terre, due au travaux de mines de fer et de cuivre. Kınalıada fait environ 1,5 km de longueur pour une largeur de 1,1 km. C'est la quatrième plus grande des îles des Princes dans la mer de Marmara. Il existe trois grandes collines sur l'île, Çınar Hill, située sur la partie ouest de l'île, Teşvikiye (115 mètres), située à côté de Çinar Hill, et Hristo (93 mètres), au sommet de laquelle se trouve le monastère Hristo.

En 2000, la population de l'île compte 3318 habitants permanents[3]. La circulation des voitures, des motocyclettes et des attelages de chevaux est interdite sur l'île[4].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Cecil L. Striker, The Myrelaion (Bodrum Camii) in Istanbul, Princeton NJ : Princeton University Press, p. 6
  2. George Finlay, History of the Byzantine and Greek Empires from 1057–1453, Volume 2, William Blackwood & Sons, 1854
  3. "Kınalıada", ibb.gov.tr, accédé le 2014-03-10
  4. "Kınalıada", guesttoguest.com, accédé le 2014-03-10

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]