Kères

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Dans la mythologie grecque, selon Hésiode, les Kères (en grec ancien Κηρές / Kêrés), au singulier Kèr (Κήρ / Kếr), sont les filles de Nyx, toutefois Hésiode dans le même passage à quelques vers d'intervalle, donne une Kèr comme la sœur de Thanatos. D'autres Kères sont les sœurs des Moires.

Mythe[modifier | modifier le code]

Les Kères sont des divinités infernales, sortes de Valkyries, qui hantaient les champs de bataille pour s'abreuver du sang des mourants, s'emparer des agonisants et conduire les âmes des morts aux Enfers. Elles apportent le malheur et la destruction avec elles et souillent tous ceux qu'elles touchent, engendrant la cécité, la vieillesse et la mort. On les représente pourvues d'ongles acérés, les épaules recouvertes d'un long manteau rougi par le sang des corps qu'elles emmènent.

Les Kères sont présentes dans l'IliadeHomère nous les montre un peu comme des Destinées qui paraissaient aussi déterminer le sort, le destin du héros, auquel elles apparaissaient en lui offrant un choix, dont dépendait l'issue bénéfique ou maléfique de son voyage ou personnifiaient le genre de vie et le genre de mort du héros. Ainsi, Achille a le choix entre deux Kères : une qui lui donnerait une longue vie loin de la guerre et une autre plus courte mais plus glorieuse.

Zeus en présence des autres dieux, pèse sur une balance d'or les Kères d'Achille et d'Hector lors de leur quatrième rencontre.

Hésiode fait de la Kèr une fille de Nyx (la Nuit). Elle est engendrée sans intervention mâle, en même temps que ses frères Moros (le Destin), Hypnos (le Sommeil), Thanatos (la Mort) et quelques autres abstractions personnifiées.

À l'époque classique, les Kères tendent à se confondre avec des divinités analogues comme les Moires, les Érinyes ou comme le fait Platon dans ses Lois au vers 937, avec les Harpies.

Sources[modifier | modifier le code]