Jusuf Prazina

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Jusuf Prazina est né à Sarajevo en Bosnie en 1962 et a été assassiné par un de ses gardes du corps près de la frontière belge en 1994.

Montée en puissance[modifier | modifier le code]

Cet homme a été un membre influent du milieu mafieux de Sarajevo. (capitale de la Bosnie-Herzégovine) Il était spécialisé dans le racket et le recouvrement de créances. Ces activités lui ont permis de devenir une personnalité importante mais l'ont aussi conduit derrière les barreaux. Il n'a pu sortir de prison que grâce à un arrangement avec le président Alija Izetbegović. En échange de sa liberté, il a dû former une armée pour défendre Sarajevo durant le siège.

La guerre[modifier | modifier le code]

Il a ainsi apporté sa contribution très controversée à l'effort de guerre bosniaque, car certains le décrivent comme un héros qui a défendu sa ville aux côtés d'autres gangsters tel que Mussan Topalovic dit Caco ou Ismet Bajramovic Celo. D'ailleurs plusieurs chansons ont été écrites sur lui ce culte de la personnalité a été aussi largement cultivé par les télévisions occidentales qui l'ont montré comme un Robin des Bois moderne, mais pour d'autres ce n'était qu'un bandit sans aucune morale qui a profité de la guerre pour étendre ses activités malhonnêtes. Par exemple, un jour il est arrivé à une conférence de presse où se trouvaient le général Jovan Divjak et le président Alija Izetbegović et les a traités de "bâtards" car il n'avait pas été invité.[réf. nécessaire] Selon la rumeur il a aussi jeté un sniper serbe depuis un immeuble mais, en réalité, il semble que l'homme soit tombé accidentellement.[réf. nécessaire]Commandant les bérets verts dans le quartier d'Alipasino Polje. Parvenant à rassembler plusieurs milliers d'hommes et à étendre son contrôle sur les nouveaux quartiers de Sarajevo, ce dernier se heurte au milices sandjakoises qui contrôlent les quartiers du centre et des colines. Son expulsion hors de Sarajevo à l'automne 1992 symbolise la marginalisation des mahalske bande sarajévienne par des milices néo-urbaines, principalement sandjakoises[1].

À la suite de son expulsion de Sarajevo, Juka tente, avec une partie de ses combattants, des s'imposer au structures de l'armée Bosniaque sur le mont Igman, puis à Mostar. À partir du printemps 1993, il y combat dans les rangs du HVO, avant d'en être expulsé et de quitter la Bosnie-Herzégovine. De plus en plus isolé, c'est finalement grâce à tout ces rejet qu'il finira abattu par ses propres gardes du corps en Belgique, en janvier 1994

La chute[modifier | modifier le code]

Juka est devenu rapidement gênant pour le gouvernement bosniaque qui a eu besoin de montrer qu'il disposait d'un outil militaire fiable. De plus Prazina été connu pour être un consommateur régulier de drogues ce qui le rendait imprévisible refusant de se soumettre à l'autorité bosniaque qu'il a même tenté de renverser.

Il a donc quitté Sarajevo en 1993 et a rejoint le hos avant de voyager à travers l'Europe et d'être tué. L'assasinat de Juka est attribué à l'unité " Delta de l'armée bosniaque" comandée par Ismet Bajramovic, lui même ancien chef d'une mahalska banda sarajévienne.[réf. nécessaire][2]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Xavier Bougarel, Bosnie, Anatomie d'un conflit., Editions la découverte,‎ 1996, 173 p., p. 113
  2. Xavier Bougarel, Bosnie, anatomie d'un conflit., La découverte,‎ 1996, 168 p.