Justinien Nicolas Clary

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Justinien Nicolas Clary
Image illustrative de l'article Justinien Nicolas Clary
Fonctions
Député de Loir-et-Cher
8 juillet 184915 décembre 1850
Élection 8 juillet 1849
Gouvernement IIe République
Législature Assemblée législative (1849-1851)
Groupe politique Bonapartiste (Droite)
Prédécesseur Germain Sarrut
29 mars 185228 avril 1869
Élection 29 février 1852 (candidat officiel)
Réélection 22 juin 1857
12 juin 1863
Gouvernement Second Empire
Législature Corps législatif :
Groupe politique Majorité dynastique
Tiers-parti
Successeur Pierre Tassin
Conseiller général du canton de Saint-Aignan
Biographie
Dynastie Famille Clary
Date de naissance 8 juin 1816
Lieu de naissance Paris[1]
Date de décès 4 mars 1896 (à 79 ans)
Lieu de décès Saint-Cyr-sur-Loire
Nationalité Drapeau de la France Française
Père Joseph Nicolas Clary
Mère Malcy Anne Jeanne
Profession Officier de Légion étrangère
Avocat
Liste des députés de Loir-et-Cher
Liste des conseillers généraux de Loir-et-Cher

Justinien Nicolas, vicomte puis 3e comte Clary (Paris, 8 juin 1816Saint-Cyr-sur-Loire, 4 mars 1896), est un militaire et homme politique français du XIXe siècle.

Biographie[modifier | modifier le code]

Justinien Nicolas Clary entra à l'École de Saint-Cyr[2],[3], et suivit, dans la légion étrangère, l'expédition des Portes de Fer en Algérie[2]. Il reçut à son retour la décoration de la Légion d'honneur[4].

Après avoir été aide de camp du maréchal Bugeaud (dont il fut question, un temps, qu'il épousa la fille[4]), avec le grade de capitaine, il quitta l'armée, vint faire son droit à Paris[2], et fut reçu avocat en 1840[5].

Assemblée législative (1849-1850)[modifier | modifier le code]

À la révolution de Février 1848, il fut nommé chef de bataillon dans la garde « mobile », et, le 8 juillet 1849, fut élu[6] (en remplacement de M. Germain Sarrut dont l'élection avait été annulée[5]) représentant de Loir-et-Cher à l'Assemblée législative, contre Sarrut (représentant sortant)[7], et Ducoux, ancien représentant[8].

Il prit place parmi les partisans du prince Louis-Napoléon Bonaparte, fut nommé président de la commission de la loterie des lingots d'or, et donna sa démission en décembre 1850[5].

Corps législatif (Second Empire)[modifier | modifier le code]

Le 29 février 1852, candidat officiel dans la 1re circonscription de Loir-et-Cher, il fut élu [9],[n 1] député au Corps législatif. Il siégea dans la majorité dynastique, et fut successivement réélu[5] « au même titre »[3] :

Dans ces deux législatures, le vicomte Clary prit la parole[5] :

  • contre la loi de dotation de l'armée,
  • pour la taxe des chiens,
  • contre la taxe des voitures,
  • pour la réhabilitation de Lesurques,
  • contre la demande de 180 millions, dont un tiers à la charge de l'État,
  • pour des travaux de voirie dans Paris. À cette occasion, il dit « qu'il fallait redouter l'agglomération des ouvriers », et que « la Bastille avait été prise en 1789 par les ouvriers accumulés à Paris pour la construction du mur d'enceinte »[5].

En 1868, il fut rapporteur du projet de loi sur la transformation du Trocadéro et du Luxembourg[5].

Il échoua[14] aux élections du 24 mai 1869, après un scrutin de ballotage[3], contre le candidat de l'opposition, M. Tassin[15].

Il représenta longtemps au conseil général de Loir-et-Cher le canton de Saint-Aignan[5]. Il était rentré officiellement dans ses foyers en 1873 avec le grade de lieutenant-colonel d'état-major[1]. Officier de la Légion d'honneur du 21 juillet 1848, il fut fait commandeur à la promotion du 13 août 1864.

M. le vicomte Clary s'est livré à la peinture de genre « avec un certain succès »[5] : il a exposé, au Salon de 1841, un Relais volant, et, à celui de 1842, une Vue d'Exeter et un groupe de petits Chiens anglais[3].

Il fut inhumé à Saint-Cyr-sur-Loire[16].

Distinctions[modifier | modifier le code]

Titres[modifier | modifier le code]

Décorations[modifier | modifier le code]

Commandeur de la Légion d'honneur Commandeur de ordre royal de l'Étoile polaire de Suède

Armoiries[modifier | modifier le code]

Image Blasonnement
Heraldique couronne comte français.svg
Armes de famille Clary

D'or, à l'aigle de sable, au chef d'azur, ch. d'un soleil d'or[17].

Ou 
D'or, à une aigle au vol abaissé de sable, becquée et membrée de gueules, et un chef d'azur, chargé d'un soleil d'or que l'aigle regarde[17].

Postérité[modifier | modifier le code]

Justinien Nicolas Clary était le fils cadet de Nicolas Joseph, comte Clary (1760-1823), pair des Cent-Jours et de Malcy Anne Jeanne (vers 1791 - Paris 29 août 1820), fille de Marie François, baron Rouyer (1765-1824), général de division.

Il épousa (mariage resté sans postérité), le 27 novembre 1849, Thérèse Léopoldine Berthier (Paris, 6 avril 1806 - Paris, 8 novembre 1882, inhumée au cimetière du Père-Lachaise, auprès des Clary), fille de Victor Léopold Berthier (1770-1807) et veuve (janvier 1849) de son oncle (!) Alexandre Joseph, vicomte Berthier (1792-1849).

Veuf à son tour (il vivait depuis quelques années séparé de sa femme[16] qui ne souhaitait pas divorcer[18]), le vicomte Clary se remaria, le 29 janvier 1883 à Paris, avec Sophie Eugénie Victorine (1837-1918), fille de Paul Eugène Moreau (1808-1876), drapier-hôtelier (Grand Hôtel des Sept Frères, quartier Saint-Honoré) et veuve de Pierre Bretonneau (1778–1862).

  • Il adopta les trois enfants survivants de sa seconde épouse dont il était très probablement le père[réf. à confirmer][16]. Les deux premiers étaient nés du vivant du Dr Bretonneau, premier mari de sa seconde femme, et portaient donc son nom. Les deux suivants, né après la mort de ce dernier, furent déclarés sous le nom de Moreau, et « de père inconnu », Justinien Clary étant à l'époque encore marié avec Thérèse Berthier, quoique séparé de fait.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. M. Salvat, ancien représentant, obtint, sans se présenter, 107 voix.
  1. a, b et c Léonore LH/542/70.
  2. a, b et c Robert & Cougny 1890, p. 119.
  3. a, b, c et d Vapereau 1870, p. 405.
  4. a, b, c, d et e Borel d'Hauterive 1852, p. 228.
  5. a, b, c, d, e, f, g, h et i Robert & Cougny 1890, p. 120.
  6. Par 14 647 voix sur 30 804 votants et 69 600 inscrits.
  7. 13 537 voix.
  8. 2 009 voix.
  9. Par 21 087 voix (22 463 votants, 36 932 inscrits).
  10. Par 16 725 voix sur 18 937 votants et 36 992 inscrits.
  11. 1 248 voix.
  12. Par 21 420 voix sur 27 081 votants et 38 739 inscrits.
  13. 5 138 voix.
  14. Avec 801 voix seulement.
  15. 24 089 voix accordées.
  16. a, b et c Roglo 2012.
  17. a et b Rietstap 1884.
  18. Garric 2012.

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Document utilisé pour la rédaction de l’article : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

Luc Antonini, Une grande famille provençale : Les Clary : Désirée Clary et sa famille, Septèmes-les-Vallons,‎ 2004, 478 p. (ISBN 9782951922518)