Justin Bomboko

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Justin-Marie Bomboko Lokumba Is Elenge

Description de l'image  Anefo 911-6367 Aankomst op.jpg.
Naissance 22 septembre 1928
Boleke
Décès 10 avril 2014
Bruxelles
Nationalité congolais

Justin Marie Bomboko Lokumba Is’Elenge[1], né le 22 septembre 1928 et décédé à Bruxelles le 10 avril 2014[2], fut le premier ministre des affaires étrangères du Congo indépendant.Il est considéré comme une des icônes de la politique du pays pour avoir participé, avec Patrice-Emery Lumumba, à la signature de l’acte consacrant l’indépendance du Congo belge, devenu Zaïre, puis République démocratique du Congo (RDC) depuis 1997[3].

Biographie[modifier | modifier le code]

Études[modifier | modifier le code]

En 1955, il part en Belgique faire ses études à l’Université libre de Bruxelles dont il est le premier congolais diplômé[4].

Vie politique[modifier | modifier le code]

Il a été commissaire général aux Affaires étrangères et au Commerce extérieur et président du Collège des commissaires généraux de 1960 à 1961, ministre des affaires étrangères de 1960 à 1963, et de 1965 à 1969.

En janvier 1960, il fonde l’Union des Mongo (UNIMO), il est alors le seul universitaire diplômé au parlement[5]. Quelques mois plus tard, il fait partie du gouvernement Lumumba comme ministre des affaires étrangères. Il sera encouragé à renverser Patrice Lumumba par l’ambassadeur de Belgique[6]. Suite au premier coup d’État de Joseph Mobutu, il devient président du Collège des commissaires généraux, gouvernement temporaire. Le 2 août 1961, il entame un second mandat de ministre et maintient son poste aux affaires étrangères jusqu’en 1963, et le reprendra en 1965 jusqu’en 1969[7].

En 1967, au conclave de Nsele, il rédige avec Mobutu, Étienne Tshisekedi et Singa Udjuu, le manifeste de la Nsele, créant ainsi le Mouvement populaire de la Révolution (MPR). Ce parti deviendra ensuite le parti unique et le parti-état[7].

En septembre 1968, il signe un accord avec les autorités du Congo-Brazzaville pour rapatrier Pierre Mulele, et déclare : « L'amnistie générale décrétée à Kinshasa par le général Mobutu, est valable pour tous. Nous accueillons donc M. Mulele en frère. Il travaillera avec nous pour la libération totale de notre pays[8]. » Quelques jours plus tard, Pierre Mulele sera extrait de la maison de Justin Bomboko où il était hébergé et assassiné avec ses compagnons au Camp Militaire Kokolo.

Il a fait partie de l’Union pour la démocratie et le progrès social.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. en lomongo lukumba signifié « zig-zag » et is’elenge « tortue »
  2. Radio Okapi.net, 10 avril 2014
  3. [1]
  4. 220 Rue Belliard – Africultures – Valérie Kanza & Roch Tran
  5. (en) Coalition Cabinet Formed in Congo, Harry Gilroy, New York Times, 24 juin 1960.
  6. (en) The Assassination of Lumumba, Silvio Castro, Tricontinental Magazine #146.
  7. a et b Société et homme politique zaïrois, Éditions du GEAPO, Centres d'échanges pour la démocratie et le développement.
  8. La vérité sur un assassinat barbare, deboutcongolais.info

Sources[modifier | modifier le code]

  • « RDC: Justin-Marie Bomboko est décédé à l’âge de 86 ans », Radio Okapi.net,‎ 10 avril 2014 (lire en ligne)

Liens externes[modifier | modifier le code]

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