Julius Scriba

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Julius Karl Scriba

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Buste en bronze de Julius Scriba à l'université de Tokyo

Naissance
Flag of the German Empire.svg Darmstadt, Allemagne
Décès (à 56 ans)
Flag of Japan.svg Kamakura, Japon
Nationalité Allemande
Profession Docteur en médecine, enseignant, conseiller étranger au Japon
Julius Scriba

Julius Karl Scriba () est un médecin allemand qui fut conseiller étranger au Japon pendant l'ère Meiji. Il contribua ainsi au développement de la médecine occidentale dans l'archipel asiatique.

Biographie[modifier | modifier le code]

Scriba est né à Darmstadt en Allemagne. Ses études de pharmacie et de médecine furent interrompues par un an de service militaire lors de la guerre franco-prussienne de 1870/71. Trois ans après ce conflit, il obtint son diplôme de l'université de Heidelberg et devint médecin à Fribourg-en-Brisgau. Il fit son apprentissage sous la conduite de l'éminent médecin Vincenz Czerny, et, en 1879, il devint maître de conférence à l'université de Fribourg-en-Brisgau. En plus de son travail en médecine, il fut un botaniste plutôt doué et publia un ouvrage sur la flore du Grand-duché de Hesse.

À partir de 1870, le gouvernement de Meiji au Japon commença à recruter des experts en médecine allemands afin de fonder un réseau d'écoles de médecine modernes. À l'époque, la médecine d'Allemagne était considérée comme la plus avancée d'Europe et la plupart des manuels et des articles médicaux étaient publiés en allemand. La médecine occidentale fut ainsi introduit au Japon pendant la période Edo pour des médecins germanophones comme Engelbert Kaempfer et Philipp Franz von Siebold, et par le médecin allemand Erwin Bälz qui fut le médecin personnel de l'empereur Meiji.

Scriba fut conseiller étranger auprès du gouvernement japonais du 6 juin 1881 au 5 juin 1887 et il enseigna la chirurgie, la dermatologie, l'ophtalmologie et la gynécologie au département de médecine de l'université de Tokyo. En 1885, il fit la toute première description de la forme endémique tropicale de l'infection bactérienne Pyomyositis. Il rentra en Allemagne après l'expiration de son contrat mais il resigna pour la période du 2 septembre 1889 au 10 septembre 1901. Durant ce deuxième séjour au Japon, il effectua la première craniectomie pour une fracture du crâne du Japon en 1892. Il forma plusieurs Japonais qui devinrent plus tard les têtes de file de la médecine du Japon moderne. Son assistant japonais Hayari Miyake (1867–1945) devint le premier neurochirurgien du pays. À partir de 1893, il fut le médecin en chef de l'ambassade d'Allemagne à Tokyo. Il devint, en 1903, médecin-chef du St. Luke's Hospital de Tokyo. Il fut aussi le premier membre honoraire de la Société japonaise de médecine et Professeur Honoraire de l'université de Tokyo.

Le gouvernement japonais eut besoin des services de Scriba lors de deux incidents internationaux très sensibles : la première fois lors du scandale d'Ōtsu, quand le Tsarévitch russe Nicolas Alexandrovitch (le futur Tsar Nicolas II) fut agressé par un policier japonais en 1891 ; et la deuxième fois quand le diplomate chinois Li Hongzhang reçut un coup de feu pendant la conférence de paix de Shimonoseki en 1895 qui mit fin à la première guerre sino-japonaise. Pour ses services, l'empereur Meiji lui décerna l'ordre du Trésor sacré.

Scriba meurt d'un abcès pulmonaire à Kamakura dans la préfecture de Kanagawa en 1905 et est enterré dans la section des étrangers du cimetière d'Aoyama à Tokyo.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Source[modifier | modifier le code]