Julius Obsequens

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Julius Obsequens était un écrivain romain païen. Ses dates de naissance et de décès sont inconnues mais l’apologétique néo-païenne du Prodigiorum Liber donne à penser qu’il a été contemporain de Symmaque (milieu du IVe siècle ap. J.-C).

Biographie[modifier | modifier le code]

On ne sait pratiquement rien sur la vie de Julius Obsequens. Son nom le place dans la famille Julia, et le fait conséquemment Romain. On ignore d'où lui venait le surnom d’Obsequens (« conciliant »). Son seul écrit connu est son Prodigiorum Liber (Livre des Prodiges), recueil de faits miraculeux. La partie de l’ouvrage d'Obsequens qui comprenait les premiers siècles de Rome ne nous est pas parvenue. Ce qui nous reste s'étend de l’an 249 av J.-C. à l'an 12 av J.-C. de Rome. Les recherches de l'Alsacien Conrad Lycosthenes ont permis de restaurer ces écrits disparus à partir d’extraits notamment de Tite-Live.

Le Prodigiorum Liber[modifier | modifier le code]

Le Prodigiorum Liber est consacré aux augures et événements étranges survenus à Rome entre l'an 249 av J.-C. et 12 avant J.-C.. Il a été imprimé pour la première fois en 1508 par l’humaniste vénitien Alde l'Ancien à partir d’un manuscrit de Jodocus de Vérone aujourd’hui perdu. L’édition de 1552 par Conrad Lycosthenes, publiée à Bâle chez Oporin, marque un tournant majeur dans la connaissance de l’œuvre d'Obsequens. En effet, Lycosthenes n’a pas voulu livrer le texte dans son état fragmentaire et l’a complété d’extraits de Tite-Live, de Denys d'Halicarnasse, d’Orose, d’Eutrope et de quelques autres historiens de l’époque. En outre, pour la première fois, le petit ouvrage n’est pas publié en appendice d’autres œuvres antiques. C’est cette édition qui sera dès lors considérée comme faisant autorité. Elle sera améliorée par la suite par les éditions de J. Scheffer (1720) et de Fr. Oudendorp (1772).

Entre autres cas, il signale, pour l’année 216 av J.-C. que « des choses comme des nefs furent vues dans le ciel » d'Italie. En 99 av J.-C., il écrit que « sous le consulat de C. Murius et L. Valerius, dans Tarquinia au coucher du Soleil, un objet rond, comme un globe, et un bouclier rond furent vus dans le ciel allant de l’Ouest vers l’Est ». Pour l'année 90 av J.-C., il relate qu’à Aenariae, alors que Livius Troso promulguait les lois au début de la Guerre Italique, au lever du Soleil, un bruit terrifiant vint du ciel, et un globe de feu apparut au Nord. Sur le territoire de Spoletum, un globe de feu, de couleur dorée, tomba sur la Terre en tournoyant. Sa taille a alors semblé augmenter, puis il remonta vers le ciel, où il a obscurci le Soleil avec sa brillance. Il partit ensuite vers la partie orientale du ciel.

De même, en 42 av J.-C., Obsequens mentionne qu’« une chose comme une arme, une flèche, s’éleva de la Terre avec un grand fracas, pour monter vers le ciel ».

Éditions du Prodigiorum Liber[modifier | modifier le code]

  • (it) Giulio Ossequente, Il Libro dei prodigi, ed. Solas Boncompagni, Rome: Edizioni Mediterranee 1992.
  • (it) Julio Obsecuente, Libro de los Prodigios (restituido a su integridad, en beneficio de la Historia, por Conrado Licóstenes), ed. Ana Moure Casas, Madrid: Ediciones Clásicas 1990.

Notice biographique[modifier | modifier le code]

  • (de) Jürgen Beyer, « Obsequens, Julius », in Enzyklopädie des Märchens. Handwörterbuch zur historischen und vergleichenden Erzählforschung, tome 10, Berlin & New York: Walter de Gruyter 2000-02, coll. 176-178
  • (de) David Engels, Das römische Vorzeichenwesen (753-27 v.Chr.). Quellen, Terminologie, Kommentar, historische Entwicklung, Stuttgart: Franz Steiner 2007, p. 221-235.

Liens externes[modifier | modifier le code]