Juliette Simon-Girard

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Simon-Girard.

Juliette-Joséphine Simon-Girard (Paris, Nice, 1954) est une soprano française, qui chantait principalement des opérettes[1]. Son père, Philippe Lockroy, est un acteur de la Comédie-Française, et sa mère est Caroline Girard (en), de l'Opéra-Comique.

Biographie[modifier | modifier le code]

Juliette Simon-Girard est née à Paris. Après des études au Conservatoire en 1876 (dans la classe de Henri de Régnier), elle a fait ses débuts au Théâtre des Folies-Dramatiques avec le rôle de Carlinette dans La foire Saint-Laurent d'Offenbach le , puis est devenu une star du jour au lendemain en créant le rôle de Serpolette dans les Cloches de Corneville le [2]. Pendant les représentations des Cloches de Corneville, elle a rencontré et épousé le ténor célèbre Simon-Max, et par la suite, elle est devenue Mme Simon-Girard[1].

À l'âge de 19 ans, le , elle crée le rôle-titre de Madame Favart d'Offenbach, sous la direction du compositeur; puis La Fille du tambour-major en 1879 devenant l'une des artistes les plus populaires de Paris. Elle a alors joué sur les scènes de la ville pendant 30 ans[1].

Aux Folies-Dramatiques, elle a également créé des rôles dans Beau Nicolas (1880), Les poupées de l'infante (1881), Fanfan la tulipe (1882), La princesse des Canaries (1883). Elle est passée au Théâtre des Nouveautés, où elle a créé La vie mondaine. De retour aux Folies-Dramatiques, elle a remplacé Ugalde dans Les petits mousquetaires, puis a créé le rôle-titre dans La fauvette du temple (en) (). Après avoir chanté avec son mari dans la première de La chatte blanche, au Théâtre du Châtelet le , elle a passé une année en Belgique[2] où elle a créé Ali Baba de Charles Lecocq.

Simon-Girard retourne à Paris au Théâtre de la Gaîté en 1888 dans les reprises du Grand Mogol et de La Fille du tambour-major, avant de créer le rôle-titre dans le Voyage de Suzette le . Après plusieurs productions au Théâtre de la Renaissance (où elle a créé Mlle Asmodée en 1891 et la femme de Narcisse en 1892), et a repris La jolie parfumeuse en 1892, elle est de retour aux Folies-Dramatiques et créé Eva dans miss Robinson de Louis Varney le .

En 1893, elle est au Théâtre des Bouffes Parisiens où elle effectue plusieurs premières[2], dont Olga dans Mam'zelle Carabin de Pessard (). Elle rencontre son second mari Félix Huguenet pendant qu'elle joue L'enlèvement de la Toledad en 1894.

En novembre 1899, elle a repris le rôle-titre de La Belle Hélène au Théâtre des Variétés dans une reprise réussie, qui a tenu plus de cinq cents représentations.

En 1903, Simon-Girard a fait des enregistrements de chansons d'opérettes d'Offenbach (Barbe-Bleue, la Belle Hélène, Mme Favart, La Jolie parfumeuse, La Périchole et La Grande-Duchesse[3]) et d'extraits des Cloches de Corneville, et ainsi que de chansons de Messager, Audran et Lecocq.

Elle est morte à Nice. Son fils était Aimé Simon-Girard.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c Gänzl K., « Juliette Simon-Girard ». In : The New Grove Dictionary of Opera, Macmillan, Londres et New-York, 1997.
  2. a, b et c Martin J. Nos artistes des théâtres et concerts. Paul Ollendorff, Paris, 1895.
  3. Ronald Crichton. The Operettas of Offenbach. In: Opera on Record 3, Alan Blyth (éd), Hutchinson, Londres, 1984, p. 181.