Julien de Grenier

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Julien de Grenier, comte de Sidon de 1239 à 1260, était le fils de Balian de Grenier, comte de Sidon, et de Marguerite de Brienne.

Il épousa en 1252[1] Euphémie, fille d'Héthoum Ier roi d'Arménie, ce qui lui apporta 35 000 besants sarrazinois de dot. Ils eurent :

Étourdi et manquant de réflexion, il fait donation en 1254 d'une partie de ses terres à l'Ordre de Saint-Jean de Jérusalem, et vend par la suite, au fil des années la quasi-totalité de ses terres. Décrit cependant comme un chevalier preux, hardi et vigoureux, il attaque en 1260 les Mongols qui viennent de prendre Damas, mais ceux-ci se vengent en ravageant le comté de Sidon. Il vend alors le comté de Sidon à l'Ordre du Temple la même année, et finalement la Forteresse de Beaufort, quelques mois plus tard. De plus, de 1256 à 1261, il a une liaison avec Plaisance d'Antioche, veuve d'Henri Ier, roi de Chypre, et encourt les foudres du pape, qui le somme de se marier. Il finit par se séparer d'Euphémie en 1263. Ruiné par le jeu, ayant revendu Sidon, il devient templier lui-même avant que l'Ordre ne le renvoie de ses rangs pour une raison qui reste inconnue. On ne sait pas ce qu'il advint de lui par la suite. Il meurt en 1275.

Mais il est écrit : Julien d'Agrain, comte de Sidon, envoya de Jérusalem à Notre-Dame du Puy, sa patrie, les reliques dont il est parlé dans Odo de Gissey, et sa famille, rentrée en France, à la suite de Saint Louis, obtint de l'église du Puy, le droit de porter l'épée nue, le jour de la Fête-Dieu, devant le Saint-Sacrement, en reconnoissance de ses services en Orient, et de ses présens à la cathédrale.[2]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Dictionnaire universel, historique, critique, et bibliographique, par Louis Mayeul, Chaudon, p. 299.
  2. Dictionnaire universel, historique, critique, et bibliographique, par Louis Mayeul, Chaudon, p. 299.