Julien Pierre Anne Lalande

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Julien Pierre Anne Lalande (né en 1787 au Mans, dans la Sarthe et mort en 1844) est un amiral français, grand officier de la Légion d'honneur et député.

Il professait comme théorie que la manœuvre n'était qu'un moyen et pas le but en lui-même. Celui-ci étant de gagner la bataille, il convenait d'améliorer ce qui permettait de l'obtenir : le canon. Il fit donc placer des hausses sur les canons, justifiant cette innovation en déclarant « je ne saurais comprendre quel avantage on peut avoir à ne pas viser le point que l'on veut atteindre… ». La direction de l'artillerie lui réclamant le remboursement du matériel qu'il avait ainsi dégradé, l'amiral de Rigny, ministre de la Marine le protégea.

Lalande se fit ensuite l'avocat de la platine à capsule, de l'étoupille fulminante permettant la mise à feu instantanée grâce à la percussion d'un marteau et de la « charge précipitée » consistant à introduire d'un seul coup les gargousses et le projectile dans l'âme de la pièce.

L'amiral Lalande fut envoyé en Orient en 1833 et 1839, et s'y distingua à la tête d'une escadre de huit vaisseaux armés de 74 à 100 canons. Le gouvernement le fit revenir en France en 1840. Il est inhumé au cimetière du Père-Lachaise (46e division)[1].

Il est député du Finistère de 1840 à 1844, siégeant dans la majorité conservatrice soutenant le gouvernement Guizot.

Une rue du Mans porte son nom.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Paul Bauer, Deux siècles d'histoire au Père Lachaise, Mémoire et Documents,‎ 2006 (ISBN 978-2914611480), p. 462