Julien Barois

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Julien Hippolyte Eugène Barois, né le 3 mars 1849 à Chartres et mort le 26 décembre 1937 à Paris[1], est un ingénieur des ponts et chaussées français qui occupa les fonctions de secrétaire général du Ministère des Travaux publics en Égypte.

Biographie[modifier | modifier le code]

Les études de ce fils de professeur de physique furent brillantes. Il réussit d'emblée les concours d'entrée à l'École Navale à 16 ans, l'École Normale Supérieure et aussi l'École polytechnique où il est admis dans la promotion de 1868. Sorti major de Polytechnique, il opta pour les Ponts-et-chaussées en 1870. Il participa comme volontaire à la guerre de 1870 contre la Prusse et commanda la barrière de Clichy durant le siège de Paris.

Ingénieur des ponts et chaussées en 1874, il fut chargé d'une mission de l'Administration des Ponts et Chaussées le conduisant en Suisse, Italie, Autriche, Roumanie, Turquie, Palestine et enfin en Égypte. De 1876 à 1878, il est attaché à la direction des travaux de l'Exposition universelle de 1878. Il est ensuite employé en Algérie puis dans les chemins de fer.

Une nouvelle mission lui fut confiée aux USA lors de l'édification de la statue de la Liberté à New York en collaboration avec Gustave Eiffel, puis en Algérie pour établir un projet de chemin de fer transsaharien.

Obtenant un congé de l'administration française en 1881, il s'établit en Égypte où il exerce les fonctions de directeur de la Société anonyme égyptienne d'entreprises et de travaux publics. En 1884, il est affecté en service détaché auprès du gouvernement égyptien pour occuper le poste de Secrétaire Général du Ministère des travaux publics égyptien. À ce titre, il dirigea les travaux d'irrigation du Nil ainsi que la construction du chemin de fer djibouto-éthiopien (de Djibouti à Addis-Abeba).

Il séjourna 30 ans en Égypte où on l'appelait Barois-bey par courtoisie. Son œuvre capitale porta sur l'irrigation du Nil sous les auspices du gouvernement égyptien. Il publia sur ce sujet un livre préliminaire en 1887 en collaboration avec le major A.M. Muller de l'armée américaine, livre publié à Paris et Washington. Lorsque les travaux furent achevés après deux décennies, il publia en 1904 à la Librairie Polytechnique-Béranger de Paris Les Irrigations en Égypte, ouvrage de référence dans le domaine fluvial. Ces deux ouvrages portant sur l'irrigation ont été réimprimés récemment à Lavergne aux USA, en français et en anglais.

De retour en France, Julien Barois devint membre de l'Académie des sciences coloniales (actuelle Académie des sciences d'outre-mer) en 1925[1] et président de l'Académie d'agriculture de France en 1926 (bulletin de l'Académie du 6 janvier 1926). Il était également membre de l'Institut d'Égypte.

La France apporta son concours à l'Égypte pour deux réalisations notables, pour le percement du Canal de Suez par Ferdinand de Lesseps et ensuite pour les travaux d'irrigation conduits par Julien Barois, ces derniers travaux ont permis le développement de l'agriculture et particulièrement celle de la production du coton.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Le Pétrole de la Mer Rouge, Le Caire, 1887.
  • L'Irrigation des bassins du Gange et de l'Indus, 1890.
  • Notice sur le climat du Caire, avec tableaux, 1890.
  • Le Sahara algérien, Le Caire, 1891.
  • L'humidité relative au Caire, Le Caire, 1893.
  • La prison de Saint Louis à Mansourah, Le Caire, 1919.
  • L'irrigation en Egypte, 1887 et 1904[note 1].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Comité des travaux historiques et scientifiques, « Julien BAROIS », sur le site des sociétés savantes de France,‎ 4 février 2011 (consulté le 16 mars 2012)
  2. F.T.S., « L'irrigation en Egypte », Mémoires et compte rendu des travaux de la Société des Ingénieurs Civils de France, vol. 84e, Société des ingénieurs civils de France, coll. « AVRIL 1905 » (no 4),‎ avril 1905 (lire en ligne), p. 609, sur Wikisource icône Commons.

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Les deux ouvrages de 1887 et 1904 de Julien Barois portant sur l'irrigation sont présentés par la Société des ingénieurs civils de France, de façon détaillée dans son bulletin d'octobre 1887 pour le premier, de manière plus succincte dans celui d'avril 1905 pour le second[2].
  • Les archives familiales contiennent les renseignements indiqués ci-dessus ainsi que les ouvrages publiés déjà mentionnés. Ces archives contiennent également le texte de son éloge funèbre par Jean Emily, Président de l'Académie des Sciences Coloniales, en hommage à Julien Barois. Ce discours, prononcé le 6 janvier 1938, est un résumé en quatre pages de sa vie et de son œuvre.

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