Julien Airoldi

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Julien Airoldi naît à Deluz, dans le Doubs, en 1900. En 1937, il est élu au Comité central du Parti communiste français (PCF), comme suppléant, puis, en 1945, il devient titulaire et le demeure jusqu'en 1950. Il meurt en 1974. En 1945, il était devenu député à la Constituante, réélu en 1946.

Biographie[modifier | modifier le code]

Julien Airoldi, durant la Première Guerre mondiale, est ouvrier dans une entreprise travaillant pour la Défense nationale. En 1924, il adhère au Parti communiste. Il est secrétaire du syndicat CGTU des métaux de Givors, responsable de l'une des premières cellules d'entreprise du Rhône et secrétaire du "Rayon" de Givors. Bientôt, il se fixe à Oullins. En 1932, il suit les cours de l'École léniniste internationale de Moscou. De retour à Lyon, il prend la tête de l'organisation régionale du Parti. En 1936, à son VIII e Congrès, il devient membre de la Commission centrale de contrôle financier. Il est intégré au travail de la section d'aide aux combattants d'Espagne républicaine mise sur pied par la direction du Parti. L'année suivante, il devient membre suppléant du Comité central. Dans le cadre de son travail d'aide à l'Espagne combattante, il entre en contact avec Jean Jérôme, en France et en Espagne. En 1939, il représente le PCF auprès de l'Internationale communiste (IC)à Moscou.

De retour à Lyon, il est arrêté en octobre 1939 alors qu'il s'emploie à faire appliquer la nouvelle ligne de l'IC. D'abord détenu au fort du Paillet, il est transféré à la prison de Saint-Paul, puis condamné par le tribunal militaire de Montluc. La direction clandestine de la zone Sud du Parti s'interroge sur les conditions de son arrestation. Des doutes planent également quant à sa femme, dont le frère a été tué en Espagne. Airoldi est transféré du camp de Saint-Sulpice-la-Pointe, dans le Tarn, au sanatorium de La Guiche, en Saône-et-Loire. De retour au camp de Saint-Sulpice, il s'évade et prend des responsabilités dans le Parti clandestin à Toulon, puis Marseille, où, après la Libération, il participe à la réorganisation du Parti légal. À nouveau, il retourne, ensuite, à Lyon où il retrouve la direction de la fédération du Rhône. Il devient, en 1945, député à la Constituante et est réélu en 1946. Le Xe Congrès l'élit membre titulaire du Comité central. Le XI e Congrès, à Strasbourg, le reconduit dans cette fonction. Néanmoins, il fait l'objet d'une enquête de la Section des cadres et l'ancien responsable de la zone Sud se voit demander un rapport sur Airoldi. Au XIIe Congrès, il n'est pas reconduit au Comité central et est chargé de suivre le développement du mouvement coopératif en France. Bientôt, il n'est pas, non plus, reconduit au secrétariat fédéral du Rhône du Parti. Airoldi demeure conseiller municipal du PCF et conseiller général du Rhône. Il milite jusqu'à sa mort dans sa cellule de la section de Gerland, à Lyon.


Sources[modifier | modifier le code]

P. ROBRIEUX, Histoire intérieure du parti communiste. Biographies, Chronologie, Bibliographie , Fayard, 1984.