Julien Absalon

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Julien Absalon
Image illustrative de l'article Julien Absalon
Julien Absalon remporte le championnat du monde 2007 à Fort William.
Informations
Nom Absalon
Prénom Julien
Date de naissance 16 août 1980 (33 ans)
Pays Drapeau de la France France
Équipe actuelle BMC
Spécialité VTT cross-country
Équipe amateur
1996-1998
1999
2000
Scott France
Scott One life live it
Scott USA
Équipe professionnelle
2001-2006
2007-2012
2013-
Bianchi
Orbea
BMC
Principales victoires

Julien Absalon, né le 16 août 1980 à Remiremont, est un coureur cycliste français spécialiste de VTT cross-country. Dans cette discipline, il est double champion olympique en 2004 et 2008, quadruple champion du monde entre 2004 et 2007, cinq fois vainqueur du classement général de la Coupe du monde en 2003 et entre 2006 et 2009, triple champion d'Europe en 2006, 2013 et 2014, et onze fois champion de France entre 2003 et 2013.

Alors que sa carrière n'est pas encore terminée, il est le coureur le plus titré de tous les temps en VTT cross-country.

Biographie[modifier | modifier le code]

Jeunesse et carrière amateur[modifier | modifier le code]

Jeunesse[modifier | modifier le code]

Julien Absalon naît le 16 août 1980 à Remiremont. Il grandit chez ses parents, Sylvie et Bernard, à Raon-aux-Bois dans les Vosges. Il a un frère, Rémy, qui est 4 ans plus jeune que lui. Il découvre le VTT en 1995 grâce à un voisin, Patrick Vuillemin, qui l'emmène plusieurs fois se promener à vélo en forêt. Celui-ci trouve que Julien est doué et l'incite à prendre une licence cycliste. Julien délaisse alors le judo qu'il pratiquait et se consacre au VTT. À cette époque, il rencontre Émilie, sa future femme. D'après son entourage, il s'entraîne très modérément : « L’entraînement de Julien quand il était jeune ? Oh, il allait en vélo chez Émilie et il revenait. C’est tout. »[1] Son frère Rémy a opté pour le VTT aussi mais il s'est spécialisé dans des disciplines différentes : enduro et descente marathon.

Saison cadet 1995 : 4e du championnat de France[modifier | modifier le code]

Gérard Brocks, l'entraîneur de Julien Absalon, en 2008.

En 1995, dès sa troisième course chez les cadets, après seulement quelques mois de pratique, Julien Absalon se qualifie pour participer à son premier championnat de France à Val-d'Isère. Il est aidé par Jean-Louis Balland, un vélociste d’Épinal qui lui prête son propre vélo jusqu'à la fin de la saison. Celui-ci raconte : « son vélo était pourri, je lui avais prêté le mien tellement il me faisait pitié. Je sentais qu’il avait des capacités. ». Julien termine 4e du championnat de France. À cette époque, Gérard Brocks est conseiller technique du comité de cyclisme de Lorraine : « Julien était un simple cadet régional. Mais j’ai vu qu’il cherchait un entraîneur pour travailler dans la durée, sur plusieurs années et c’est cela qui m’a plus chez lui », se souvient-il[1].

Saison cadet 1996 : Vice-champion de France[modifier | modifier le code]

En 1996, lors de sa deuxième année chez les cadets, Julien intègre l'équipe Scott France avec l'appui de Jean-Louis Balland qui le conseille. Il décroche ses premiers podiums en coupe de France et devient vice-champion de France grâce au plan d'entraînement établi par Gérard Brocks. Julien raconte : « Depuis ce jour, Gérard est mon entraîneur, j'ai une entière confiance en lui et je suis ses plans d'entraînement et ses conseils à la lettre. Je lui dois beaucoup. » La collaboration entre les deux hommes est toujours en cours.

Saison junior 1997[modifier | modifier le code]

En 1997, pour sa première année chez les juniors, Julien remporte la dernière manche de la coupe de France, le Roc d'Azur.

Saison junior 1998 : Triplé titre mondial, européen et national[modifier | modifier le code]

Il devient champion de France junior au Lioran dans le Cantal.

En août, il remporte le championnat d'Europe junior à Aywaille en Belgique. Il s'impose en h 34 min 47 s devant le Suédois Gustav Larsson à min 12 s et le Tchèque Tomáš Trunschka à min 28 s[2].

En septembre, il devient champion du Monde junior au Mont Sainte-Anne au Canada. Dès le premier tour, Absalon contrôle la course à l'avant. Dans le 3e tour, il place une attaque qui le débarrasse des trois coureurs qui l’accompagnaient : le Suédois Fredrik Modin, le Canadien Ryder Hesjedal et l’Américain Patrick Bower. Dans le 4e et dernier tour, Hesjedal revient à 20 secondes d'Absalon mais une chute ne lui laisse plus aucune chance de revenir. Absalon s'impose sur les 32 km en h 36 min 18 s devant Hesjedal à min 21 s et Modin à min 57 s. À l'arrivée, il déclare : « Je voulais gagner et après avoir gagné les championnats d'Europe, je savais que je pouvais le faire »[3]. Le titre mondial junior lui ouvre les portes de l'équipe Scott International.

Saison espoir 1999 : Vice-champion d'Europe[modifier | modifier le code]

En 1999, Absalon passe dans la catégorie espoir (moins de 23 ans). Au sein de l’équipe suisse Scott international, il retrouve le descendeur français Cyril Lagneau, qui décrit Julien ainsi : « Julien était un minot facile à vivre. Il ne faisait pas de bruit mais il était déjà pro. En plus, c’était flagrant qu’il avait du talent. On faisait des tests physiques en Suisse et à chaque fois, il explosait tout. »

Il termine 2e du championnat de France espoir à Vars[4].

Il devient vice-champion d'Europe espoir à Porto de Mós au Portugal[4]. Aux mondiaux de Åre en Suède, il finit 5e en individuel espoir[5] et devient vice-champion du monde par équipes[6]. Il participe également aux manches de coupe du monde se déroulant en Europe afin de progresser[7].

Saison espoir 2000 : 4e du championnat du monde[modifier | modifier le code]

La saison 2000 commence très bien, Julien est sur tous les podiums espoirs en coupe du monde et il commence à s'approcher du top 10 en catégorie élite[8]. Puis il se fracture le poignet à l'entraînement (double fracture ouverte), ce qui le prive des championnats d'Europe et de France. Mais ce contretemps lui permet de revenir frais en septembre et de terminer à la quatrième place du championnat du monde espoir à Sierra Nevada en Espagne derrière les deux Espagnols José Antonio Hermida et Marti Gispert et le Néo-Zélandais Kashi Leuchs[9]. Son bon début de saison lui permet de se faire remarquer par l'équipe Bianchi avec laquelle il signe son premier contrat professionnel pour 2 ans.

Carrière professionnelle[modifier | modifier le code]

Saison espoir 2001 : Triplé titre mondial, européen et national[modifier | modifier le code]

À la surprise générale, le 15 juillet, il remporte la 5e manche de coupe du monde chez les élites à Durango aux États-Unis. « J’ai profité de l’abandon de certains leaders pour m’imposer » explique t-il. Au terme des huit manches de coupe du monde, il est 6e du classement général[1],[10].

Le 20 juillet, Julien Absalon remporte aisément le championnat de France espoir à Métabief en h 11 min 18 s devant Johann Vachette à min 6 s et Sébastien Hansen à min 27 s[11],[12]. Le 19 août, il devient champion d'Europe espoir à Saint-Wendel en Allemagne en h 38 min 44 s devant le Hollandais Thijs Al à min 33 s et le Danois Peter Riis Andersen à min 43 s[13],[14].

Le 16 septembre, Julien Absalon devient champion du monde espoir à Vail aux États-Unis devant le Canadien Ryder Hesjedal et l'Américain Walker Ferguson. La course de 43,5 km se déroule dans les pentes abruptes de Vail Mountain. Peu après le départ, Hesjedal et Absalon s'extraient du peloton de 69 coureurs. Absalon raconte : « Ryder était le meilleur et je savais que je devais prendre sa roue. » Plus loin, Absalon voit qu'Hesjedal n'est pas en grande forme, il attaque et creuse rapidement un écart d'un peu plus d'une minute qu'il maintient jusqu'à l'arrivée. Il s'impose en h 59 min 9 s devant Hesjedal à min 38 s et Ferguson à min 47 s[15],[16]. C'est son deuxième triplé champion du monde, champion d'Europe et champion de France après celui de 1998 chez les juniors.

Le père de Julien décède brutalement en fin d’année 2001, c'est une terrible épreuve pour le jeune homme qui songe un temps à abandonner le VTT. Julien parvient finalement à retrouver sa motivation pour la saison 2002, il dit : « mon père était mon plus grand supporteur et je me suis promis de faire le maximum afin de gagner des courses pour lui. »

Saison espoir 2002 : 2e triplé titre mondial, européen et national[modifier | modifier le code]

Pour la deuxième année consécutive, Julien Absalon devient champion de France espoir aux Orres, le 19 juillet. Il s'impose en h 51 min 2 s devant Nicolas Filippi à min 3 s et Rémy Grosdidier à min 17 s[17].

Début août, il remporte le championnat d'Europe espoir à Zurich (Suisse) en h 27 min 40 s devant le Suisse Florian Vogel à 46 s et l'Espagnol Iñaki Lejarreta à 47 s. Il remporte aussi le relais par équipes avec Laurence Leboucher, Cédric Ravanel et Jean-Eudes Demaret devant la Suisse et la République tchèque[18],[19].

Le 1re septembre, il devient champion du monde espoir à Kaprun (Autriche) en h 59 min 1 s devant le Suisse Ralph Näf à min 32 s et le Canadien Ryder Hesjedal à min 33 s[20]. Il devient également vice-champion du monde du relais avec, comme aux championnats d'Europe, Laurence Leboucher, Cédric Ravanel et Jean-Eudes Demaret[21].

Comme l'année précédente, il réalise le triplé champion de France, champion d'Europe et champion du monde espoirs. Il termine 9e du classement général de la coupe du monde élite[22]. Il remporte aussi la coupe de Suisse et finit la saison au 4e rang mondial UCI dans la catégorie élite[23].

Saison élite 2003 : 1er coupe du monde et 1er titre national[modifier | modifier le code]

Julien Absalon au championnat de France 2003 à Métabief.

Dès sa première saison en élite, Julien remporte le classement général de la coupe du monde[24] et s'impose dans la 3e manche au Mont Sainte-Anne au Canada[25].

En juillet, il devient champion de France élite pour la première fois à Métabief. Le circuit est tracé dans le Mont d'Or, il est constitué d'une montée raide et d'une descente très technique avec des racines. La victoire se joue dans le dernier des quatre tours de 8,2 km à parcourir. Christophe Dupouey, le champion en titre, est en tête, suivi par Jean-Christophe Péraud et plus loin, Miguel Martinez et Julien Absalon, pas très en forme à cause du décalage horaire après son retour du Canada. Dans la descente, Dupouey chute et se fracture la clavicule gauche. Péraud passe en tête mais crève peu après. Absalon, après avoir failli abandonner, franchit la ligne en vainqueur et remporte son premier titre de champion de France élite après ses titres en espoir. Martinez prend la seconde place et Péraud la troisième[26].

Il devient vice-champion d'Europe à Graz en Autriche en finissant derrière le Suisse Ralph Näf[27].

Il termine 12e au championnat du monde à Lugano en Suisse remporté par le Belge Filip Meirhaeghe[28].

Saison élite 2004 : 1er titre olympique et 1er titre mondial[modifier | modifier le code]

Julien Absalon se marie en février 2004 avec Émilie, sa fiancée depuis l'adolescence. Il s'installe à Saint-Amé près des parcours forestiers du massif vosgien où il s'entraîne.

Il remporte une deuxième fois le championnat de France, le 18 juillet à Montgenèvre.

Il termine 5e du championnat d'Europe, le 1re août à Wałbrzych en Pologne. L'Espagnol José Antonio Hermida s'impose sur les 42,2 km en h 7 min 3 s devant l'Allemand Lado Fumic à min 51 s et le Suisse Ralph Näf à min 18 s[29].

Le 28 août, aux Jeux olympiques d'Athènes, il s'impose en solitaire[30] ; dans la dernière ligne droite, il pointe le doigt vers le ciel en hommage à son père disparu. Il gagne avec une minute d'avance sur le champion d'Europe, l'Espagnol José Antonio Hermida[31], et deux minutes sur le vainqueur des Jeux de 1996, le Néerlandais Bart Brentjens[32]. Quatre ans après Miguel Martinez aux Jeux de Sydney, c'est la deuxième fois qu'un Français s'impose[33].

Après les Jeux olympiques, il s'impose le 12 septembre aux championnats du monde se déroulant en France aux Gets. Il termine devant le Français Cédric Ravanel et le Suisse Thomas Frischknecht[34]. Son entraîneur Gérard Brocks explique sa victoire : « je savais qu’il était plus en forme qu’à Athènes. Il fallait juste lui faire comprendre que le titre était possible. Le remobiliser mentalement. »

Saison élite 2005 : 2e titre mondial[modifier | modifier le code]

Jean-Christophe Péraud, le champion d'Europe 2005.

Il remporte une troisième fois consécutive le championnat de France, le 17 juillet à Bourg-d'Oisans.

Il devient vice-champion d'Europe le 31 juillet à Kluisbergen en Belgique derrière son compatriote Jean-Christophe Péraud[35].

Il s'impose le 4 septembre aux championnats du monde se déroulant en Italie à Livigno. En début de course, Miguel Martinez attaque suivi par Thomas Frischknecht, ils affichent 15 secondes d'avance sur Absalon après le premier tour. L’échappée est de courte durée et rapidement un groupe constitué d'Absalon, Hermida et Sauser passe en tête. Au final, Absalon conserve son titre de champion du monde devant le Suisse Christoph Sauser et l'Espagnol José Antonio Hermida[36],[37].

Saison élite 2006 : Triplé titre mondial, européen et national et 2e coupe du monde[modifier | modifier le code]

Lors des championnats de France organisés aux Ménuires et Val Thorens, le 15 juillet, Absalon remporte son 4e titre de champion de France d'affilée devant Cédric Ravanel et Pierre Lebreton[38].

Le 30 juillet à Chies d'Alpago (Lamosano) en Italie, il remporte le championnat d'Europe aidé par une crevaison du Suisse Christoph Sauser qui était en tête dans le dernier tour[39],[40].

Le 27 août, lors des championnats du monde de Rotorua en Nouvelle-Zélande, Sauser veut prendre sa revanche. Il est au contact du Français une grande partie de la course mais dans le dernier tour il est décroché par l'attaque d'Absalon qui part seul vers la victoire. Le Suédois Fredrik Kessiakoff complète le podium[41],[42].

Il remporte le classement général de la coupe du Monde en s'imposant dans trois manches sur les six, à Madrid (ESP), Spa-Francorchamp (BEL) et Fort William (GBR)[43].

Saison élite 2007 : 4e titre mondial et 3e coupe du monde[modifier | modifier le code]

Julien Absalon remporte le championnat du monde 2007 à Fort William.

Dans l'équipe italienne Bianchi depuis ses débuts professionnels en 2001, Julien Absalon change pour l'équipe espagnole Orbea en 2007. Lors de la présentation officielle de l'équipe Orbea en février à Paris, Julien Absalon, triple champion du monde 2004-2006, annonce : « Je vais essayer de garder mon maillot de champion du monde pendant toute la durée de l'olympiade, entre Athènes et Pékin. » Il pense déjà aux Jeux Olympiques de Pékin en 2008, il annonce qu'il partira en Chine en septembre 2007 afin de disputer le test pré-olympique : « Je veux découvrir le circuit, le climat, recueillir un maximum d'informations et intégrer toutes les données en vue des JO. »[44],[45]

Le 15 juillet, Julien Absalon prend la deuxième place des championnats d'Europe à Göreme en Turquie derrière l'Espagnol José Antonio Hermida. Le Suédois Fredrik Kessiakoff prend la troisième place[46],[47].

La semaine suivante, le 21 juillet, aux championnats de France à Montgenèvre dans les Alpes, Julien Absalon conserve son titre de champion de France de cross-country, 5e titre consécutif. Il a été sérieusement inquiété par Cédric Ravanel qui ne termine qu'à 14 secondes, Jean-Christophe Péraud est troisième à plus de 3 minutes[48].

Le 8 septembre à Fort William en Écosse, il devient champion du monde pour la quatrième fois consécutive, devant les deux Suisses Ralph Näf et Florian Vogel. En tête dès le troisième des six tours à parcourir, il contrôle le retour de Näf et s'impose[49],[50].

Saison élite 2008 : 2e titre olympique et 4e coupe du monde[modifier | modifier le code]

Julien Absalon lors de l'épreuve des Jeux olympiques de 2008.
Podium du VTT cross-country des Jeux olympiques de Pékin : 1re Absalon, 2e Péraud et 3e Schurter.

En 2008, Absalon acquiert un second logement à Fréjus dans le Var où il trouve de nombreux terrains d'entraînement avec les massifs de l'Esterel et des Maures à proximité et des conditions météorologiques plus clémentes que dans les Vosges.

Il commence sa saison par un triplé en coupe du monde en remportant les manches d'Houffalize en Belgique, Offenburg en Allemagne et Madrid en Espagne. En mai, il chute dans la manche en Andorre.

Le 18 mai, il termine seulement 15e du championnat d'Europe à Saint-Wendel en Allemagne. Dès le départ, il laisse partir une échappée de huit coureurs dans le premier des sept tours de circuit. Ce groupe est composé du champion d'Europe en titre espagnol José Antonio Hermida, de l'Italien Marco Aurelio Fontana, de l'Allemand Manuel Fumic, du Suédois Fredrik Kessiakoff, et des Suisses Martin Gujan, Ralph Näf, Christoph Sauser et Florian Vogel. Seul le Danois Jakob Fuglsang parvient à réintégrer le groupe de tête après une excellente remontée. Christoph Sauser et Florian Vogel se détachent dans le dernier tour. Florian Vogel l'emporte en h 6 min 42 s devant Christoph Sauser à 33 secondes et Jakob Fuglsang à min 14 s. Julien Absalon termine 15e à min 44 s[51],[52].

Le 22 juin, aux championnats du monde à Val di Sole (Italie), Julien Absalon abandonne et perd ainsi le titre qu'il détenait de 2004 à 2007. Le Suisse Christoph Sauser remporte ce championnat devant ses compatriotes Florian Vogel et Ralph Näf. Dès le premier tour, les Suisses Christoph Sauser et Florian Vogel imposent un rythme élevé qui décante la course. Julien Absalon franchit la ligne en troisième position, à 10 secondes du tandem de tête et voit son retard augmenter au fil des tours. À la fin du troisième tour, Christoph Sauser lâche Florian Vogel et s'impose en solitaire à l'issue des 7 tours. Julien Absalon s'accroche à la troisième position, mais il finit par se retirer de la course à deux tours de la fin. Il explique les raisons de sa défaite : « C'est la succession de problèmes que j'ai eus dans les semaines précédant le championnat du monde avec des chutes à répétition, notamment à Andorre. Je me suis présenté au championnat du monde avec une vertèbre de travers, avec un genou gonflé. Je n'étais pas dans les conditions pour gagner une course de haut niveau. Sur un championnat du monde, il faut être à 100 %, si on n'est ne serait-ce qu'à 98 %, on ne peut pas gagner. J'ai tenté le tout pour le tout là-bas jusqu'à l'explosion du moteur. ». Deux mois avant les jeux olympiques, les résultats des Français dans ce championnat sont catastrophiques : Julien Absalon et Jean-Christophe Péraud ont abandonné et Cédric Ravanel termine seulement 22e[53],[54].

Le 19 juillet, à Serre Chevalier, il devient champion de France pour la 6e fois consécutive. Dès le premier tour, il s'échappe avec Jean-Christophe Péraud, son coéquipier de l'équipe de France. Les deux hommes sont suivis de près par Cédric Ravanel. À trois tours de l'arrivée, ils prennent une avance définitive. Absalon maintient un rythme très élevé qui finit par décrocher Péraud. Seul en tête, il continue son effort et s'impose en bouclant les 5 tours en h 54 min 26 s avec plus de trois minutes d'avance sur Péraud et plus de cinq sur Ravanel qui prend la troisième place[55].

Le 23 août, aux Jeux Olympiques à Pékin, il conserve son titre de champion olympique devant son compatriote Jean-Christophe Péraud. Les deux Français précèdent les deux Suisses Nino Schurter et Christoph Sauser. Grand favori de l'épreuve, Absalon prend les commandes de la course dès le départ, en s'installant en tête de peloton lors des premières ascensions. Au 2e tour, il place une attaque décisive, il n'est jamais repris et s'impose en h 55 min 59 s dans des conditions de chaleur extrême. Derrière lui, Jean-Christophe Péraud s'extrait du groupe de poursuivants et remporte en solitaire la médaille d'argent à min 7 s. Nino Schurter remporte le bronze à min 53 s en devançant de seulement 2 secondes le champion du monde 2008 Christoph Sauser. Absalon est le seul champion olympique français de 2004 à conserver son titre. C'est le troisième titre consécutif en VTT cross-country masculin pour la France. Après la course, Absalon déclare : « J'ai tout donné ! Pendant quatre ans, j'ai peut-être passé 10 000 fois la ligne, dans mes rêves, la nuit, ou bien à l'entraînement. En réalité, j'ai du mal à y croire. Maintenant, je vais prendre le temps de savourer cette victoire, et d'en profiter. Et puis les jeux, c'est tellement motivant que oui, dans quatre ans, j'essayerai d'être là. »[56],[57],[58]. Quand on lui dit que, de l'extérieur, sa victoire parait aisée, il répond qu'elle a été difficile en réalité : « Jean-Christophe [Péraud] a bien joué le coup quand il a lâché le groupe avec les trois Suisses. On a fait une belle course d'équipe au début. Puis, quand on a été l'un contre l'autre, c'est devenu difficile. Je pense qu'il était à fond. Et moi aussi j'étais à fond devant. La dernière partie du dernier tour a d'ailleurs été très difficile. Je commençais à être à la peine physiquement, à avoir des crampes. Il a fallu que je m'accroche jusqu'au bout. J'ai compris que j'avais gagné dans la dernière descente pour arriver sur le stade parce que même avec une crevaison j'aurais pu finir à pieds. » Cette victoire est due à une préparation minutieuse, pour s'habituer à la chaleur du parcours de Pékin, Absalon a terminé sa préparation dans le Var où il allait s'entraîner aux heures les plus chaudes de la journée pour habituer son organisme[53].

Saison élite 2009 : 5e coupe du monde[modifier | modifier le code]

Le 18 juillet, il devient champion de France à Oz-en-Oisans pour la 7e fois consécutive. Sur un terrain très boueux, Absalon prend les devants dès le début des 5 tours de la course. Physiquement et techniquement supérieur, il s'impose en h 38 min 19 s avec plus de 4 minutes d'avance sur Jean-Christophe Péraud. Cédric Ravanel prend la 3e place à plus de 5 minutes[59],[60].

Le 5 septembre, il devient vice-champion du monde à Canberra en Australie. Il est en tête une bonne partie des 45 km de la course avec Nino Schurter mais dans la partie finale du parcours, il se fait surprendre par Schurter qui le dépasse et s'impose en h 4 min 39 s. Absalon termine à seulement 3 secondes, il explique son erreur : « Je n'étais pas en bonne position. J'ai mené, j'ai fait l'essentiel de la course en tête. Je m'attendais à une attaque dans la zone de ravitaillement, mais pas une attaque aussi forte ». Florian Vogel finit troisième à 58 secondes[61],[62].

Il termine 1er du classement général de la coupe du monde en remportant 4 manches.

Saison élite 2010 : 8e titre national[modifier | modifier le code]

Julien Absalon lors de la 2e manche de la coupe du monde 2010 à Houffalize (BEL).

En juillet, il devient le père d'un garçon prénommé Tom. Licencié à La Vôge VTT depuis ses débuts, Julien Absalon devient licencié à l'UC Remiremont en 2010.

Le 17 juillet, à Val d'Isère, il devient champion de France pour la 8e fois consécutive devant Maxime Marotte et Stéphane Tempier. Dès le départ, Julien Absalon, prend une avance confortable qui lui permet de bien gérer sa course tout au long du parcours de 6,4 kilomètres à parcourir cinq fois (32 km). Il s'impose en h 41 min 23 s avec plus de deux minutes d'avance sur Maxime Marotte[63],[64],[65].

Le 4 septembre, vaincu par la malchance, il termine seulement 5e du championnat du monde au Mont Sainte-Anne au Canada. Après seulement 20 secondes de course, il est pris dans une chute du peloton : « Un gars a chuté juste devant moi. Je suis tombé et me suis cassé le petit doigt. Ça a pris une éternité pour séparer mon vélo des autres ». Après cette chute, Absalon effectue un impressionnant retour sur la tête de course mais il crève à ce moment-là, ce qui nécessite un arrêt aux stands pour changer de roue. L'Espagnol José Antonio Hermida, épargné par les incidents mécaniques, s'impose. Le Tchèque Jaroslav Kulhavý remporte l'argent et le Sud-Africain Burry Stander le bronze. Absalon doit se contenter de la 5e place[66],[67].

Il termine 2e du classement général de la coupe du monde et remporte la 3e manche à Offenbourg en Allemagne.

Saison élite 2011 : 9e titre national[modifier | modifier le code]

Le 16 juillet, il est champion de France pour la neuvième fois consécutive, à Méribel. La course est un parcours de 5,6 kilomètres à parcourir cinq fois (28 km). Julien Absalon, Maxime Marotte et Stéphane Tempier sont en tête au premier tour. Mais dès le second tour du circuit, Julien Absalon attaque et prend une avance qui ne fait qu'augmenter au fil des tours. Absalon s'impose en h 29 min 50 s avec plus de deux minutes d'avance sur le deuxième Maxime Marotte qui devance Stéphane Tempier de seulement quatre secondes[68].

Le 31 juillet sur le circuit de Hadleigh Farm, à l’est de Londres, Absalon remporte l’épreuve pré-olympique de VTT. Il mène de bout en bout les 35,7 kilomètres de course (sept tours de 5,1 kilomètres), Christoph Sauser est 2e tandis que Jaroslav Kulhavý le leader du classement général de la coupe du monde, considéré comme son adversaire principal, termine seulement 5e. Après la course, Absalon affirme que le tracé est difficile : « Il y a des changements de rythme tout le temps, il faut s’engager techniquement et on peut se crasher très fort. Il n’y a pas de temps de récupération. C’est vraiment très physique. »[69],[70].

Le 7 août, il termine 2e du championnat d'Europe à Dohňany en Slovaquie. Jaroslav Kulhavý, le champion d'Europe en titre, Julien Absalon et Florian Vogel s'échappent dès le premier des huit tours totalisant 39,2 km. À deux tours de l'arrivée Vogel cède, puis, dans le dernier tour, Kulhavy porte une attaque fatale à Julien Absalon. Kulhavy remporte son deuxième titre européen d'affilée en h 45 min 39 s. Absalon est deuxième à 24 secondes et Vogel à min 5 s complète le podium[71],[72].

Le 3 septembre, il termine 3e du championnat du monde à Champéry en Suisse. Le Tchèque Jaroslav Kulhavý s'impose devant Nino Schurter tandis qu'Absalon bénéficie de la crevaison de l'Espagnol José Antonio Hermida dans le cinquième des sept tours pour prendre la troisième place[73],[74].

Saison élite 2012 : 10e titre national[modifier | modifier le code]

Julien Absalon remporte la 4e manche de la coupe du monde 2012 à La Bresse (FRA).

Dès le début de la saison, Absalon prévoit ses entraînements et ses compétitions afin d'être dans la meilleure condition physique possible pour l'épreuve olympique du 12 août et d'être bien placé au départ : « Pour moi, l'objectif de la première partie de saison, c'est d'obtenir la meilleure place sur la grille de départ de la course des JO, pour être avec les meilleurs sur la première ligne. Cela passe par des podiums et de beaux résultats en Coupe du monde. »[75]. Il explique qu'il vise le titre olympique comme s'il ne l'avait jamais conquis : « Je ne pars pas pour défendre un titre olympique. Je ne pars pas pour gagner un troisième titre olympique. Je pars juste pour être champion olympique comme si je ne l'avais jamais été. Même si je l'ai été deux fois, ce titre reste mythique, unique et suprême. Quand on dit que vous avez été champion du monde, cela s'efface la saison d'après. Par contre, on dit toujours que vous êtes champion olympique. »[76].

En coupe de France[77], il remporte la manche de Saint-Raphaël le 1re avril[78] et celle de Super-Besse le 8 juillet[79].

En coupe du monde, il remporte la 2e manche à Houffalize en Belgique, le 15 avril[80], et la 4e manche à La Bresse en France, le 20 mai[81].

Le 10 juin, Absalon finit 4e des championnats d'Europe à Moscou. La course se déroule sur une piste transformée en bourbier par la pluie. Dans ces conditions, le choix des bons pneumatiques s'avère décisif. L'Allemand Moritz Milatz l'emporte au sprint devant l'Espagnol Sergio Mantecon. Le Suisse Ralph Näf termine 3e. Absalon termine la course presque sans freins, il parvient tout de même à devancer le champion du monde 2011 Jaroslav Kulhavý qui termine cinquième[82],[83].

Le 14 juillet, il devient champion de France aux Gets pour la 10e fois consécutive devant Stéphane Tempier et Maxime Marotte[84],[85]. Absalon prend un départ très rapide et arrive détaché à la fin du 1er tour, avec quelques secondes d'avance sur Cédric Ravanel. Sur le circuit rendu glissant à cause de la pluie tombée la veille, Julien Absalon accroît son avance. Derrière, Cédric Ravanel est dépassé par Stéphane Tempier qui fait partie avec Absalon des sélectionnés en équipe de France pour les Jeux Olympiques. Le troisième sélectionné français Jean-Christophe Péraud est absent de l'épreuve car il participe au Tour de France. Tempier résiste très bien et finit à seulement 36 secondes d'Absalon. Maxime Marotte à min 50 s monte sur la 3e marche du podium. Suite aux spéculations sur la suite de sa carrière sportive, Absalon annonce le jour même continuer la compétition au moins jusqu'en 2014[86].

Le 28 juillet, alors qu'il participe à la 7e manche de la coupe du monde à Val d'Isère, il glisse dans une descente rocheuse, se fait percuter par un autre coureur et chute dans un ravin. Il repart mais comme il ressent une douleur au poignet, il préfère abandonner à deux tours de l'arrivée. Nino Schurter s'impose en h 34 min 3 s devant Lukas Flückiger à 13 secondes et Marco Aurelio Fontana à 33 secondes[87],[88]. Absalon termine 11e du classement général de la coupe du monde remporté par Nino Schurter devant Burry Stander et Jaroslav Kulhavý[89].

Une semaine après cette chute, il remporte à Boom la 5e manche de la coupe de Belgique, ce qui montre sa bonne forme.

Julien Absalon abandonne sur crevaison lors de la course des Jeux olympiques 2012.

Le 12 août, lors de l'épreuve olympique, il est victime d'une crevaison dès le premier tour qui le contraint à abandonner. Après la course, il analyse la cause de cet échec: « À mon avis, je suis parti avec une crevaison lente. Je ne vois pas d'autre explication. Je n'ai rien tapé et j'ai crevé dès le premier passage dans le Rock Garden. J'ai dû faire toute la longue montée crevé. J'ai tout donné, je me suis arraché pour basculer au sommet. Je me suis fait un peu peur dans la descente car la roue commençait à partir en vrille. J'ai changé la roue mais quand j'ai passé la ligne et que j'ai vu s'afficher 25e position avec 55 secondes de retard, je me suis démobilisé. Toute chance de médaille était impossible »[90].

Le même jour, l'équipe suisse BMC annonce que Julien Absalon rejoindra ses rangs pour les deux saisons à venir, où il aura l'Allemand Moritz Milatz comme coéquipier. Son entraîneur Gérard Brocks indique : « L'ambition de Julien dans les deux années à venir sera de retrouver le maillot arc-en-ciel de champion du monde »[91].

Saison élite 2013 : champion d'Europe[modifier | modifier le code]

En 2013, Julien Absalon change d'équipe et intègre la BMC Mountain bike Racing Team du constructeur suisse BMC. Ce changement d'équipe s'accompagne de changements importants au niveau du matériel, il passe en effet pour la première fois sur un vélo de roues de 29 pouces, le BMC Team Elite 29, et change également d'équipementiers, en passant de Sram et Mavic à Shimano, ce qui implique un temps d'adaptation[92].

Le 23 juin 2013, il remporte les Championnats d'Europe de VTT à Berne[93].

Le 13 juillet 2013, Julien Absalon remporte le Championnat de France de VTT de X-country à Auron devant Miguel Martinez et Maxime Marotte[94].

Saison élite 2014 : record de victoires en Coupe du monde[modifier | modifier le code]

Absalon remporte à Pietermaritzburg, Cairns et Albstadt, trois des quatre premières manches de la Coupe du monde. Il obtient alors sa 29e victoire dans cette compétition, ce qui fait de lui le coureur ayant gagné le plus d'épreuves de ce niveau[95].

Résultats[modifier | modifier le code]

Résultats dans les principales compétitions[modifier | modifier le code]

Junior Espoir Élite
1998 1999 2000 2001 2002 2003 2004 2005 2006 2007 2008 2009 2010 2011 2012 2013 2014
Jeux olympiques r 1er 1er ab
Championnats du monde 1er 5e 4e 1er 1er 12e 1er 1er 1er 1er - 2e 5e 3e 4e 6e
Championnats d'Europe 1er 2e - 1er 1er 2e 5e 2e 1er 2e 15e - - 2e 4e 1er 1er
Championnats de France 1er 2e - 1er 1er 1er 1er 1er 1er 1er 1er 1er 1er 1er 1er 1er
Coupe du monde 63e * 25e * 6e * 9e * 1er 6e 3e 1er 1er 1er 1er 2e 3e 11e 3e

ab = abandon, r = remplaçant, * = classement catégorie élite

Résultats par année[modifier | modifier le code]

Distinctions[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Bertrand Munier, Lorraine, étoiles du sport, Éditions Serpenoise,‎ 2008, 352 p. (ISBN 978-2-87692-745-2)

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c « Parcours », sur Site officiel Julien Absalon
  2. « European Mountain Bike Championships Aywaille, Belgium - 22/23 August 1998 », sur irishcycling.com,‎ 1998
  3. « Résultats - Junior Men - XC », sur UCI,‎ 1998
  4. a et b « Résultats Julien Absalon 1997-2005 », sur ffc
  5. « Résultat: Hommes - u23 Cross country - 17.9.1999 », sur UCI,‎ 1999
  6. « Résultat: Team Relay - 15.9.1999 », sur UCI,‎ 1999
  7. « Classements - Coupe du Monde: hommes », sur UCI,‎ 1999
  8. « Coupe du Monde MTB - Tissot/UCI », sur UCI,‎ 2000
  9. « Results: Cross-country - Hommes - u23 - Men - 9.6.2000 », sur UCI,‎ 2000
  10. « Résultats coupe du monde de VTT », sur UCI,‎ 2001
  11. « Championnats de France VTT : présentation », sur velo101.com,‎ 2001
  12. « Championnats de France XC : Chiotti et Souchon titrés », sur velo101.com,‎ 2001
  13. « Championnats d'Europe », sur les-sports.info,‎ 2001
  14. « Championnats d'Europe XC : Brentjens et Leboucher sacrés », sur velo101.com,‎ 2001
  15. « Résultats: XC: Cross-country: Hommes u23 : 16.09.2001 », sur UCI,‎ 2001
  16. (en) « Absalon beats Hesjedal, Ferguson scores bronze », sur velonews.competitor.com,‎ 2001
  17. « Championnats de France aux Orres : Leboucher et Dupouey sacrés », sur velo101.com,‎ 2002
  18. « Championnats d'Europe », sur les-sports.info,‎ 2002
  19. « Championnats d'Europe XC : les lauriers pour Hermida et Dahle », sur velo101.com,‎ 2002
  20. « XC : Cross-country : U23 men hommes : 01.09.2002 », sur UCI,‎ 2002
  21. « Championnats d'Europe relais », sur les-sports.info,‎ 2002
  22. « Résultats coupe du monde de VTT », sur UCI,‎ 2002
  23. « Classement UCI », sur velo101.com,‎ 2002
  24. « Résultats coupe du monde de VTT », sur UCI,‎ 2003
  25. « XC#03 : Mont-Sainte-Anne, CAN : 28-29.06.2003 », sur UCI,‎ 2003
  26. « Championnats de France XC : tous les résultats », sur velo101.com,‎ 2003
  27. « Résultats championnats d'Europe de VTT », sur les-sports.info,‎ 2003
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  29. « Résultats championnats d'Europe », sur les-sports.info,‎ 2004
  30. « Résultats VTT cross-country aux JO », sur les-sports.info,‎ 2004
  31. « Résultats championnats d'Europe de VTT », sur les-sports.info,‎ 2004
  32. « Résultats VTT cross-country aux JO », sur les-sports.info,‎ 1996
  33. « Résultats VTT cross-country aux JO », sur les-sports.info,‎ 2000
  34. « Résultats championnats du monde de VTT », sur les-sports.info,‎ 2004
  35. « Résultats championnats d'Europe de VTT », sur les-sports.info,‎ 2005
  36. « Résultats championnats du monde de VTT », sur les-sports.info,‎ 2005
  37. « Championnats du Monde 2005 », sur vtt.org,‎ 2005
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  88. « Val d'Isère (FRA) 28.07.2012 Résultats hommes élite », sur UCI
  89. « Coupe du Monde Mountain Bike UCI 2012 », sur UCI
  90. « Absalon : « Pourquoi aujourd'hui ? » », sur lequipe.fr
  91. « Julien Absalon a signé chez BMC ! », sur velovert.com
  92. Interview de Julien Absalon Bike no 122, mai 2013, p. 98-105
  93. Championnats d'Europe / Absalon, un titre et des symboles, Julien Nayener, 23 juin 2013
  94. Championnats de France 2013 XC Hommes : Et de onze pour Absalon !, Greg Germain, 13 juillet 2013
  95. Julien Nayener, « Coupe du Monde XC Elites hommes, à Albstadt / Absalon, une victoire pour la postérité », sur velovert.com,‎ 1er juin 2014
  96. Décret du 14 novembre 2008 publié au JORF du 15 novembre 2008.