Jules Lemaître

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Jules Lemaître

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Nom de naissance Jules Lemaître
Naissance 27 avril 1853
Décès 5 août 1914 (à 61 ans)
Langue d'écriture Français
Genres Poésie, théâtre, essais
Distinctions Membre de l'Académie française (fauteuil 20)

François Élie Jules Lemaître (ou Lemaitre), né à Vennecy le 27 avril 1853 et mort à Tavers le 5 août 1914, est un écrivain et critique dramatique français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Ancien élève de l'École normale supérieure et agrégé des lettres en 1875, Jules Lemaître fut successivement professeur de rhétorique au lycée du Havre, maître de conférences à l'École supérieure des lettres d'Alger en 1880, chargé de cours de littérature française à la Faculté des lettres de Besançon en 1882 et professeur à celle de Grenoble en 1883.

Collaborateur de la Revue bleue et du Temps, il se fit connaître comme critique dramatique au Journal des Débats. Ses critiques ont été recueillies dans Les Contemporains (7 séries, 1886-1899) et Impressions de théâtre (10 séries, 1888-1898). En 1884, il renonça à l'enseignement pour se consacrer exclusivement à la littérature.

S'essayant lui-même au théâtre, il donna Révoltée à l'Odéon, Le Député Leveau au Vaudeville et Le Mariage blanc au Théâtre-Français. Il a également publié des contes, des nouvelles, un roman (Les Rois), et des poésies.

Dans les années 1880-1885, il fit la connaissance de Madame de Loynes, son aînée de quinze ans. Elle allait devenir la femme de sa vie et lui le centre de son salon en même temps que l'instrument de son ambition politique. C'est sous son impulsion que Lemaitre participa en 1899 à la fondation de la Ligue de la patrie française, ligue antidreyfusarde modérée[1],[2], destinée à faire campagne pour la reconnaissance de la culpabilité du capitaine Dreyfus, et dont il devint le président. En cette qualité, il prononça de nombreux discours et collabora à L'Écho de Paris[3]. Il démissionna en 1904. La Ligue disparut à cette date.

Parmi les autres membres de cette Ligue, figurent de grands noms, comme les critiques Émile Faguet et Francisque Sarcey, les peintres Edgar Degas et Auguste Renoir, le poète José-Maria de Heredia, etc.

Lemaître appartint ensuite à l'Action française dès sa création en 1908, qui coïncida avec la mort de Madame de Loynes.

Il fut élu à l'Académie française le 20 juin 1895 au fauteuil laissé vacant par Victor Duruy.

Sa sépulture se trouve dans le cimetière de Tavers.

Jugement d'un contemporain[modifier | modifier le code]

« Les œuvres poétiques de M. Jules Lemaître passèrent à peu près inaperçues à leur parution et sont oubliées aujourd'hui ; ses romans, non plus, n'ont jamais fait grand bruit et ses pièces de théâtre, toujours accueillies favorablement cependant, ont rarement atteint le succès ; mais ses travaux de critique littéraire et dramatique ont établi sa réputation. Écrivain plein de verve, il déploie, en ses analyses, toutes les ressources d'un esprit brillant et d'un style abondant ; il amuse le lecteur et le charme souvent, mais il arrive rarement à le convaincre ; jouant toujours avec les idées, s'abandonnant à tous les caprices de sa fantaisie et évitant d'émettre des opinions trop absolues, il semble n'attacher lui-même qu'une minime importance à ses jugements. « C'est un fantaisiste qui s'amuse, » a dit de lui M. G. Lanson »

— C.-E. Curinier, Dictionnaire national des contemporains, vol. II, 1899-1919, p. 213.

Œuvres[modifier | modifier le code]

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Jules Lemaître vers la fin de sa vie
Poésie
  • Les Médaillons, poésies (1880)
  • Petites Orientales, poésies (1883)
Critique
  • La Comédie après Molière et le théâtre de Dancourt, thèse présentée à la Faculté des lettres de Paris (1882)
  • Quomodo Cornelius noster Aristotelis poeticam sit interpretatus, thèse présentée à la Faculté des lettres de Paris (1882)
  • Les Contemporains. Études et portraits littéraires (7 séries, 1886-1899 ; 8e série posthume)
  • Impressions de théâtre (10 séries, 1888-1898)
  • L'Imagier, études et portraits contemporains (1892)
  • Jean-Jacques Rousseau (1907)
  • Jean Racine (1908)
  • Fénelon (1910)
  • Châteaubriand (1912)
  • Les Péchés de Sainte-Beuve (1913)
Théâtre
Varia
  • Sérénus, histoire d'un martyr. Contes d'autrefois et d'aujourd'hui (1886)
  • Dix contes (1890)
  • Les Rois, roman (1893)
  • La Franc-maçonnerie (1899)
  • Contes blancs : la Cloche ; la Chapelle blanche ; Mariage blanc (1900)
  • En marge des vieux livres, contes (1905 et 1907)
  • La Vieillesse d'Hélène. Nouveaux contes en marge (1914)

Ses lieux de résidence[modifier | modifier le code]

La rue Jules-Lemaître du 12e arrondissement de Paris porte son nom depuis 1926.

Note[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]