Jules Joffrin

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Jules Joffrin

François Alexandre Jules Joffrin, né à Vendeuvre-sur-Barse, dans l'Aube, en Champagne, le 16 mars 1846 et mort à Paris le 17 septembre 1890, est un homme politique français[1].

Il combat au cours de la guerre franco-prussienne de 1870. En 1871, il soutient la Commune de Paris et son ami, l'avocat Eugène Protot qui dirige le Ministère de la Justice. Après la semaine sanglante, il est contraint à l’exil et fuit en Angleterre, comme réfugié politique pendant onze années. Il adhère à un groupe du parti socialiste, opposé à la branche menée par Jules Guesde. Après l’amnistie, il revient en France et devient membre du conseil municipal de Paris en 1882. Il en deviendra vice-président en 1888 et 1889.

En 1888, en réaction au boulangisme, Clemenceau, Arthur Ranc et Joffrin créent La société des Droits de l'Homme et du Citoyen contre le césarisme et le plébiscite du général Boulanger :

« À ces diverses manifestations de l'indignation républicaine provoquée par les débuts du boulangisme, il fallait une conclusion pratique. De tous côtés, on le comprit. D'abord, la jeunesse républicaine s'organisa en Ligue antiplébiscitaire, à laquelle firent aussitôt adhésion tous les républicains du Parlement et de la presse. Une autre Société se fonda bientôt, au milieu d'un profond mouvement d'enthousiasme, entre les nuances les plus diverses et jusqu'alors les plus divisées de l'opinion républicaines. Sur l'appel de MM. Clemenceau, Joffrin et Ranc, la Société des Droits de l'Homme et du Citoyen s'organisait. » (in Lissagaray, Le bilan de Boulanger, p. 15)

Il est ainsi violemment critiqué par les boulangistes, par la voix du journal L’Intransigeant d'Henri Rochefort. Après dépôt de plainte pour diffamation, il remporte son procès.

En 1889, il se présente face au général Boulanger, dans le XVIIIe arrondissement de Paris. Ce dernier obtient deux mille voix de plus, mais son élection est invalidée. Jules Joffrin est enfin admis à la Chambre après maintes palabres et une discussion enflammée, il continue à être la cible privilégiée des nationalistes.

Il meurt cependant peu de temps après, d'un cancer de la face. Il est inhumé au cimetière du Père-Lachaise (95e division)[2].

Tombe de Jules Joffrin (cimetière du Père Lachaise, division 95)

Une place porte son nom, la place Jules Joffrin, dans le 18e arrondissement de Paris.

Notes et références[modifier | modifier le code]

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  1. http://www.assemblee-nationale.fr/sycomore/fiche.asp?num_dept=4035.
  2. Paul Bauer, Deux siècles d'histoire au Père Lachaise, Mémoire et Documents,‎ 2006 (ISBN 978-2914611480), p. 435