Jules Ferrette

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Jules Ferrette, né le 22 avril 1828 à Épinal et mort à Genève le 10 octobre 1904, est un moine français et Évêque errant et fondateur de l'Église Catholique Apostolique d'Occident, dite également Église orthodoxe celtique.

Biographie[modifier | modifier le code]

Jules Ferrette est né dans une famille protestante évangélique, sa lecture des Pères de l'Église lui fit conclure au manque de nécessité des divisions dans le christianisme. Il se convertit donc au catholicisme en 1850. Après avoir étudié la philosophie et la théologie à Grenoble et à Rome, il reçut les ordres mineurs dans l'Ordre dominicain le 10 juin 1854, devint sous-diacre le 23 décembre 1854, diacre le 7 avril 1855 et prêtre le 2 juin 1855. Il servit à la Mission Dominicaine en Mésopotamie et Kurdistan de janvier à juin 1856, mais quitta l'Église catholique romaine. Il travailla alors avec la Mission presbytérienne de Damas de 1858 à 1865. On lui doit le premier glossaire[1] du néo-araméen occidental de Maaloula. Il assista Lord Dufferin dans sa mission de secours aux Maronites persécutés du Liban de 1860 à 1862.
Le 14 juin 1866, sous le nom de Mar Julius, Jules Ferrette fut consacré évêque « pour l'île d'Iona et ses dépendances » par le métropolite syriaque-orthodoxe de Homs, Mutran Boutros (futur patriarche d'Antioche sous le nom d'Ignace Pierre IV). Il part alors pour Londres où il est autorisé à ériger de nouvelles églises orthodoxes autochtones. En octobre, il visite Iona où il devient Pontife suprême (High Pontiff) de l'ancien et mystique ordre de culdee et prend le titre d'évêque d'Iona.
Ferrette multiplie aussi les contacts avec les membres de l'Order of Corporate Reunion, il essaye aussi de travailler avec Edward Bouverie Pusey, mais déçu par l'attitude timorée de ce dernier, il part à Cambridge (Massachusetts) avant de revenir en 1874 en Angleterre. Il consacre alors Primat de l'Église celtique restaurée le pasteur anglican Richard William Morgan, également barde gallois connu sous le nom de Môr Meirion.
En 1880, il part vivre à Lausanne, puis à Genève à partir de 1896, où il meurt en 1903.

Sources[modifier | modifier le code]

Cet article est une adaptation augmentée de l'article consacré à Jules Ferrette sur le Wikipédia anglais Jules Ferrette

Voir également M. Raoult, Les druides. Les sociétés initiatiques celtiques contemporaines, Monaco, Éditions du Rocher, 1982

Notes et références[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (en) Peter Anson, Bishops at large, New York, October House,‎ 1965, 593 p., p. 260
  • Jean-Michel Hornus, « Les petites Églises catholiques non-romaines », Revue d’Histoire et de philosophie religieuses, vol. L,‎ 1970
  • Bernard Vignot, « Jules Ferrette », dans Jean-Pierre Chantin (dir.), Dictionnaire du monde religieux dans la France contemporaine. 10, les marges du Christianisme : "sectes", dissidences, ésotérisme, Paris, Beauchesne,‎ 2001, p. 96-97