Champfleury (écrivain)

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Champfleury

Description de cette image, également commentée ci-après

Portrait de Champfleury par Nadar vers 1860.

Activités Romancier
Naissance
à Laon Drapeau de la France France
Décès (68 ans)
à Sèvres Drapeau de la France France
Langue d'écriture Français
Mouvement Réalisme
Genres Roman, essai

Œuvres principales

  • Le Chat

Jules François Félix Husson, dit Fleury, dit Champfleury, est un écrivain français né à Laon, dans l'Aisne, le 10 septembre 1821 et mort à Sèvres le 6 décembre 1889.

L'autodidacte[modifier | modifier le code]

Issu d'un milieu modeste (son père était secrétaire de mairie), Champfleury doit interrompre ses études très jeune, pour des raisons financières.

Une fois arrivé à Paris, il gagne sa vie comme employé chez un libraire et se lance dès 1844 dans la vie littéraire.

Le défenseur du réalisme[modifier | modifier le code]

Journaliste, critique d'art, dramaturge, nouvelliste et romancier, il se lie d'amitié avec Victor Hugo et Gustave Flaubert, tout en s'attirant l'hostilité des frères Goncourt, dont il stigmatise le « maniérisme ».

Soucieux de se venger de ses attaques, les frères Goncourt lui reprochent alors une orthographe approximative et un « manque de style ». Ils iront jusqu'à le caricaturer dans leur roman Charles Demailly, consacré aux milieux intellectuels de leur temps.

Les romans et nouvelles de Champfleury s'attachent à la description réaliste de la petite bourgeoisie et de la bohème.

Courbet, Bonjour, monsieur Courbet (1854).

Cofondateur de la revue Le Réalisme, il publie un manifeste en faveur de l'art vrai dans les domaines aussi bien littéraire et qu'artistique. Admirateur des frères Le Nain, ancêtres du réalisme, ainsi que de Gustave Courbet, il consacre de nombreuses études à ces peintres.

Il se lia avec le romancier et critique d'art Louis Edmond Duranty (1833-1880), qui n'est pas, comme certains le disent, le fils naturel de Prosper Mérimée. Il est aussi un grand amateur de pantomime, dont il écrit plusieurs pour Paul Legrand et son rival Charles Deburau.

De même, ses articles de presse portent la marque de son admiration pour Balzac.

« En 1852, Fourtoul étant ministre de l'Instruction Publique, un comité s'organisa avec Ampère comme président, pour rassembler dans chaque province de France le plus grand nombre possible de vieilles chansons afin d'en offrir un choix au public, mais le projet ne put aboutir. Champfleury, curieux homme et homme curieux, publia quelques années plus tard un florilège de ces savoureuses chansons (qui) lui valut un article louangeux de Sainte- Beuve dans Le Constitutionnel du 2 janvier 1863 (...). Champfleury, qui avait fait ouvrir (à Max Buchon, salinois aisé, condisciple au collège de Gustave Courbet qui l'a portraituré) les portes de La Revue des Deux-Mondes, le félicita et l'encouragea, et lui adressa plus de deux cent lettres[1]. »

L'expert en chats et en faïences[modifier | modifier le code]

Caricature de Champfleury par Jules Adeline (1902).

Tout en poursuivant sa carrière d'homme de lettres, Champfleury se spécialise dans l'art de la faïence et apparaît bientôt comme une autorité en la matière.

En 1872, il est nommé conservateur du musée de Sèvres, avant de devenir administrateur de la Manufacture nationale de Sèvres, poste qu'il occupera jusqu'à sa mort, dix-sept ans plus tard.

Lui-même grand collectionneur, il ironise sur sa propre manie dans un roman autobiographique, Le Violon de faïence.

Chats de Chine, XIIe siècle.

Toutefois, son plus grand succès littéraire reste Les Chats : histoire, mœurs, observations, anecdotes, publié par l'éditeur J. Rothschild en 1869 et illustré entre autres par des dessins de Delacroix, Viollet-le-Duc, Mérimée - dont l'anecdote dit qu'il aimait "crayonner" les chats familiers de son ami l'architecte niortais Pierre-Théophile Segretain (1798-1864) - Manet et Hokusai.

Cet ouvrage a connu un triomphe immédiat et est devenu un classique[réf. souhaitée].

Champfleury a été peint par Courbet, photographié par Nadar et a fait l'objet de nombreuses caricatures.

Deux ans après sa mort l'expert parisien Charavay établit le "Catalogue des autographes composant la collection Champfleury" (1891).

Sa famille[modifier | modifier le code]

Son frère aîné, l'érudit Édouard Fleury, était le rédacteur du Journal de l'Aisne (Laon, 7 septembre 1815 - Vorges, Aisne, 4 juillet 1883).

Œuvres[modifier | modifier le code]

La liste complète en a été donnée en 1891 par Maurice Clouard, qui compléta les notes de Champfleury lui-même ; voir également la bibliographie donnée par G. et J. Lacambre dans Son regard et celui de Baudelaire (Hermann, 1990).

Romans[modifier | modifier le code]

  • Chien-Caillou, fantaisies d'hiver ; Pauvre Trompette, fantaisies de printemps ; Feu Miette, fantaisies d'été (1847) ;
  • Confessions de Sylvius (1849) ;
  • Les Aventures de Mademoiselle Mariette (1853) ;
  • Les Oies de Noël (1852, réédité en 1858 sous le titre de L'usurier Blaizot ) ;
  • Les Souffrances du professeur Delteil (1853) ;
  • Les Bourgeois de Molinchart (1855) ;
  • La Succession Le Camus, écrit d'août 1855 à mai 1856 (Paris, A.Cadot, 1858, puis Plon et Cie, ds la "bibliothèque de romans à 1 franc le volume", ex. non daté - archives personnelles) ;
  • Le Violon de faïence (1862) ;
  • La Comédie Académique - La Belle Paule (1867) ;

Études[modifier | modifier le code]

  • Essai sur les Lenain, 1850 ;
  • Du réalisme. Lettre à Madame Sand, 1855 [lire en ligne]
  • Le Réalisme, 1857 ;
  • Souvenirs des Funambules (Michel Lévy Frères, 1859) ;
  • De la littérature populaire en France ;
  • Nouvelles recherches sur la vie et l'œuvre des frères Le Nain ;
  • Histoire de la caricature antique (E. Dentu. 2e édition, 1867) ;
  • Histoire de la caricature au Moyen Âge (E. Dentu, 1870) ;
  • Histoire de la caricature sous la République, l'Empire et la Restauration (E. Dentu. 2e édition, 1877) ;
  • Histoire de la caricature sous la Réforme et la Ligue. Louis XIII à Louis XVI (E. Dentu, 1880) ;
  • Histoire de la caricature moderne (E. Dentu, 1865) ;
  • Histoire de l'Imagerie populaire, E. Dentu, 1869 ;
  • Le musée secret de la caricature (E. Dentu, 1887) ;
  • Histoire des faïences patriotiques sous la Révolution ;
  • Documents pour servir à la biographie de Balzac ;
  • Henry Monnier, sa vie son œuvre (E. Dentu, 1879).

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Maurice-Pierre Boyé, Jura Franche-Comté, Grenoble, Arthaud, 1954, pp. 49 et 50

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]