Jules Augustin Williams Léon Battesti

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Officier général francais 2 etoiles.svg Jules Augustin Williams Léon Battesti
Naissance 6 avril 1858
Gravelines, France
Décès 25 septembre 1914 (à 56 ans)
Reims
Mort au combat
Origine Drapeau de France Français
Allégeance Drapeau de la France France
Arme Gendarmerie
Grade Général de brigade
Années de service 18771914
Conflits Campagne d'Algérie
Première Guerre mondiale
Commandement 52e division d'infanterie
Distinctions Chevalier de la Légion d'honneur Chevalier de la Légion d'honneur
Hommages Nom d'une rue à Reims

Jules Augustin Williams Léon Battesti (Gravelines6 avril 1858Reims25 septembre 1914), est un officier général français. C'est l'un des 42 généraux français morts au combat durant la Première Guerre mondiale.

Biographie[modifier | modifier le code]

Jules Augustin Léon Battesti est né à Gravelines, le 6 avril 1858, fils de Jacques Augustin (originaire de Bastia et lieutenant au 16e régiment d'infanterie de ligne et de Zoé Grady, son épouse. Il épouse Dorothée Dubourt, avec qui il a eu trois filles.

Il intègre l'École spéciale militaire de Saint-Cyr en 1877 (promotion de Novi Bazar)[1]. À la sortie d'école, en 1879, il est affecté au 122e régiment d'infanterie comme sous-lieutenant. Il passe lieutenant en 1884 et intègre la gendarmerie à l'école de Versailles. Il passe capitaine en 1892. Affecté à la Garde républicaine, il est nommé chef d'escadron en 1900. De 1904 à 1905, il commande l'école des aspirants de la gendarmerie. En 1906 il obtient le grade de lieutenant-colonel, avec le commandement de la 4e légion du Mans.

Le 9 août 1914, en pleine mobilisation générale, il prend le commandement de la 104e brigade d'infanterie (composée des 320e régiment d'infanterie de Péronne et 245e de Laon) de la 52e division de réserve, formée avec des réservistes de la 2e région militaire. La division est déployée du 9 au 13 août autour de Mézières, avec mission de garder les ponts de la Meuse, de Mézières jusqu'à Givet. Les unités de la division sont engagées lors de la bataille de la Meuse le 28 août autour de Frénois et de Donchery, puis se replient le 29 août. Le 2 septembre, suite au limogeage du général Coquet, Battesti est mis à la tête de la 52e division d'infanterie. Il est mortellement blessé pendant le bombardement du 25 septembre 1914 par un obus de 210 mm qui éclate tout près de lui, à l’extrémité de la rue de Cernay à Reims. Une pierre placée à l’entrée de cette rue, marquait l’endroit où il fut tué et son corps reposa au cimetière de l’Ouest à Reims[2].

Reconnu par ses pairs comme excellent cavalier, une plaque est apposée à la caserne Vérines (une des casernes de la Garde) à Paris. À l'École des officiers de la gendarmerie nationale (EOGN), un amphithéâtre porte son nom, ainsi qu'une caserne à Bordeaux et une rue à Reims. Le nom du général Battesti figure dans la nef des Invalides parmi les généraux morts pour la France.

Grades[modifier | modifier le code]

Postes[modifier | modifier le code]

Distinctions[modifier | modifier le code]

Citation[modifier | modifier le code]

« En pleine bataille de la Marne, fit preuve de brillantes qualités d'énergie, d'une froide bravoure et un complet mépris du danger, restant jours et nuits au milieu de ses troupes les plus avancées à la ligne. Chargé de missions offensives au nord-est de Reims, toujours au péril de sa vie, trouva une mort glorieuse sur le champ de bataille le 25 septembre 1914. »

— Citation à l'ordre de l’armée, le 6 juillet 1918.

Décorations[modifier | modifier le code]

Chevalier de la Légion d'honneur Chevalier de la Légion d'honneur (décret du 30 décembre 1901).

Croix de guerre 1914-1918 Croix de guerre 1914-1918 (avec palme : citation à l'ordre de l’armée, le 6 juillet 1918 - à titre posthume).

Médaille Coloniale Médaille coloniale (agrafe Sahara).


Sources et références[modifier | modifier le code]

  • Archives municipales de la Ville de Gravelines.
  • Cet article contient tout ou partie d'un document provenant du site La Vie rémoise.
  1. Jean Boÿ, « Historique de la 62e promotion de l’École spéciale militaire de Saint-Cyr (1885-1887), promotion de Novi Bazar » [PDF], sur www.saint-cyr.org, Association des élèves et anciens élèves de l’École spéciale militaire de Saint-Cyr (Saint-Cyrienne),‎ 28 juin 2011 (consulté le 29 octobre 2014), p. 3 et 5.
  2. Jean-Yves Sureau, Les Rues de Reims : mémoire de la ville, Reims,‎ 2002.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Gérard Géhin et Jean-Pierre Lucas, Dictionnaire des généraux et amiraux français de la Grande guerre, 1914-1918, vol. A-K, t. 1, Paris, Archives & culture,‎ 2007, 519 p. (ISBN 978-2-350-77058-1, notice BnF no FRBNF41310488).

Liens externes[modifier | modifier le code]