Juan Martín Díez

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Juan Martín Díez

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Portrait de Juan Martin Diaz, el Empecinado par Francisco de Goya

Alias
El Empecinado
Naissance 5 septembre 1775
Castrillo de Duero (Valladolid)
Décès 20 août 1825
Roa
Nationalité Espagnol
Pays de résidence Espagne
Profession
Général
Autres activités
Gouverneur,
Formation
Militaire
Distinctions
Signature de Juan Martín Díez

Juan Martín Díez, dit « le Têtu » (espagnol : el Empecinado) est un général espagnol né à Castrillo de Duero, Valladolid le 5 septembre 1775 et décédé à Roa, Burgos le 20 août 1825). Héros de la Guerre d'indépendance espagnole, il participa en tant que chef de guerre à plusieurs épisodes devenus légendaires en Espagne, où il mit en déroute l'armée napoléonienne. En particulier, il abandonna les batailles rangées qui étaient systématiquement perdues, et inventa un système de guérilla obligea les français à battre en retraite.

À l'issue de cette guerre, lors de la restauration de l'absolutisme par Ferdinand VII d'Espagne, il fut considéré comme afrancesado et libéral. Il subit de plein fouet les nouvelles lois contre les libéraux édictées par le nouveau roi, bien que se dernier tenta de le rallier à l'absolutisme, lui offrant un titre de noblesse et des richesse. La légende lui attribue les propos suivant

« Dîtes au roi que s'il ne voulait pas de la constitution, il ne fallait pas jurer dessus ; le Têtu a juré et ne commettra jamais l’infamie d'être un parjure »

Il reprit les armes en 1820 contre le pouvoir absolu de Ferdinand VII jusqu'à sa chute. Lors du Triennat libéral qui suivit, il fut nommé gouverneur militaire Saragosse. Il s'exila en 1823 au Portugal, lorsque le Trienat libéral tomba a son tour, avant de revenir avec 60 de ses hommes à la faveur de l'amnistie du 1er mai 1824. Ferdinand VII qui était retourné au pouvoir n'accepta cependant pas son retour et le fit faire prisonnier par un décret du 23 du même mois « il est temps de prendre Ballesteros et d'envoyer dans l'autre monde Chaleco et le Têtu ». Il fut détenu à Olmos de Peñafiel. Il semble que, les disputes politiques se poursuivant, certains aient voulu le juger « avec bienveillance » l'année suivante à Valladolid, le 20 avril. Il fut condamné à la pendaison à l'issue de ce jugement. La sentence « mise dans les mains de Sa Majesté [...] qui l’approuva et ordonna qu'il fut condamné à la pendaison sur la Place principale de Roa. »

Il fut exécuté le 20 août 1825.

Arts[modifier | modifier le code]

Il servit de modèle à Francisco de Goya dans son Portrait de Juan Martin Diaz, el Empecinado et Benito Pérez Galdós le décrivit dans ses Episodios Nacionales.