Juan José de Vértiz y Salcedo

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Juan José de Vértiz y Salcedo.

Juan José de Vértiz y Salcedo (Mérida de Yucatán, dans le Mexique actuel, 1719 – Madrid, Espagne, 1799) était un homme politique espagnol de l'époque coloniale[1]. Après un séjour en Espagne, il devint gouveneur de Buenos Aires, puis assuma, entre 1778 et 1984, la charge de vice-roi du Río de la Plata. Son action d'administrateur tendit au développement économique et social du territoire sous sa tutelle.

Biographie[modifier | modifier le code]

D'origine criollo, c'est-à-dire de souche européenne mais né aux Amériques, ayant pour père Juan José de Vértiz y Hontañón, gouveneur du Yucatán et haute personnalité politique péninsulaire, il poursuivit des études en Espagne, où il bénéficia également d'une formation militaire, prenant part à plusieurs campagnes militaires espagnoles, notamment celles de France et d'Italie. Revenu en Amérique, il occupa la fonction de gouverneur de Buenos Aires – d'abord sous l'administration de la vice-royauté du Pérou, puis sous celle de la nouvelle vice-royauté du Río de la Plata, à la création de celle-ci en 1776 –, se donnant comme priorité d'expulser les Portugais hors de la Bande orientale, mais sans y parvenir.

En 1778, succédant à Pedro de Cevallos, il prit la fonction de vice-roi, et demeurera du reste le seul vice-roi du Río de la Plata à être né sur le sol américain. Au long des six années qu'il occupa ce poste, il réalisa une vaste œuvre administrative, stimulant l'économie régionale, établissant de nouvelles colonies dans les terres inhabitées, instaurant des intendances à travers tout le territoire de la vice-royauté, et créant les conditions pour que pût être mise en place la Real Audiencia de Buenos Aires. Dans le champ social, il s'efforça de regrouper tous les artisans en différentes corporations, à l'instar du système en vigueur en Europe. C'est sous son mandat que l'on procéda pour la première fois à un recensement de la population de Buenos Aires, lequel permit d'établir le nombre de ses habitants à 37 000 environ, et c'est aussi à son instigation que fut créé le premier théâtre de la ville, La Ranchería.

Il joua par ailleurs un grand rôle dans la repression de la rébellion de Túpac Amaru II, qui fut écrasée en 1781.

En 1784, il sollicita son retour en Espagne, laissant Nicolás del Campo lui succéder à la tête de la vice-royauté.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Raúl Casares G. Cantón, Juan Duch Colell, Michel Antochiw Kolpa, Silvio Zavala Vallado et al, Yucatán en el tiempo, Mérida, Yucatán,‎ 1998 (ISBN 970 9071 04 1)