Juan Clarós

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Juan Clarós
Juan Clarós, héros catalan de renom
Juan Clarós, héros catalan de renom

Naissance 1749
Barcelone
Décès 1827
Origine Drapeau de l'Espagne Espagne
Grade Général de Brigade
Conflits Guerre d'indépendance espagnole

Né à Barcelone en 1749, Juan Clarós fut un militaire de grande renommée du Principat Catalán. Premier-Adjudant du bataillon léger de Gérone, il se distingua dans les guerres de 1793 contre les Français durant lesquelles il perdit d'ailleurs l'usage d'un bras. Cependant, ce furent ses faits d'armes lors de la Guerre d'indépendance qui le rendirent célèbre.

Biographie[modifier | modifier le code]

Homme charismatique et prestigieux, aux grandes valeurs morales, très tactique sur le terrain, il reçut le commandement du Second Détachement de Migueletes, créé à Figueras le 15 mai 1808. C'est à sa tête qu'il harcela et intercepta sans relâche les convois ennemis qui allaient et revenaient de France. Ce ne sont pas moins de 200 combats livrés et certaines grandes victoires qui restent à tout jamais gravées dans l'histoire du pays.

En 1808, près de Molins de Rei, il mit en déroute une division française, causant plus de 300 morts et la perte totale du convoi. Peu après, il attaqua et vaincu le Général Reille. Sous les ordres du Général Caldagués, Juan Claros accouru ensuite à Gérone, en renfort des troupes de ses amis Baget et Milans, soumettant l'ennemi, obligeant le général Duhesme à lever le siège de la ville. Ce dernier fait lui valu le glorieux titre d'"Immortel" et le grade de Lieutenant-Colonel. Finalement, Clarós parvint à désorganiser Reille et le pourchassa sans répits sur le chemin de la France.

Lors des 2e et 3e sièges de Gérone (1809), toujours accompagné de Milans, Baget mais aussi de Rovira, il fit d'énormes sacrifices pour sauver la cité (délivrée à plusieurs reprises). Elle finit par tomber, mais avec honneur.

Durant cette même année, Clarós et Milans, avec d'autres dirigeants, vont fomenter une conjuration pour libérer Barcelone des Français. Essuyant des tirs de canons, ils parvinrent néanmoins avec leurs soldats à la Place de l'Ange (Puerta del Angel) le 9 mars. C'est alors qu'un orage empêcha les autres troupes alliées de traverser le Rio Besos. Les vaisseaux britanniques durent s'éloigner pour éviter la tempête sans pouvoir les aider. Clarós rompit le siège dans lequel ses ennemis se prétendaient enserrés et quelques heures plus tard, lui et ses troupes livrèrent un combat sanglant à Molins de Rei.

Tant Barcelone que Gérone vouent une immense gratitude envers Clarós. Suite à la première attaque de la Porte de l'Ange puis de la seconde jusqu'à San Medin, Claros et ses acolytes auraient pu être ralliés par l'effectif du Général Blake si celui-ci avait pu accoster. Cependant, Clarós est arrêté après de sanglants et opiniâtres combats contre divers convois au pont de Capmany et de Darnius et envoyé avec le reste de l'effectif, blessés et prisonniers, à Manresa (octobre-novembre).

Après un triomphe à Besalú, le Grand Conseil Central autorise le Capitaine Général de Catalogne à nommer Juan Clarós Colonel pour le récompenser des "grands et intenses services rendus pour lesquels il s'est distingué". En avril 1819, Juan Claros est nommé Général de Brigade, par le Roi Ferdinand VII et décoré de plusieurs distinctions.

Clarós fut la bête noire du Maréchal Augereau et de ses troupes car les convois français ne purent plus passer la frontière espagnole. Mais il fit encore davantage; aidé par Rovira (septembre 1810) il pénètre en France où il s'empare des armes des gardes nationaux de nombreux villages.

Vie privée[modifier | modifier le code]

Epoux de Maria Teresa Draper avec laquelle il a eu plusieurs enfants dont un fils, Pedro Clarós y Draper, père de Juan de Clarós y de Ferrán (Baron de Prado Hermoso). Juan Clarós décéda en 1827.

Le descendant actuel et en ligne directe de Juan de Clarós y de Ferrán est Domingo Neuenschwander de Clarós (Baron de Prado Hermoso), ainsi donc un descendant direct de Juan Clarós.

Sources[modifier | modifier le code]

Le contenu de cet article reprend des éléments du tome 30 de l'Encyclopédie Universelle Illustrée euro-américaine (Oxford University Press), avec copyright antérieur à 1928. Libre de droit d'auteur et donc dans le domaine public. Egalement des références à l'Estudio Genealogicos Heraldicos y Nobiliarios (Tome I). Hidalguia, des Archives Générales Militaires de Ségovie, de l'Encyclopédie Catalane et bien d'autres sources.