Jozua François Naudé

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Naudé.
Jozua François Naudé
Image illustrative de l'article Jozua François Naudé
Fonctions
Président d'État
de la République d'Afrique du Sud

(par interim)
1er juin 196710 avril 1968
(&&&&&&&&&&&&031410 mois et 9 jours)
Prédécesseur Charles Swart
Successeur Jacobus Johannes Fouché
Président du Sénat
19611968
Député de Pietersburg
19201960
Biographie
Date de naissance 15 avril 1889
Lieu de naissance Middelburg,
colonie du Cap
Date de décès 31 mai 1969
Lieu de décès Le Cap,
Province du Cap
(Afrique du Sud)
Nationalité sud-africaine
Parti politique Parti national (1920-1934)
Parti uni (1934-1939)
Parti national (1939-1969)
Profession Avocat
Résidence Pietersburg, Transvaal

Jozua François Naudé
Présidents d'État
de la République d'Afrique du Sud

Jozua François Naudé (né le 15 avril 1889 à Middelburg, colonie du Cap et mort le 31 mai 1969 au Cap), est un homme politique qui fut président d'État par interim de la République d'Afrique du Sud du 1er juin 1967 au 10 avril 1968.

Membre de la ligue afrikaner (Broederbond), député de Pietersburg (1920-1961), président de la Chambre de l'Assemblée (1948-1950), ministre des postes et télégraphes de 1950 à 1954, ministre de la santé de 1954 à 1956, ministre des finances de 1956 à 1958 et ministre de l'intérieur (1958-1961), Jozua François Naudé est de 1961 à 1969 président du Sénat et, à ce titre, assure du 1er juin 1967 au 10 avril 1968 l'interim de la présidence de la république sud-africaine, suite à la maladie puis la mort de Theophilus Donges.

Biographie[modifier | modifier le code]

Tom Naudé

Josué François (Tom) Naudé est né à Middelburg dans l'est de la colonie du Cap. Fils de fermier, Tom Naudé fait des études de droit et devient avocat à Pietersburg dans le nord du Transvaal. Partisan de James Barry Hertzog, il participe en 1914 à des manifestations contre la participation sud-africaine à la Première Guerre mondiale. Il passe trois mois dans un camp d'internement pour avoir refusé de se battre contre les armées du Reich dans la colonie allemande du Sud-Ouest africain.

Élu au conseil municipal de Pietersburg, il est élu en 1920 sous les couleurs du parti national à la Chambre de l'Assemblée de l'Union de l'Afrique du Sud pour la circonscription de Pietersburg.

En 1934, il fait partie de la majorité du NP qui se rallie à James Barry Hertzog dans l'alliance avec le parti sud-africain de Jan Smuts au sein du Parti uni.

En 1939, il fait partie de la minorité du parti uni qui se prononce pour la neutralité durant la Seconde Guerre mondiale. Solidaire de JBM Hertzog, il quitte le parti uni et rejoint le parti national réunifié.

De 1948 à 1950, il est président de la Chambre de l'Assemblée. En 1950, il entre au gouvernement de Daniel François Malan en tant que ministre des Postes et Télégraphes. En 1954, il devient ministre de la santé dans le gouvernement de JG Strijdom puis à l'occasion d'un remaniement ministériel succède à Nicolaas Havenga en tant que ministre des finances. C'est durant cette période qu'il se rend en Europe pour plaider en faveur de l'augmentation des cours de l'or. Il reste ministre des finances lors de la formation du gouvernement Verwoerd puis est nommé ministre de l'intérieur le 20 octobre 1958.

En 1960, il entre au Sénat et l'année suivante en est élu président. En janvier 1967, Theophilus Donges est élu par le Parlement pour devenir président d'État de la République d'Afrique du Sud. Il doit prendre ses fonctions à compter du 31 mai mais il est victime entre-temps d'une hémorragie cérébrale avec paralysie. Jozua François Naudé, en tant que président du Sénat, assura l'intérim du 1er juin 1967 au 10 avril 1968, date de l'élection de Jacobus Johannes Fouché à la présidence d'État.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Dictionary of South African Biography, Nasional Boekhandel Bpk., Human Sciences Research Council, Pretoria, 1981, p. 395-396
  • Nécrologie: Die Burger, 2 juin 1969 ; Die Volksblad, 2 juin 1969.

Liens externes[modifier | modifier le code]