Joux

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Joux
Vue lointaine du château de Joux.
Vue lointaine du château de Joux.
Blason de Joux
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Rhône-Alpes
Département Rhône
Arrondissement Villefranche-sur-Saône
Canton Tarare
Intercommunalité Communauté de communes de l'Ouest Rhodanien
Maire
Mandat
Guy Hofstetter
2014-2020
Code postal 69170
Code commune 69102
Démographie
Gentilé Jouxiens
Population
municipale
660 hab. (2011)
Densité 26 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 53′ 17″ N 4° 22′ 22″ E / 45.8880555556, 4.3727777777845° 53′ 17″ Nord 4° 22′ 22″ Est / 45.8880555556, 4.37277777778  
Altitude Min. 410 m – Max. 892 m
Superficie 25,18 km2
Localisation

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Joux

Joux est une commune française, située dans le département du Rhône en région Rhône-Alpes.

Géographie[modifier | modifier le code]

Joux est un village de 662 habitants (recensement de 2010), faisant partie du département du Rhône (Région Rhône-Alpes). Le village est situé à 5 kilomètres de la ville de Tarare, chef-lieu du canton dont Joux fait partie, à 50 km de Lyon et à 37 km de Roanne. Sa superficie est de 2 518 hectares. Les communes limitrophes de la commune sont Violay, Saint-Marcel-l'Éclairé, Tarare, Les Sauvages, Saint-Cyr-de-Valorges.

C'est à Joux que prend naissance la rivière Turdine, l'un des sous-affluents de la Saône, au pied du col du Pin Bouchain. Parmi les affluents de la Turdine sur la commune, on trouve le Charveyron.

La Turdine approvisionne en eau le barrage de Joux, plus gros ouvrage hydrologique du canton de Tarare, et situé sur le territoire de la commune.

Parmi les autres rivières de la commune, on citera le Boussuivre, qui prend naissance en contrebas du mont éponyme, non loin de la Tour Matagrin sur la commune de Violay dans la Loire.

Le village compte de nombreux hameaux, dont les plus importants sont Arcy, le Chadier et la Pimpia.

Histoire[modifier | modifier le code]

Pour certains, le nom Joux proviendrait de Jove, ou d'Araara Jovis, ce qui, en dialecte dérivé du latin, signifie « autel de Jupiter ». Cela voudrait dire qu'un autel y fut dressé à l'époque gallo-romaine. D’autres y voient une contraction de juria, « forêt », et jugum, « sommet de colline ». La commune s'est par la suite nommée Jo, Joz, puis Joux-sur-Tarare.

Peut-être désignée sous le nom de Jocus en 960[1] et alors qualifiée de villa, la commune prend de l'importance au Moyen Âge, où mention est faite dès le XIe siècle dans une charte de l'abbaye de Savigny datée de 1088[2]. Cet acte rapporte qu'Aymon de Lay donnait à l’abbaye l'église de Joux et lui proposait d'acheter ses dépendances, dîmes, terres et annexes.

En 1243 un certain Guillaume de Joux abandonnait sa viguerie à Humbert V de Beaujeu[3]. Joux relevait alors probablement du Forez et ne devint beaujolaise que lors du partage de 1273, partage qui scindait à nouveau le Forez et le Beaujolais[4]. Alors qualifiée de castrum, Joux fut tenue en franc-alleu jusqu'en 1324 date à laquelle elle fut inféodée duc de Bourbon.

Baronnie dès le XIVe siècle[5] elle fut aux mains des Beaujeu, puis successivement à celles des familles de Vienne et de Villeneuve. Elle s’étendait alors sur les paroisses de Joux, d'Affoux, de Saint-Marcel-l'Éclairé, d'une partie de Violay et de Saint-Forgeux ainsi qu'une partie des Sauvages. Les descendants furent les familles de Pomey, de Cotton, de la Font, et Ruyneau de Saint-George.

La commune, après avoir connu une décroissance démographique au cours du XXe siècle, s'est repeuplée à la fin de celui-ci.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Joux

Les armes de Joux se blasonnent ainsi : D'or au lion de sable, au bâton de gueules brochant sur le tout.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1983 1999 Jacques Ruyneau de Saint Georges    
1999 2001 Pierre Pézieux    
2001 en cours Guy Hofstetter    
Les données manquantes sont à compléter.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 660 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 251 1 179 1 187 1 351 1 376 1 394 1 380 1 416 1 421
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 499 1 414 1 431 1 338 1 276 1 184 1 144 1 046 1 011
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
967 961 894 714 679 626 602 508 489
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
492 434 376 456 512 605 653 657 662
2011 - - - - - - - -
660 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[6] puis Insee à partir de 2004[7].)
Histogramme de l'évolution démographique


Enseignement[modifier | modifier le code]

La commune de Joux abrite une école, dont les élèves sont répartis en 3 classes.

Culture[modifier | modifier le code]

Joux est un village qui abrite ou qui a abrité bon nombre de musiciens et membres de groupes. Pour en citer quelques-uns : Louis Hofstetter, Monsieur Timide, Maux Mots, BTR, Selma, Mok, LeX, What About Your Sister, Les Frapading', Bloody Mary, Le Chat qui Louche, Le francisco verpa's band, Tombés du Ciel, No Square, Hôpital Clou, Planète.com, Black Birds, Les Racines Tortue, etc.

Festivités[modifier | modifier le code]

  • La fête des classes, anciennement fête des conscrits a lieu chaque année le jeudi de l'ascension. Après celle-ci, les classards portent généralement les gaufres aux habitants du village.
  • Le Chant du Mai, est effectué chaque année dans la nuit du 30 avril au 1er mai. Des groupes d'habitants vont chanter sous les fenêtres des maisons du village, et reçoivent en échange des œufs.
  • La fête patronale était anciennement fixée au 15 août. Dès 1957, la fête du tilleul lui succède tous les deux ans, jusqu'en 1995. Entre ces deux dates, elle est fixée au dernier week-end du mois de juillet. Les dernières fêtes du tilleul de 1989, 1991, 1993, 1995 donnèrent lieu à des défilés costumés. En 2003 et 2005, eurent lieu d'autres fêtes, qui ne prirent néanmoins pas l'appellation de "fête du tilleul". En 1999, 2001 et 2006 eurent lieu des intravillages, qui opposèrent quatre équipes, Boussuivre, Le Château, La Chapelle et Le Barrage, du nom des lieux et monuments marquants du village.
  • Les foux de Joux est un festival rock programmé chaque année entre septembre et décembre, organisé par l'association Monkey Prod, à la salle des fêtes de Joux.

Santé[modifier | modifier le code]

La commune est située à 5 kilomètres seulement du premier hôpital, à savoir le centre hospitalier de Tarare. Néanmoins, depuis la fermeture de la maternité de Tarare dans les années 2000, les maternités les plus proches sont situées à Villefranche-sur-Saône, Roanne, et Ecully.

Sports[modifier | modifier le code]

La commune possède quelques infrastructures sportives, et notamment un terrain de Basket et un terrain de tennis. Plusieurs clubs sportifs virent le jour dans les années 1980-1990, dont le Joux Athletic Club, et le Club de Tennis de Joux.

Environnement[modifier | modifier le code]

Joux, la commune la plus étendue du canton de Tarare, abrite de nombreuses forêts, notamment de conifères. L'arrivée de l'autoroute A89 a modifié en profondeur l'aspect d'une de ses vallées naturelles, la vallée du Boussuivre - du nom d'un ruisseau qui prend sa source sur les contrebas de la tour Matagrin.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

La commune comprend plusieurs monuments remarquables.

Le château de Joux (45° 53′ 12″ N 4° 22′ 20″ E / 45.88667, 4.3722)

Château du Moyen Âge, il est propriété de la famille Ruyneau de Saint-Georges. Sa date de construction est encore inconnue. La première mention d'un château apparaît dans un document de 1273 mais cet édifice aurait pu être démoli pour être reconstruit par la suite (XIVe siècle). Il a été remanié à la Renaissance et au XVIIIe siècle.

Le tilleul

Vénérable tilleul de Sully (arbres plantés partout en France à la demande du ministre d'Henri IV), au diamètre imposant, situé dans l'enceinte du château de Joux, il apparaît déjà sur un plan de 1720.

La route Napoléon

La route Napoléon emprunte le territoire de la commune, au Nord. Elle correspond par certains endroits aux tracés des anciennes voies romaine et royale. La partie la plus accessible peut s'emprunter du lieu-dit La Chapelle pour déboucher au lieu-dit du "Pied de la Montagne " sur l'actuelle Nationale 7.

Le barrage de Joux
Vue lointaine du Barrage de Joux.

Le barrage de Joux est situé en amont du village et approvisionne en eau les industries tarariennes. Sa première pierre fut posée en 1901. L'ouvrage fut inauguré en 1905. En 2005, eurent lieu les célébrations de son centenaire.

Monument de Madeleine de France

Au hameau de La Chapelle, situé sur le col du Pin Bouchain (727 mètres), on trouve un monument commémoratif de la rencontre en 1536 de François Ier et du roi d'Écosse Jacques V. Ce dernier avait alors demandé la main de Madeleine de France, la troisième fille du roi de France.

La chapelle de la Salette

Construite après la guerre de 1870, elle est dédiée à Notre-Dame de la Salette. Les habitants de Joux s'étaient promis de faire construire l'édifice si Joux était épargnée des Prussiens, ce qui fut le cas, la paix ayant été signée avant leur arrivée.

Les mines
Entrée d'une des mines de Jacques Cœur

Des mines de plomb furent exploitées au XVe siècle par Jacques Cœur. Les plus connues de ces mines sont situées en aval de la route départementale reliant Joux à Saint-Cyr-de-Valorges. D'autres existent en amont de la vallée de Boussuivre.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. d'après Georges Debombourg ; voir aussi le Cartulaire de Savigny, art 232 in villa quae dicitur Jocus
  2. Charte 818
  3. Archives Nationales, P1228 P11 p. 51
  4. Chartes du Forez, charte 1634
  5. Paul de Varax, Notice sur le Baronnie de Joux sur Tarare, 1876
  6. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  7. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2005, 2006, 2010, 2011