Journal de Paris

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Journal de Paris
Journal de Paris 6. XI 1802, Avis de Jean Marie Farina

Pays France
Langue Français
Périodicité quotidien
Date de fondation 1777
Date du dernier numéro 1840
Éditeur Paris

Le Journal de Paris ou Poste de Paris ou encore Poste du soir est le premier quotidien français. Il parut de 1777 à 1840.

Sommaire

[modifier] Histoire

Fondé par Antoine-Alexis Cadet de Vaux, Jean Romilly, Olivier de Corancez et Louis d'Ussieux sur le modèle du London Evening Post, il paraît du 1er janvier 1777 à au 17 mai 1840. Il est édité par Quillau, au format in-4° (format courant des livres à l'époque)[1].

Le journal couvre l'actualité littéraire, signale les spectacles du soir, relate quelques faits divers parisiens et des anecdotes sur des personnages en vue. Il donne également des informations pratiques telles que les prévisions météorologiques, la hauteur de la Seine et les résultats de la loterie. Jean Tulard souligne l'existence de la rubrique Nouvelles de la maladie des personnes dont la santé intéresse le public[2].

Répondant à une réelle demande du public, le quotidien rencontra immédiatement un grand succès ; en 1790, il est tiré à 12 000 exemplaires.

À la Révolution, les articles politiques se développent et influent sur la vie du journal. Ses comptes-rendus des assemblées sont reconnus parmi les meilleurs mais les Montagnards qui le jugent dangereux mettent ses ateliers d'imprimerie à sac dans la journée du 10 août 1792. Le quotidien ne reprend ses publications que le 1er décembre.

Il absorbe le Courrier de l'Europe en 1811. Il devient le porte-parole officiel du gouvernement de Charles X.

[modifier] Disponibilité

[modifier] Notes

  1. Voici le colophon du n° 181, daté du 30 juin 1777 : Le Journal de Paris paroît tous les matins : on souscrit en tout temps. Le prix de la Souscription, pour l’année, est de 24 liv. pour Paris, & de 31 liv. 4 sous pour la Province. Le bureau d’abonnement est rue du Four Saint-Honoré, la troisième porte cochère au-dessus de la rue des Deux Écus, en face de l’Hôtel de Soissons : c’est là qu’il faut envoyer, à l’adresse du directeur de ce journal, tous les objets qui peuvent y être relatifs. Il faut avoir soin d’affranchir le port de l’argent, des lettres et des paquets. De l’Impr. De QUILLAU, Imprimeur de S.A.S. Mgr Le Prince de Conti, rue du Fouarre.
  2. Jean Tulard, Jean-François Fayard et Alfred Fierro, Histoire et dictionnaire de la Révolution française. 1789-1799, éd. Robert Laffont, coll. « Bouquins », Paris, 1987, 1998 [détail de l’édition]

[modifier] Bibliographie

[modifier] Liens externes

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