Jour du Souvenir

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Strasbourg, cérémonie du jour du Souvenir à la mémoire des morts pour la France de toutes les guerres. 11 novembre 2012.

Le jour du Souvenir[1] (en anglais Veterans Day, Remembrance Day ou Poppy Day), aussi connu comme jour de l'Armistice, est une journée de commémoration annuelle observée en Europe et dans les pays du Commonwealth pour commémorer les sacrifices de la Première Guerre mondiale ainsi que d'autres guerres. Cette journée a lieu le 11 novembre pour rappeler la signature de l'Armistice mettant fin à la Première Guerre mondiale, en 1918.

En parallèle, aux États-Unis fut instauré le Veterans Day qui est également célébré le 11 novembre.

Au Canada (Pour les militaires et les fonctionnaires fédéraux), en France et en Belgique, le jour est férié.

En France, depuis 2012, le 11 novembre est également le jour de l’hommage aux morts pour la France[2].

Commémoration[modifier | modifier le code]

En France[modifier | modifier le code]

En France, il est traditionnellement respecté deux minutes de silence à 11 h, le 11e jour du 11e mois : c'est à ce moment que l'armistice a été rendu effectif. De plus, le(s) représentants du pays (maire, préfet) procèdent à un dépôt de gerbes et/ou à un ravivement de flamme. Le 11 novembre est férié.

En Grande-Bretagne[modifier | modifier le code]

En Grande-Bretagne, le 11 novembre n'est pas férié mais la minute de silence est tout de même respectée.

Fleurs symboles[modifier | modifier le code]

Le coquelicot[modifier | modifier le code]

Coquelicot à l'Australian War Memorial

Dans les pays du Commonwealth, le coquelicot est un symbole associé à la mémoire de ceux qui sont morts à la guerre. Le jour du Souvenir y est l'occasion de ventes de coquelicots en papier au bénéfice des anciens combattants.

Avant la Première Guerre mondiale, peu de coquelicots poussaient en Flandre. Durant les terribles bombardements de cette guerre, les terrains crayeux devinrent riches en poussières de chaux favorisant ainsi la venue des coquelicots. La guerre finie, la chaux fut rapidement absorbée et les coquelicots disparurent de nouveau.

Le lieutenant-colonel John McCrae, un médecin militaire canadien, établit le rapport entre le coquelicot et les champs de batailles et écrivit son célèbre poème In Flanders Fields (Au champ d'honneur). Le coquelicot devint rapidement le symbole des soldats morts au combat.

La première personne à l'utiliser de cette façon fut Mme Michael, membre du personnel du American Overseas YMCA. Au cours de la dernière année de la guerre. Mme Michael lut le poème de John McCrae et en fut si touchée qu'elle composa également un poème en guise de réponse. Comme elle le précisa plus tard : « Dans un moment fort de résolution, j'ai pris l'engagement de garder la foi et de toujours porter un coquelicot rouge des champs de Flandre comme symbole du Souvenir afin de servir d'emblème et de garder la foi avec toutes les personnes décédées[réf. nécessaire]. »

Article connexe : Poppy Appeal.

Le bleuet[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Bleuet de France.
Bleuet de France, novembre 2013

En France, le bleuet, également présent sur les champs de bataille et dont la couleur rappelle les uniformes des Poilus, représente traditionnellement le sacrifice des soldats lors du premier conflit mondial. Le Bleuet de France symbolique est de moins en moins présent depuis les années soixante.

Pour la première fois depuis 1922, le 11 novembre 2012 ne marque plus solennellement la seule célébration de la fin de la Première Guerre mondiale, mais devient une journée d’hommage à tous les morts pour la France. À cette occasion un groupe d’officiers de l’École de guerre et du cours supérieur d’état-major (CSEM) décide de relancer la collecte en faveur du Bleuet de France, et le chef d’état-major des armées, l'amiral Édouard Guillaud, a encouragé dans un message à l’ensemble des unités, tous les militaires à porter le Bleuet de France sur leur tenue, y compris durant les heures de service jusqu’au 11 novembre [3].

Le chrysanthème[modifier | modifier le code]

Georges Clemenceau, lors du premier anniversaire de l'armistice, le 11 novembre 1919, aurait appelé les Français à fleurir les tombes des soldats tombés au front[4]. On a alors choisi le chrysanthème d'automne pour fleurir les tombes des soldats car il fleurit tard dans l’année et peut résister au gel. Cette tradition se répand en France comme en Belgique mais à mesure du temps, l’arrivée des chrysanthèmes dans les cimetières glisse du 11 novembre à la fête des morts du 2 novembre.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Typographie, Majuscules - Noms particuliers – Jour du Souvenir », sur le site de l'Office québécois de la langue française, Gouvernement de Québec, 2002. Consulté le 24 septembre 2008.
  2. Loi no 2012-273 du 28 février 2012 fixant au 11 novembre la commémoration de tous les morts pour la France
  3. « Le Chef d’état-major des armées soutient l’Œuvre du Bleuet de France », sur defense.gouv.fr,‎ 5 novembre 2012 (consulté le 9 novembre 2012)
  4. Didier Bernard, La fleur d'or : Le chrysanthème, son histoire, sa culture, les différentes variétés, Éditions Gunten,‎ 2006, 246 p.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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