Joudes

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Joudes
Image illustrative de l'article Joudes
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne
Département Saône-et-Loire
Arrondissement Arrondissement de Louhans
Canton Canton de Cuiseaux
Intercommunalité Communauté de communes du Canton de Cuiseaux
Maire
Mandat
Stéphane Baltes
2014-2020
Code postal 71480
Code commune 71243
Démographie
Population
municipale
407 hab. (2011)
Densité 36 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 28′ 07″ N 5° 21′ 34″ E / 46.4686111111, 5.3594444444446° 28′ 07″ Nord 5° 21′ 34″ Est / 46.4686111111, 5.35944444444  
Altitude Min. 199 m – Max. 441 m
Superficie 11,16 km2
Localisation

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Joudes

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Joudes est une commune française, située dans le département de Saône-et-Loire en région Bourgogne.

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune de Joudes se situe en limite de deux régions naturelles bien démarquées de par leurs géologies, leurs paysages et leurs reliefs. À l'Est se trouve le Revermont, qui représente le premier chaînon du Jura ; à l'Ouest se trouve la plaine vallonnée de la Bresse. Le village même de Joudes ainsi que son hameau le plus important, Marciat, sont bâtis sur la partie jurassienne de la commune qui représente environ un tiers de la superficie de celle-ci. L'altitude oscille entre 225 et 445 m. À l'Ouest la plaine de Bresse forme un paysage vallonné où la présence d'eau a permis l'établissement de nombreux hameaux. Une grande partie de cette plaine est couverte de forêt. Joudes avec les communes voisines de Champagnat et Cuiseaux sont les seules communes de Bourgogne dont une partie de leur territoire se situe sur le Massif Jurassien.

Géologie[modifier | modifier le code]

1. Le secteur jurassien[modifier | modifier le code]

Le sous-sol est composé en majorité de calcaire et de marne du Jurassique inférieur et moyen. Les terrains les plus anciens sont représentés par des marnes argileuses du Pliensbachien ( Jurassique inférieur - 180 millions d'années) au lieu-dit la Condemine et au nord du château des Charmeilles. Au-dessus de ces couches riches en fossiles de Bélemnites se trouvent les marno-calcaires du Toarcien ou abondent les restes fossilisés des mers jurassiques (ammonites, gastéropodes, bélemnites). De bons affleurements étaient visibles par le passé au Teppes de Soupas, au Nord-Est de la commune.
Surmontant ces marnes à la couleur bleue caractéristique, on découvre l'épaisse série de calcaire jaune de l'Aalenien et du Bajocien. Des carrières de petites tailles sont encore bien visibles au-dessus du hameau de Cherand. L'église et bon nombre de vieilles demeures du village sont construites en pierres jaunes calcaires issues de ces excavations. On retrouve les couches du Jurassique moyen en limite de la zone de contact avec les terrains tertiaires de la Bresse dans une zone comprise entre le lieu-dit le Chevreuil et le Machin avec des calcaires marneux du Callovien très fossilifères.
En se dirigeant vers le nord, des calcaires gris et blancs datant du Jurassique supérieur ( Oxfordien supérieur -140 millions d'années) affleurent à proximité de Marciat avec de nombreuses failles. Cette bande de calcaire nous amène à l’extrême nord de la commune ou affleurent dans un synclinal crétacé des sables calcaires riches en nodules siliceux. Le Crétacé est particulièrement bien représenté sur la communes de Cuiseaux où on peut découvrir un des rares affleurements de craie dans ce secteur du Jura ( avec Lains à côté de Saint-Julien-sur-Suran).
Les phénomènes karstiques liés à la présence de calcaire sont visibles en différents points de la commune : source de la Rochette, perte du ruisseau des Condemines, dolines à la Ratte Passée, etc.

2. Le secteur Bressan[modifier | modifier le code]

La ligne de partage entre les terrains bressans et jurassiens passe par les hameaux de la Sablière, le Chevreuil, le Machin et au nord le lieu-dit Gratte-Loup. Dans cette étroite zone de contact se trouvent des vestiges des terrains oligocènes et miocènes très intéressants car ils correspondent à l'époque ou Bresse et Jura se sont définitivement différenciés en raison de l'effondrement de plus de 1 000 m des terrains jurassiques sous la Bresse. L’oligocène est bien visible au hameau du Chevreuil sous forme d'un conglomérat rose contenant des éléments calcaires jurassiens. Le Miocène est quant à lui représenté par des sables calcaires avec quelques quartz ( ancienne carrière dite de la Sablière).
À l'ouest immédiat de ces affleurements apparaissent les marnes et les sables du Tertiaire bressan. Ces terrains sont datés du Pliocène (3 millions d'années). Dans le détail, ces terrains sont d'une extrême variabilité mais on peut considérer sur la commune deux grands faciès, les sables dits de Condal et les marnes de Bresse.
Les sables de Condal sont bien visibles à la carrière de Rozière, ce sont des sables fins d'origine fluvio-lacustre. On les retrouve au lieu-dit La Laveratiere, au Bourg-Neuf et à Roziere. Les marnes de Bresse sont des marnes de couleur variable ( gris bleu à jaune), enrichis de graviers calcaires à l'approche de la corniche jurassienne, très imperméables, ce qui explique les nombreux cours d'eau sur cette zone. Ces marnes sont bien visibles en forêt de Trechaux. À noter que c'est dans ces marnes qu'une étude minière avait été réalisée à la fin du 19e siècle au lieu-dit Le Fond du Bief pour extraire de ces couches du kaolin. Le caractère limite de ce gisement n'a pas permis d'envisager plus sérieusement une quelconque exploitation.

Climat[modifier | modifier le code]

Sous un climat de type tempéré, la commune est soumise aux influences océanique et continentale. Les précipitations sont abondantes avec 1 200 mm par an, ceci est en grande partie dû au relief du Jura barrant les fronts pluvieux venant de l'ouest. Le caractère continental du climat est surtout visible dans les valeurs extrêmes, fortes gelées en hiver et vent du Nord glacial ( "la bise"), jours de fortes chaleurs en été. À noter une influence méditerranéenne non négligeable notamment en ce qui concerne les fortes précipitations orageuses rencontrées en septembre et octobre certaines années.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Dommartin-lès-Cuiseaux Champagnat Rose des vents
Condal N
O    Joudes    E
S
Balanod (Jura) Montagna-le-Reconduit (Jura)

Histoire[modifier | modifier le code]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1947 1959 Marcel Bouchard    
mars 2008 en cours Jean-Claude Martinet    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 407 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
477 578 504 536 556 569 618 586 574
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
560 552 570 508 528 575 557 548 527
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
506 490 490 413 405 391 377 383 377
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2011
348 309 355 410 409 407 411 412 407
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[1] puis Insee à partir de 2004[2].)
Histogramme de l'évolution démographique


Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  2. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2008, 2011


Liens externes[modifier | modifier le code]

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