Jostein Gaarder

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Jostein Gaarder

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Jostein Gaarder en 2009

Naissance (61 ans)
Oslo Drapeau de la Norvège
Langue d'écriture norvégien
Distinctions prix Brage

Jostein Gaarder /ˈju:staɪn ˈgɔːrdər/ (né le à Oslo) est un écrivain et philosophe norvégien.

Biographie[modifier | modifier le code]

Jostein Gaarder a enseigné la philosophie et l'histoire des idées à Bergen en Norvège, avant de se lancer dans la littérature. Il connaît dans son pays un succès unanime pour son œuvre d'une profonde originalité. Son roman Le Monde de Sophie, publié en 1995, le fit connaître et l'a définitivement consacré auprès de la critique et du grand public, non seulement en Norvège mais également à l'étranger[1].

En parallèle de son œuvre littéraire, il a créé la fondation Sophie (pour la défense de l'environnement) qui décerne chaque année le Prix Sophie pour récompenser des actions en faveur de l'environnement et du développement soutenable.

Œuvres[modifier | modifier le code]

Polémique[modifier | modifier le code]

Le , dans le contexte du conflit israélo-libanais, Gaarder a publié un véhément article [2] contre la politique suivie alors par Israël, truffé d'antijudaïsme, dans le journal norvégien Aftenposten. "Nous ne reconnaissons plus l'État d'Israël", écrit-il. "Nous appelons un massacreur de bébés massacreur de bébés, et nous n'accepterons jamais qu'un peuple comme celui-ci ait reçu on ne sait trop quel mandat divin ou même historique qui excuserait ses exactions". "La caprice de ce peuple nous fait marrer, mais nous pleurons devant ses méfaits". Cet article a soulevé de nombreuses critiques depuis sa publication. Mona Lewin, journaliste culturelle norvégienne, le définit comme la plus horrible chose qu'elle ait lue depuis Mein Kampf. Dina Porat, directrice de l'institut d'étude de l'antisémitisme moderne et du racisme à l'université de Tel Aviv, affirme: "il est question d'un manifeste antisémite classique qui ne peut même pas se camoufler comme critique d'Israël". Gaarder a par la suite expliqué qu'il avait été mal compris, qu'il était "ami d'Israël et des Juifs" et qu'il accepterait l'idée d'un État pour les Juifs, mais pas sous sa forme actuelle. Il avoue qu'il aurait quelque peu modifié sa chronique afin de ne pas offenser, cependant il ne revient pas sur l'essentiel de ses idées[3].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Eric Eydoux, Histoire de la littérature norvégienne, Caen, Presses Universitaires de Caen, 2007, 526 pages.

Liens externes[modifier | modifier le code]

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