Joseph du Chesne

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Joseph du Chesne

Joseph du Chesne, (en latin Josephus Quercetanus), sieur de la Violette et baron de Morence, est un chimiste, alchimiste, médecin, écrivain et diplomate français né vers 1544 en Armagnac, mort le .

Biographie[modifier | modifier le code]

Du Chesne est le fils d'un médecin. Il étudie à Montpellier, puis à Bâle, où il reçoit un diplôme de médecine en 1573. Il épouse Anne Trye, petite-fille de Guillaume Budé, à Lyon, dans les années 1570, et se convertit au calvinisme, religion de sa femme. Il exerce alors certainement la médecine et est le physicien (médecin) de François-Hercule, duc d'Anjou.

Il quitte Lyon en 1580, probablement pour des raisons religieuses, et s’installe à Kassel en Allemagne comme médecin, puis à Genève, où il est reçu citoyen en 1584. Élu au conseil des Deux-Cents en 1587, il est chargé de diverses missions diplomatiques à Berne, Bâle, Schaffhouse et Zurich (1589–1596). En 1594 il devient membre du Conseil des Soixante.

En 1598, après la proclamation de l’édit de Nantes, il rentre en France, se rend à Paris et devient physicien ordinaire du roi Henri IV. En 1601, Nicolas Brûlart de Sillery l’envoie en mission diplomatique dans les Cantons suisses. En 1603, la faculté de médecine de Paris le condamne, lui et Théodore Turquet de Mayerne, pour opinions favorables à Paracelse, s'écartant de la doctrine de Galien. En 1604, il se rend à la cour de Maurice de Hesse-Cassel, où il procède à des démonstrations dans un laboratoire aménagé à cet effet.

Travaux[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Honneurs[modifier | modifier le code]

Il est dédicataire, entre autres ouvrages, de : La Fleur des chansons, des deux plus excellens musiciens de nostre temps, sçavoir De M. Orlande de Lassus, & de M. Claude Goudimel. Lyon, Jean Bavent (en fait Jean II de Tournes), 1574. 4 vol. 8° oblongs, RISM 1574-1, Guillo 1991 n° 86.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Jean-Barthélemy Hauréau cite celle-ci :

    Aubert, de ce tien petit livre,
    De ce tien nain, ton nourrisson,
    Gardé dix ans en ta maison,
    La presse ne fut si tôt libre,

    Qu'il voulut les géants ensuivre
    Echelant les cieux sans raison,
    Et faisant du mauvais garçon;
    — Là haut, dit-il, il me faut vivre,

    Pour moi seul est celle ambroisie! —
    Lors Jupin, qui vit la folie
    De ce galant, lui dit :—Tout beau!
    A tort j'employerais mon foudre;
    Mais vous serez dans un tombeau
    En un moment réduit en poudre.

  2. Voir spagyrie.