Joseph d'Arbaud

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Joseph d'Arbaud

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Activités Romancier, poète, gardian
Naissance 6 octobre 1874
Meyrargues (France)
Décès 2 mars 1950
Aix-en-Provence (France)
Langue d'écriture occitan (provençal rhodanien d'Arles)

Œuvres principales

La Bête du Vaccarès

Joseph d'Arbaud (Jóusè d'Arbaud selon la norme mistralienne - Josèp d'Arbaud selon la norme classique ; Meyrargues, 4 octobre 1874-Aix-en-Provence, 2 mars 1950) était un poète provençal d'expression occitane et un félibre. Aristocrate, proche de Folco de Baroncelli-Javon, gardian lui-même, il est l'auteur du roman La Bête du Vaccarès (la Bèstio dóu Vacarés - en norme mistralienne - La Bèstia dau Vacarés - en norme classique).

Joseph d'Arbaud, en 1935, portant la bannière de saint Georges des gardians de Camargue

Biographie[modifier | modifier le code]

Joseph d'Arbaud naît dans la propriété familiale à Meyrargues, dans une famille aisée. Il est le fils de Philippe d'Arbaud et de Marie-Louise Valère-Martin. Élevé dans l'amour de la langue provençale et de l'Histoire, il voue un profond respect à Frédéric Mistral, le chantre de la littérature provençale. Marie d'Arbaud, sa mère ( félibresse sous le nom d'Azalaïs d'Arbaud et écrivaine provençale de langue d'oc) est l'auteur d'un recueil de poèmes publié sous le nom de Lis Amouro de ribas (« Les Mûres des talus »).

À l'âge de 10 ans, il part étudier chez les jésuites à Avignon, puis fait des études de droit[1] à Aix-en-Provence. Après quelques années mondaines parmi les jeunes écrivains aixois, dont Joachim Gasquet, il part en Camargue et devint manadier[1], à l'image de son cousin éloigné Folco de Baroncelli-Javon, quelques années plus tôt. Pour Jacques Blais (1984), ce faisant, d'Arbaud répond « au besoin d'éprouver pour son compte le sentiment de grandeur que dégagent ces régions austères[2] ».

Il a pour égérie Marguerite de Baroncelli-Javon (sœur du célèbre manadier, écrivain et fervent défenseur de l'âme provençale Folco de Baroncelli-Javon et du cinéaste Jacques de Baroncelli), qui fut reine du Félibrige de 1906 à 1913 sous le capoulierat (la présidence) de Mistral et épousa en 1914 le peintre post-impressionniste Georges Dufrénoy.

En 1918, il devient majoral du Félibrige[1] (Cigalo di Jardin) et dirige la revue régionaliste Le Feu[3].

Il meurt à Aix-en-Provence en 1950[1] après avoir épousé en 1946 Yvonne Recours, de Barjols (Var). C'est du reste dans cette localité qu'il est inhumé, dans un tombeau rappelant les sarcophages des Alyscamps d'Arles.

Le nom de Joseph d'Arbaud a été donné à un grand nombre de rues et plusieurs lycées et collèges portent son nom (Barjols, Cavaillon, Salon, et Vaison-la-Romaine).

Œuvres de Joseph d'Arbaud[modifier | modifier le code]

  • Lou Lausié d'Arle (« Le laurier d'Arles »), poèmes, 1906 (grand prix des Jeux Floraux septénaires du Félibrige).
  • La Vesioun de l'Uba (« La Vision du Nord »), poème.
  • Li Rampau d'Aram (« Les Rameaux d'airain »), poèmes.
  • Nouvè Gardian (« Le Noël du Garde-Bêtes »), conte.
  • La Caraco (« La Caraque »), nouvelles, Le Feu, 1926.
  • La Bèstio dóu Vacarés (« La Bête du Vaccarès »), nouvelle inspirée de la légende de la bête du Vaccarès, Grasset & Fasquelle, 1926, 2007. ISBN 978-2-246-17684-8.
  • La Sóuvagino (« La Sauvagine »), contes, 1929.
  • La Coumbo (« La Combe »), poème.

Publiés à titre posthume[modifier | modifier le code]

  • Li Cant palustre (« Les Chants palustres »), poèmes, écrits en 1901, 1re éd. Horizons De France, 1951.
  • Espelisoun de l'Autounado (« Éclosion de l'Automne »), poème, Ed. du Baile-Verd (Max-Philippe Delavouët), 1950.
  • L'Antifo (« L'Antifo »), conte, Imp. Mistral, Cavaillon, 1967.
  • Obro Pouëtico (« Oeuvres Poétiques »), poème, Imp. Mistral, 1974.
  • Jaquet lou Gaiard (« Jacquet le Robuste »), contes inédits publiés par Pierre Fabre, Maintenance de Provence du Félibrige, 2000.

Annexes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c et d Mistral, ses compagnons du Félibrige, et quelques autres...
  2. [PDF] Jacques Blais, « Mithra/Malicroix : le roman de Bosco et les mythes de l’immédiat après-guerre (1945-1950) », Études littéraires, vol. 17, n° 1, 1984, p. 45-6.
  3. Le Vade Mecum du voyageur en Camargue.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Marie-Thérèse Jouveau, Joseph d'Arbaud, imp. Bené, 1984 (Notice BNF).

Liens externes[modifier | modifier le code]

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