Joseph W. Sarno

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Joseph W. Sarno

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Naissance 15 mars 1921
Brooklyn Drapeau des États-Unis États-Unis
Nationalité Drapeau des États-Unis États-Unis
Décès 26 avril 2010 (à 89 ans)
New York Drapeau des États-Unis États-Unis
Profession Scénariste
Réalisateur

Joseph W. Sarno, né le 15 mars 1921 à Brooklyn et décédé le 26 avril 2010 à New York, est un réalisateur et scénariste américain. Sarno est un des auteurs et réalisateurs principaux du genre sexploitation des années 1960. Il a écrit et réalisé 75 films dans les genres sexploitation, softcore et hardcore. Entre ses films sont connus notamment Sin in the Suburbs (1964), Flesh and Lace, The Bed and How to Make It, Moonlighting Wives (1966), Abigail Lesley is back in town (1975), Suburban Secrets (2004).

Biographie[modifier | modifier le code]

Carrière[modifier | modifier le code]

C'est à l'occasion de son engagement lors de la seconde guerre mondiale que Joe Sarno fait ses premières armes dans le cinéma pour la marine américaine[1]. Il devient ensuite journaliste, relate des faits divers, des phénomènes sociologiques et découvre l’Amérique des petites villes et des banlieues. De cette époque, il garde le gout de dévoiler une autre face de la vie aux États-Unis.

Dès ses premières réalisations, il se tourne vers l'érotisme, le désir et le plaisir féminin. Dans son cinéma, les pulsions sexuelles deviennent un facteur de déstabilisation du conformisme social[1]. En 1966, il rencontre pour un tournage la comédienne Peggy Steffans qui deviendra son épouse et son assistante sur de nombreux films[2]. À partir de 1968, il tourne aussi en Suède ou il dirige Christina Lindberg, Cia Löwgren et découvre Marie Liljedahl et Marie Forså. Il réalise en 1973, un peu à contre-cœur[1] son premier film dans les canons du hardcore avec Tina Russell et Georgina Spelvin. Il travaille ensuite avec Jennifer Welles, Linda Lovelace ou Seka. Tout au long des années 1980, il tourne encore des films pornographiques moins ambitieux qu'il signe sous divers pseudonymes[3].

Pseudonymes[modifier | modifier le code]

Une partie très importante de la la filmographie de Joe Sarno a été réalisée sous psudonyme dont : Erik Andersson, Karl Andersson, Francis X. Bush, Joan Fairley, Monica Fitta, Otis Hamlin, Lawrence Henning, Curtis Hollingwood, Lester Jordan, Dick Kuzman, Jeff La Touch, Kenneth Morse, John Parkham, Louis Roman, Hammond Thomas, Peter Verlon, Peter Walsh, Irving Weiss.

Le cinéaste du plaisir féminin[modifier | modifier le code]

Joe Sarno tient un rôle à part dans l'histoire du cinéma de charme et X. Il reste pour les amateurs du genre le grand spécialiste du plaisir féminin. S'il ne (dé)montre pas (ou peu) l'acte sexuel à renforts de gros plans, il aime filmer des scènes non simulées et surtout de vrais orgasmes féminins[1]. Joseph Sarno privilégie toujours des positions « féministes » : amazone, cunnilingus… Toute son œuvre reste marquée par sa fascination pour les amours lesbiennes. Il a travaillé avec des actrices comme Uta Erickson, Dyanne Thorne, Audrey Campbell, Patricia McNair, Rebecca Brooke
Considérée en son temps comme relevant du cinéma d'exploitation sans grand intérêt artistique, l'œuvre de Sarno a été réévaluée au cours des dernières années et des hommages lui ont été rendus au New York Underground Film Festival, au Festival du film de Turin, au Musée Andy Warhol ainsi qu'à la Cinémathèque française.

Filmographie[modifier | modifier le code]

Comme réalisateur[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c et d La magnifique obsession de Joe Sarno, 2011, Documentaire de Virlgile Iscan pour Cinécinéma et ARTE vidéo avec les témoignages de Joe Sarno et Peggy Steffans-Sarno et l'analyse de Jean-François Rauger.
  2. Cf. Fiche de Peggy Steffans-Sarno sur IMDb
  3. Cf. Fiche de Joseph W. Sarno sur IMDb

Liens externes[modifier | modifier le code]