Joseph Vacher
| Joseph Vacher | |
|---|---|
Portrait de Joseph Vacher après son arrestation |
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| Information | |
| Surnom | Le Tueur de bergers, Jack l'Éventreur du Sud-Est |
| Naissance | 16 novembre 1869 Beaufort, Isère (France) |
| Décès | 31 décembre 1898 (à 29 ans) Bourg-en-Bresse (France) |
| Cause du décès | Décapitation |
| Condamnation | 28 octobre 1898 |
| Sentence | Guillotine |
| Meurtres | |
| Nombre de victimes | 11 meurtres et 1 tentative de viol avoués |
| Période | 20 mai 1894 - 18 juin 1897 |
| Pays | France |
| États | Isère, Var, Étaules, Savoie, Ain, Drôme, Ardèche, Allier, Haute-Loire, Rhône |
| Arrestation | 4 août 1897 |
Joseph Vacher, surnommé le « tueur de bergers[1],[2] » ou le « Jack l'Éventreur du Sud-Est[3] » (Beaufort, Isère, 16 novembre 1869[4] – Bourg-en-Bresse, 31 décembre 1898), est un vagabond considéré comme l'un des premiers tueurs en série français reconnu par la justice. Auteur présumé d'une trentaine de meurtres, dont l'égorgement d'au moins vingt femmes et adolescents, par la suite mutilés et violés, il avoue en tout onze meurtres et une tentative de viol. Finalement jugé pour un seul assassinat[5], il est reconnu coupable, ce en dépit de deux séjours en institution psychiatrique et d'un comportement excentrique, et guillotiné.
Son cas, dès son procès, fera l'objet d'un vif débat sur le thème « santé mentale et responsabilité pénale », et il sera également évoqué dans bon nombre de réflexions sur les manières d'aborder la problématique du vagabondage à la charnière entre les XIXe et XXe siècles en France[6].
Sommaire |
Contexte historique [modifier]
Biographie [modifier]
Jeunesse [modifier]
Né dans une famille nombreuse de cultivateurs de l'Isère – on lui compte pas moins de quinze frères et sœurs –, fils de Pierre Vacher, soixante ans, un père violent et alcoolique, Joseph Vacher est élevé dans une atmosphère teintée de mysticisme et de superstitions alimentée par sa mère, Rosalie Ravit, de quinze ans plus jeune que son mari, femme très dévote, régulièrement en proie à des hallucinations et que son éducation religieuse incite à l'abstinence sexuelle[7].
Enfant, le jeune Joseph se montre d’un caractère sournois et cruel, aimant souvent torturer les animaux[8]. Il est aussi parfois pris de crises de démence, durant lesquelles il brise tout ce qui est à sa portée. Également violent et doué d’une force surprenante, il n’hésite pas à frapper ses frères et sœurs, même les plus âgés, se montrant tout aussi brutal avec ses camarades d’école.
Il commence à travailler à quatorze ans, à la mort de sa mère, et débute vraisemblablement sa carrière criminelle peu de temps après. Le 18 juillet 1894, Joseph Amieux, un enfant de dix ans, est violé et tué dans une grange d'Eclose dans l'Isère. Vacher, qui se trouve dans la région à l'époque du meurtre, sera soupçonné d'en être l'auteur, mais seulement dix années plus tard, ainsi que de trois ou quatre crimes qui suivront et qui ne seront jamais vraiment élucidés.
À seize ans, il entre comme postulant chez les Frères maristes de Saint-Genis-Laval[9]. Il y reste deux ans et y parfait son instruction, allant, semble-t-il, jusqu’à faire la classe aux enfants. Il est exclu à dix-huit ans pour indiscipline et immoralité, se voyant notamment reprocher de se livrer à des actes homosexuels sur ses condisciples. Il restera néanmoins profondément marqué par ce passage chez les religieux.
L'armée [modifier]
Il retourne alors à Beaufort et s’adonne aux travaux des champs. C'est à ce moment qu'il tente d’abuser d'un jeune valet de ferme âgé de douze ans. Il part ensuite pour Grenoble retrouver l'une de ses sœurs, Olympe, devenue prostituée, et que l'on a surnommée « Kilomètre » à cause de ses talents de « marathonienne des trottoirs »[10].
En 1888, il travaille dans une brasserie de Grenoble et fréquente les prostituées. Il contracte alors une maladie vénérienne qui l’amène à subir une intervention chirurgicale à Lyon, durant laquelle on lui enlève une partie d'un testicule. Cette opération castratrice va le traumatiser[7].
Lors de son service militaire, il est envoyé le 15 novembre 1890 au 60e régiment d'infanterie de Besançon[9]. Durant sa période militaire, il subira des brimades et « bizutages » de la part de ses camarades plus anciens. Ces derniers, ainsi que ses supérieurs, le décrivent comme psychiquement troublé, atteint d'idées noires et de délire de persécution.
Bien que classé quatrième de sa promotion à l’école des élèves caporaux, il est néanmoins recalé, car « inapte au commandement » selon les sergents-instructeurs, ce qui constitue pour lui une nouvelle source d’amertume et de colère. Pour protester contre cette injustice, Vacher tente de se trancher la gorge. À l’infirmerie où il est emmené, il subit son premier examen mental. Le colonel venu lui rendre visite l’interroge. L’ayant jugé quant à lui apte au grade de caporal, il lui accorde finalement son galon. Une fois sorti de l’infirmerie, Vacher montre une aptitude certaine au commandement, même s’il est trop autoritaire. Ses qualités lui permettent d’être rapidement nommé sergent[9].
Le vagabond, « tueur de bergers » [modifier]
C'est durant cette période qu'il rencontre à Besançon une jeune cantinière du nom de Louise Barrand. Il la rejoint à Baume-les-Dames le 25 juin 1893[9] pour la demander en mariage. Face au refus de cette dernière, qui s'est entretemps éprise d’un autre soldat, il tire sur elle trois coups de revolver avant de tenter de se suicider en retournant l'arme contre lui. L'un et l'autre ne sont que blessés. En ce qui concerne Vacher, l'une des balles, qui a pénétré par l'oreille droite, ne peut être extraite et provoque la surdité totale de ce côté, ainsi qu'une paralysie du nerf facial droit, qui le fait baver et laisse son œil droit injecté de sang plus grand que l'autre. À la suite de cet épisode, Joseph Vacher, dont l'oreille suppure en permanence, gardera presque toujours la tête couverte d'un bonnet.
Considéré comme irresponsable car psychiquement atteint – il souffre en effet de crises de paranoïa et d'hallucinations –, il passe, à partir du 7 juillet 1893, plus de six mois à l'asile de Dole, dans le Jura[9], où les soins qu'on lui prodigue sont limités. Le 2 août 1893, il est définitivement réformé de l'armée pour troubles psychiques. Peu de temps après, il s'évade de l'asile de Dôle, mais est arrêté à Besançon. De nouveau interné, cette fois-ci à Saint-Robert, il obtient son billet de sortie le 1er avril 1894, le directeur de l'institution, un certain Mr Dufour[11], le considérant comme totalement guéri[12].
Il va ensuite passer par des crises de folie meurtrière au cours desquelles il égorge, éventre, mutile et viole, notamment des bergers et des bergères, en majorité des adolescents, ne prenant le plus souvent même pas la peine de dissimuler les corps. Après sa sortie de l'asile, Vacher retourne d'abord à Saint-Genis-Laval, puis se dirige vers Grenoble, en passant par Beaurepaire[12]. C'est là que, le 19 mai 1894, il commet son premier meurtre avoué, celui d'Eugénie Delomme, vingt et un ans. À partir de ce moment, et durant trois ans, il commet ses crimes au hasard de sa route, laissant d'autres être suspectés à sa place, et échappe à toute enquête grâce à d'incessants déplacements. Il effectue jusqu'à 60 km à pied par jour, traversant la France de la Normandie au Tarn, via la Bourgogne et la vallée du Rhône, vivant de petits boulots dans différentes fermes. Le 31 août 1895, cependant, est découvert à Bénonces dans l'Ain le corps horriblement mutilé de Victor Portalier, un jeune berger d'une quinzaine d'années ; plusieurs témoins donnent alors le signalement d'un vagabond qui, comme signes particuliers, « a une cicatrice ou rougeur sur l'œil droit, porte un petit sac en toile et un bâton[13] », mais le personnage en question semble s'être volatilisé[14]. L'affaire reste en suspens.
Le 9 mars 1896, Vacher est arrêté pour vagabondage et coups et blessures, et est condamné par le parquet de Baugé à une peine d'un mois d'emprisonnement ; quelques jours auparavant, il avait failli être interpellé alors qu'il tentait de violer une fillette de onze ans à Noyen-sur-Sarthe[15]. Une fois sa peine purgée, Vacher poursuit son parcours meurtrier…
Arrestation et enquête [modifier]
Le 4 août 1897, il est pris en flagrant délit d'« outrages publics à la pudeur » dans un bois à Champis, en Ardèche. Il a tenté d'agresser une fermière, Mme Plantier, sur laquelle il s'est jeté armé d'un couteau. Alerté par les cris de la victime, le mari de celle-ci, avec l'aide de deux autres personnes, est venu à son secours et a permis l'arrestation. Le 7 septembre, Vacher est, pour ce crime, condamné à trois mois de prison par le tribunal de Tournon[14].
Le juge d’instruction Émile Fourquet, qui a pris ses fonctions à Belley dans l'Ain en avril 1897, est cependant alerté du fait que le physique de Vacher correspond au signalement du principal suspect dans l'affaire du meurtre du jeune Portalier. Le juge, qui dresse de grands tableaux de plusieurs crimes similaires, apparaît comme l'un des premiers profileurs français[16]. Vacher est transféré à la prison de Belley et soumis aux interrogatoires de Fourquet. Devant le mutisme de Vacher, le juge use d'un stratagème pour connaître les endroits visités par l'homme : il lui fait croire qu'il écrit un livre sur les vagabonds et invite Vacher à parler de ses pérégrinations à travers le pays, ce que Vacher fait sans se douter du piège. Le juge constate ainsi que les errances de Vacher passent essentiellement par le sud-est de la France, la région du Rhône et de l'Ain, soit par des endroits où des crimes présentant certaines similitudes ont été perpétrés.
Le 10 octobre 1897, Vacher passe aux aveux pour huit meurtres[17]. Le 16 paraît dans Le Petit Journal une « lettre de Vacher »[11], dont celui-ci a négocié la publication en échange de sa confession.[18] Certains soupçonnent Vacher de se vanter d'avoir commis des crimes dont il a seulement entendu parler. Cependant, c'est suivant les indications de Vacher lui-même que des ossements seront retrouvés dans un puits, le 25 octobre, à Tassin-la-Demi-Lune dans le Rhône[19] ; on croit d'abord qu'il s'agit des restes de François Bully, un manœuvre de dix-sept ans[20], mais celui-ci se manifeste et, plus tard, les vêtements et la dentition permettront aux parents de Claudius Beaupied, un jeune chemineau (vagabond) de quatorze ans, de reconnaître la dépouille de leur fils.
Les crimes avoués par Vacher [modifier]
Parmi la cinquantaine[21] de crimes dont Vacher sera suspecté, celui-ci avouera onze meurtres et une tentative de viol[22] :
- 20 mai 1894, Beaurepaire (Isère), Eugénie Delhomme, 21 ans, assassinée puis violée ;
- 20 novembre 1894, Vidauban (Var), Louise Marcel, 13 ans, fille de fermier, assassinée ;
- 12 mai 1895, Étaules (Côte-d’Or), lieu-dit « Le bois de chêne » route 71, Augustine Mortureux, 17 ans, assassinée ;
- 24 août 1895, Saint-Ours (Savoie), Dame veuve Morand, 58 ans, assassinée puis violée ;
- 31 août 1895, Bénonces (Ain), Victor Portalier, 15 ans, berger, assassiné puis violé ;
- 22 septembre 1895, Truinas (Drôme), Aline Alaise, 13 ans, assassinée ;
- 29 septembre 1895, Saint-Étienne-de-Boulogne (Ardèche), Pierre Massot-Pelé, 14 ans, berger, assassiné puis violé ;
- 1er mars 1896, Noyen-sur-Sarthe (Sarthe), Marie Derouet, 11 ans, tentative de viol ;
- 10 septembre 1896, Busset (Allier), Marie Moussier-Lorut, 19 ans, assassinée ;
- 1er octobre 1896, Varennes-Saint-Honorat (Haute-Loire), Rosine Rodier, 14 ans, bergère, assassinée ;
- fin mai 1897, Tassin-la-Demi-Lune (Rhône), Claudius Beaupied, 14 ans, vagabond, assassiné et jeté dans un puits – son corps ne sera retrouvé que cinq mois plus tard ;
- 18 juin 1897, Courzieu-la-Giraudière (Rhône), Jean-Pierre Laurent, 14 ans, domestique de ferme, assassiné puis violé.
Procès [modifier]
Selon l'article 64 du Code pénal de 1810, « Il n'y a ni crime ni délit, lorsque le prévenu était en état de démence au temps de l'action, ou lorsqu'il a été contraint par une force à laquelle il n'a pu résister[23]. » Le 14 juin 1898, suivant la procédure judiciaire, le juge d'instruction Fourquet charge trois médecins – Alexandre Lacassagne, professeur de médecine légale à l'Université de Lyon, et les médecins aliénistes Antoine-Auguste Pierret et Fleury Rebatel – de dresser un rapport sur l'état mental de Vacher pour faire connaître « notamment si l'inculpé jouit de la plénitude de toutes ses facultés intellectuelles, s'il a conscience des actes qu'il commet et s'il doit être considéré comme responsable de ses actes et dans quelle mesure » ; deux autres médecins sont par ailleurs chargés de l'examen radiographique de la tête et d'inspecter l'oreille de Vacher.[24]
Durant son procès, qui débute le 26 octobre 1898 et dure trois jours, l'accusé se comporte de manière excentrique, portant un panneau autour du cou sur lequel est écrit « j'ai une balle dans la tête » et hurlant « Vive Jésus ! Vive Jeanne d'Arc », sans que l'on sache s'il s'agit là d'un authentique délire ou d'une volonté d'amadouer et de susciter la pitié chez le jury en se faisant passer pour fou.
L'affaire est très suivie par la presse locale, nationale, et attire même l'attention de journaux étrangers.
Les débats concernant la santé mentale de Vacher [modifier]
Vacher aurait été victime d'un empoisonnement, suivi d'une typhoïde. En outre, selon le rapport médico-légal établi par le docteur Bozonnet à la prison de Belley le 19 septembre 1897 : « Le nommé Vacher, détenu, vingt-huit ans, est atteint de débilité mentale, d’idées fixes voisines des idées de persécutions, de dégoût profond pour la vie régulière. Il présente une otite suppurée et une paralysie faciale, consécutives à un coup de feu. Il affirme aussi avoir deux balles dans la tête. La responsabilité de Vacher est très notablement diminuée. »
En revanche, le rapport du docteur Lacassagne, à la suite d'une longue démonstration qui s'évertue davantage à souligner le degré d'atrocité des crimes reprochés à Vacher, conclut : « Vacher n'est pas aliéné ; il est absolument guéri et complètement responsable des crimes qu'il a commis et avoués. »
Vacher est, à tout le moins, atteint de graphorrhée.
Selon certaines interprétations psychologiques récentes, la mort d'un frère jumeau[4] de Joseph Vacher, alors qu'il avait huit mois, a pu influencer son comportement, qui s'expliquerait par la volonté de tuer son double, ou bien la croyance, chez lui, selon laquelle son double tuait et violait, orchestrait en quelque sorte son esprit.[réf. nécessaire]
Condamnation et exécution [modifier]
Jugé avec une certaine hâte, après un quart d'heure de délibérations et sans tenir compte de ses graves antécédents médicaux, Joseph Vacher est, le 28 octobre 1898, à l'âge de de vingt-neuf ans, condamné à mort par les assises de l'Ain pour le seul assassinat de Victor Portalier.
Le dernier jour de l'année 1898, il est guillotiné sur le Champ-de-Mars de Bourg-en-Bresse par le bourreau Louis Deibler ; ce sera d'ailleurs la dernière exécution effectuée par celui-ci, la démission du bourreau devenant effective le 2 janvier de l'année suivante[25].
Les dernières paroles du condamné seront : « C'est heureux que je me sois fait couper les cheveux » selon Le Petit Parisien, « La voilà, la victime des fautes des asiles. » et « Vous croyez, en me faisant mourir, expier les fautes de la France. La France est coupable ! Tout est injustice. […] »[1]
Vacher, incarnation du « Monstre » [modifier]
Iconographie [modifier]
Sur les quelques photographies prises après son arrestation à fin d'identification par des témoins, Vacher porte une toque en peau de lapin. Sur bon nombre d'illustrations le représentant en train de perpétrer des atrocités, il est représenté affublé de cette toque, devenue une de ses « marques de fabrique ». Cependant, le vagabond aurait porté un « chapeau de paille du style panama »[13] selon les témoignages collectés après la découverte du corps du jeune Portalier. Un chapeau de paille est mentionné dans l'inventaire du bagage de Vacher, dressé à la suite de son arrestation en 1897[26], mais celui-ci semble par la suite avoir disparu, au profit de cette fameuse toque.
Vacher ne consentit à se laisser photographier qu'à la condition de pouvoir poser avec des clefs en main, expliquant : « Quand mes parents me verront ainsi, ils comprendront bien que ce sont les clefs du paradis que j'ai à la main. »[27]
Notes et références [modifier]
- « Exécution de Vacher », dans Le Petit Parisien, 1/1/1899, p. 1-2. En ligne sur Gallica.
- « Le tueur de bergers », dans Le Matin, 28/10/1898, p. 3. En ligne sur Gallica.
- « Arrestation du tueur de bergers », dans Le Petit Journal, 9/10/1897, p. 3. En ligne sur Gallica
- Actes de naissance de Joseph et Eugène Vacher (mort le 15/7/1870). A.D. Isère. Beaufort, Naissances, 1860-1894 (9NUM/AC032/4). Vue 62, n° 18 et 19.
- Archives départementales de l'Ain. Affaire Vacher. 691-699 Procédure devant la chambre des mises en accusation. Acte d'accusation, n° 21-42.
- Cfr. notamment l'article du juge Fourquet, « Les vagabonds criminels », 1899.
- Olivier Chevrier, « Joseph Vacher, 1er tueur en série », émission L'Heure du crime sur RTL, 11 avril 2012.
- A. Lacassagne, Vacher l'éventreur et les crimes sadiques, p. 9.
- A. Lacassagne, Vacher l'éventreur et les crimes sadiques, p. 4.
- Jean-Pierre Deloux, Vacher l’éventreur, E/Dite, « Histoire », 2000, p. 87
- « Joseph Vacher, le tueur de bergers », dans Le Petit Journal, 16/10/1897, p. 2. En ligne sur Gallica.
- A. Lacassagne, Vacher l'éventreur et les crimes sadiques, p. 5.
- Archives départementales de l'Ain, Affaire Vacher, 1 à 146 Renseignements pièces de forme, n° 35.
- A. Lacassagne, Vacher l'éventreur et les crimes sadiques, p. 2.
- A. Lacassagne, Vacher l'éventreur et les crimes sadiques, p. 7.
- Jacques Dallest, « Joseph Vacher, éventreur de bergers au XIXe siècle », dans Revue de science criminelle et de droit pénal comparé, no 3, 2009, p. 565.
- « Joseph Vacher, le tueur de bergers », dans Le Petit Journal, 13/10/1897, p. 1. En ligne sur Gallica.
- A.D. Ain, Affaire Vacher. 54 à 146 Première information pièce de forme. n° 11-12. Lettre adressée au procureur de la République par le procureur général, dans laquelle il note : « Il y a lieu de remarquer que l'état de l'inculpé doit dès maintenant attirer toute votre attention et que, s'il est établi que nous sommes en présence d'un fou, il sera très suffisant d'être fixé sur sa participation aux différents crimes qu'il semble reconnaître, sans qu'il soit nécessaire de pousser au delà l'information, qui ne deviendrait nécessaire, qu'autant que la responsabilité pénale du détenu pourrait être affirmée. » Il termine en disant : « Il va de soi, toutefois, qu'il serait fort inutile de faire connaître aux journalistes que cette communication est la condition demandée par l'inculpé pour prix de ses révélations. »
- A. Lacassagne, Vacher l'éventreur et les crimes sadiques, p. 38.
- Vacher l'assassin - L'assassinat du Petit Chemineau, dans Le Petit Parisien, 26/10/1897, p. 2.
- « 52 crimes imputés à Vacher ou avoués par lui », dans ***, Le Tueur de bergers, p. 2.
- A. Lacassagne, Vacher l'éventreur et les crimes sadiques, « Les Aveux de Vacher », p. 5-8.
- « Code pénal de 1810 », sur le site ledroitcriminel.
- A.D. Ain, Affaire Vacher. 54 à 146 Première information pièce de forme, Commission rogatoire (n° 160) et Ordonnance (n°161-163).
- « La guillotine à Bourg », dans Le Petit Parisien, 31/12/1898, p. 1. En ligne sur Gallica.
- A.D. Ain, Affaire Vacher. 156-172bis Renseignements sur Vacher, n° 2.
- ***, Le Tueur de bergers, hors-texte.
Voir aussi [modifier]
Archives [modifier]
- Affaire Vacher, sur le site des Archives départementales de l'Ain
Bibliographie [modifier]
- Laurent-Martin, Le Roi des assassins, vie errante et mystérieuse de Vacher l'éventreur, documents inconnus et secrets, histoire de ses crimes, Paris, Librairie universelle, 1897, 288 p.
- ***, Le Tueur de bergers, Paris, S. Schwarz, [1898], 971 p. En ligne sur Gallica. – Ouvrage en partie romancé et publié anonymement avant la condamnation de Vacher.
- Gaston Méry, Les Mémoires de Vacher, le tueur de bergères, Librairie des publications populaires, [1898?]. 90 livraisons.
- Édouard Toulouse, Le Rapport des médecins experts sur Vacher, Clermont, impr. Daix frères, 1898, 4 p.
- Charbonnier (avocat à Bourg), Documents sur l'état mental de Vacher condamné à la peine de mort par arrêt de la cour d'assises de l'Ain du 29 octobre 1898, Grenoble, impr. de Allier, 1899, 46 p.
- Émile Fourquet, « Les vagabonds criminels », dans Revue des deux Mondes, mars/avril 1899, p. 399-437 En ligne sur le site de la Revue des deux Mondes.
- Jean-Baptiste-Vincent Laborde, Manouvrier, Papillault et Gellé, « Étude psycho-physiologique, médico-légale et anatomique sur Vacher », dans Bulletins de la Société d'anthropologie de Paris, vol. 10, no 10, 1899 (rééd. Paris, Schleicher frères, 1900), p. 453-495. En ligne sur Persée.
- Alexandre Lacassagne, Vacher l'éventreur et les crimes sadiques, Lyon, A. Storck - Paris, Masson, coll. « Bibliothèque de criminologie, XIX », 1899, IV-314 p. En ligne sur Gallica.
- Émile Fourquet, Vacher : le plus grand criminel des temps modernes, par son juge d'instruction, Besançon, Impr. Jacques et Demontrond, 1931 (rééd. Joseph Vacher l'éventreur, Lucien Souny, coll. « Sortis de l'oubli », 2007, 382 p.)
- Pierre Bouchardon, Vacher l'éventreur, Paris, Albin Michel, 1939, 252 p.
- André Mure, Le Monstre (affaire Vacher), Paris, Éditions de la Flamme d'or, 1954, 126 p.
- Pierre Morel, Pierre Bouvery, Aspects anthropologiques et sociopathiques de dix assassins guillotinés au XIXème siècle, dans la région lyonnaise (préface d'E. Locard), Paris, Masson, coll. « Collection de médecine légale », 1964, 84 p., 8 pl. d'ill.
- René Tavernier, Henri Garet, Le Juge et l'Assassin, Paris, Presses de la Cité, 1976, 312 p.
- Jean-Pierre Deloux, Vacher assassin : un serial-killer français au XIXe siècle, Paris, C. Vigne, 1995, 173-VIII p.
- Jean-Pierre Deloux, Vacher l'éventreur, E-dite, coll. « Histoire », 2000, 189 p. (ISBN 2-84608-026-7)
- Rémi Cuisinier, L'Assassin des bergères, Lyonnais et Forez, s.d., 226 p.
- Olivier Chevrier, Crime ou folie : un cas de tueur en série au XIXe siècle. L'affaire Joseph Vacher, Paris, L'Harmattan, coll. « Sciences criminelles », 2006, 198 p.
- Joseph Vacher, Écrits d'un tueur de bergers (édition établie et présentée par Philippe Artières), Lyon, À rebours, 2006, 157 p.
- Gérard Corneloup, Joseph Vacher. Un tueur en série de la Belle époque (préface de Pierre Truche), Brignais, Éditions des Traboules, 2007, 322 p.-XXXII p. de pl.
- Philippe Artières, « Le gendarme, le photographe et le graffiti : retour sur l'affaire Joseph Vacher », dans Jean-Claude Farcy, Dominique Kalifa, Jean-Noël Luc (dir.), L'Enquête judiciaire en Europe au XIXe siècle, Paris, Créaphis, 2007, p. 295-301.
- Philippe Artières, « De sinistre mémoire. Joseph Vacher et ses "mémorialistes" », dans Anna Caiozzo et Anne-Emmanuelle Demartini (dir.), Monstre et imaginaire social, Paris, Créaphis, 2008 (ISBN 2-35428-008-6). Extraits en ligne.
- Jacques Dallest, « Joseph Vacher, éventreur de bergers au XIXe siècle siècle », dans Revue de science criminelle et de droit pénal comparé, n° 3, 2009.
- Marc Renneville, « L’affaire Joseph Vacher : la fin d’un "brevet d’impunité" pour les criminels ? », dans Droit & Cultures, no 60, 2010. Texte en ligne.
Filmographie [modifier]
- Le film Le Juge et l'Assassin réalisé par Bertrand Tavernier en 1976 est basé sur cette affaire. Michel Galabru y interprète le rôle de Joseph Vacher (renommé Joseph Bouvier) et Philippe Noiret le rôle du juge Émile Fourquet (renommé Émile Rousseau).
Liens internes [modifier]
Liens externes [modifier]
- TueursEnSerie.org
- Blog sur les Tueurs en série
- Joseph Vacher, éventreur de bergers au XIXe siècle - Conférence de Jacques Dallest, Procureur de la République à Marseille du 14 mai 2009
- Serge Nicolas, « Chansons en breton sur feuilles volantes. La chanson sur le tueur de bergers. À propos du cheminement de l'information depuis le fait divers jusqu'aux feuilles volantes ».