Joseph Roques

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Joseph Roques

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Portrait de l'artiste par lui-même dessinant
le portrait de Louis XVIII le désiré
(1815-1817)
Musée des Augustins, Toulouse

Naissance 4 août 1757
Toulouse
Décès 1847
Toulouse
Nationalité Française
Royaume de France Royaume de France
Activités peintre
Maîtres Jean-Baptiste Despax
Influencé par Nicolas Poussin

Joseph Roques, né le 4 août 1757 à Toulouse où il est mort en 1847, est un peintre français.

Biographie[modifier | modifier le code]

D'origine modeste, Joseph Roques entre très jeune dans l'atelier du peintre toulousain Jean-Baptiste Despax. En même temps, il fréquente l'Académie. Il passe ensuite dans l'atelier de Pierre Rivalz. En 1772, il commence à exposer des copies d'œuvres d'Antoine Rivalz et de Pierre Subleyras, ainsi qu'un portrait. En 1778, il remporte le Grand Prix de l'Académie avec Le meurtre de Philippe, père d'Alexandre le Grand. En 1779, il commence un séjour à Rome, où il rencontre Joseph-Marie Vien, directeur de l'Académie de France à Rome, qui l'accueille favorablement, puis Jacques-Louis David, par leur ami commun, le sculpteur toulousain Bernard Lange. En 1781, il envoie à l'Académie de Toulouse Le tombeau d'Amyntas, où se révèlent les influences de Poussin. En 1782, de retour à Toulouse, il ouvre son propre atelier. Le 27 décembre 1783, il est nommé directeur de l'Académie de Montpellier, en remplacement de Jacques Gamelin. Dans sa production de cette époque, se détache le saisissant portrait d'Anne Raulet, veuve Gastambide[1], où apparaît la sincérité et l'humanité du portrait de « petites gens » jusque-là voués au « pittoresque ». En 1786, à la mort de Pierre Rivalz, il retourne définitivement à Toulouse. Il produit beaucoup de portraits, des scènes de genre dans la manière de Greuze. La Révolution lui fournit des sujets comme, en 1790, La Fête de la Fédération, en 1793 La mort de Marat, en 1796 La fin de la Montagne. Il reçoit le jeune Dominique Ingres, alors élève de l'Académie des Arts. Après 1800, Roques rejoint les vues de David, ce qui se manifeste par sa Nativité de la Vierge à la basilique de la Daurade. Il devient le premier représentant du néo-clacissisme à Toulouse. Il envoie d'ailleurs à David ses élèves qui souhaitent poursuivre leur formation. Joseph Roques demeure le peintre de Toulouse le plus important sous l'Empire et la Restauration. Il s'éteint en 1847, à un âge très avancé.

Œuvres[modifier | modifier le code]

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Œuvres de Joseph Roques conservées à Toulouse

Au Musée des Augustins :
  • Portrait d'Anne Raulet, veuve Gastambide
  • Autoportrait jeune, 1783
  • La Rose et le Bouton (portrait de Marie Guignon), vers 1788
  • La Mort de Marat, 1793
  • Nativité de la Vierge, 1810
  • Portrait de l'artiste par lui-même dessinant le portrait de Louis XVIII le désiré, 1815-1817
  • Présentation de la Vierge, 1821
  • Bergers de la vallée de Campan, 1835
Au Musée du Vieux Toulouse :
  • Marie-Thérèse-Éléonore Guignon, dite Mademoiselle Lescot, vers 1790
  • L'Intérieur de la chapelle de l'Inquisition, 1822
  • La Mission de 1819 dans la cathédrale Saint-Etienne, 1819

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Musée des Augustins, Toulouse.

Sources et bibliographie[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

  • Jean Penent, Le Portrait toulousain de 1550 à 1800, catalogue de l'exposition, Musée des Augustins, Toulouse, éditions Loubatières, 1987
  • Base Léonore de la Légion d'honneur (Extrait de l'acte de naissance)