Joseph Robinson

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Sir Joseph Robinson, 1er Baronnet
Sir Joseph Robinson, 1er Baronnet

Joseph Robinson (1840 – 1929) est un industriel anglais de l'or et du diamant de la fin du XIXe siècle.

Biographie[modifier | modifier le code]

Né à Cradock, il est le fils d'un colon arrivé en 1820. Général de l'armée puis négociant en laine, il participe aux découvertes de diamants en 1867 dans la région de Kimberley, pendant lesquelles il fait fortune puis se fait élire maire de Kimberley en 1880. Il devient l'homme le plus riche de Johannesburg puis d'Angleterre.

En 1886, lors des premières découvertes d'or significatives, il est associé à Alfred Beit dans une société de 25 000 sterling, qui achète les concessions de Randfontein. En 1887, il crée la "Robinson Gold Mining Company" et en janvier 1888 la "Langlaagte Gold Mining Company"[1].

Puis en 1889, il fonde la Randfontein Estates Gold Mining Company mais ne parvient pas à s'entendre avec Alfred Beit. Les deux hommes se disputent et prennent chacune une section du terrain: lui l'ouest et Alfred Beit l'est. Il vend sa part dans la société qui porte son nom, la "Robinson Gold Mining Company", pour 250 000 sterling, à un groupe qui vient de créer la Wernher, Beit & Co[1].

Le cours de la "Robinson Gold Mining Company" sera dopé ensuite par les spéculations de 1893 et plus tard sur la possibilité d'exploiter le centre-est du gisement sud-africain par des techniques minières importées des États-Unis. L'action "Robinson" va ainsi doubler de valeur en trois mois entre septembre et décembre 1894.

Sir Joseph Robinson maintient des relations amicales avec le président sud-africain Paul Kruger, et obtient de lui, après le Raid Jameson, des réformes en faveur des salariés anglophones.

Il est anobli en 1908 puis proposé à la pairie 1922, ce qui est contesté au parlement et entraîne des polémiques contre le premier ministre conservateur de l'époque David Lloyd George. Une rue de Kensington, près de Johannesburg, porte son nom.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b "Colonial Houses of South Africa" par Graham Viney, page 139 [1]