Joseph Ovide Brouillard

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Ovide Brouillard (né le 17 janvier 1859 à Saint-Aimé (Canada-Est), mort le 3 mars 1940 à l'âge de 91 ans) est un homme d'affaires et homme politique québécois. Il a été maire de Drummondville de 1912 à 1914 et député de Drummond—Arthabaska à la Chambre des communes du Canada de 1911 à 1921.

Biographie[modifier | modifier le code]

Ovide Brouillard habite le village de Carmel[1], où il exploite un magasin général et une scierie, alimentée par des concessions forestières dans la région[2]. En 1893, il épouse Médérise Gauthier[2]. En 1907, il s'installe à Drummondville. Il étend ses activités forestières jusqu'au Saguenay et en Gaspésie[2]. Il investit aussi dans plusieurs autres types d'entreprises à Saint-Hyacinthe, Valleyfield, Drummondville et Montréal[2].

Politique[modifier | modifier le code]

Provinciale[modifier | modifier le code]

Lors de l'élection générale québécoise du 8 juin 1908, Ovide Brouillard est candidat libéral indépendant[3] dans le district électoral de Drummond. Joseph-Ludger Laferté, le candidat officiel du Parti libéral est déclaré élu. Mais l'élection de Laferté est contestée devant les tribunaux par le troisième candidat, Napoléon Garceau, candidat nationaliste[4]. Les partisans libéraux sont divisés sur l'attitude à adopter puisque l'un des leurs, Brouillard, convoite toujours le poste et dispose de plusieurs appuis dans le parti[4]. Le 31 décembre 1909, le résultat de cette élection du 8 juin 1908 dans Drummond est annulé[5] par la Cour de Révision[4]. Une élection partielle est annoncée pour le 5 mars 1910. Brouillard souhaite y être de nouveau candidat et Joseph-Ludger Laferté souhaite que son fils, Hector Laferté, soit le candidat libéral[4]. Pour mettre fin à cette division entre candidats du Parti libéral, le parti désigne comme candidat officiel le ministre Louis-Jules Allard, qui démissionne comme membre du Conseil législatif pour se présenter à cette élection à l'Assemblée législative[4]. Brouillard et Laferté acceptent alors de ne pas être candidats[4],[6].

Municipale[modifier | modifier le code]

Ovide Brouillard est conseiller et, de 1898 à 1907, maire de Notre-Dame-du-Bon-Conseil[2]. Il est conseiller municipal de Drummondville et, de 1912 à 1914, maire de Drummondville[2]. L'élection du 4 novembre 1912 à la mairie de Drummondville oppose Ovide Brouillard à Napoléon Garceau, avocat et journaliste. Garceau s'oppose à l'ingérence du clergé en politique. Le curé de Drummondville, Frédéric Tétreau, donne son appui à Brouillard. Brouillard est élu[7].

Fédérale[modifier | modifier le code]

Ovide Brouillard est élu député du Parti libéral dans la circonscription fédérale de Drummond—Arthabaska lors de l'élection de 1911[8]. En 1916, il s'installe à Montréal[2]. Il est réélu, sans opposition, comme député de Drummond—Arthabaska en tant que libéral de Laurier lors de l'élection de 1917[8]. Il ne se représente pas à l'élection de 1921.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Renée Giard, Ovide Brouillard. Homme d’affaires, politicien et mon grand-père, Longueuil, 2011, 270 pages

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. À l'ouest de Notre-Dame-du-Bon-Conseil.
  2. a, b, c, d, e, f et g Yolande Allard, Le 209, rue Brock à l'époque des Brouillard, Société d'histoire de Drummond (page consultée le 14 juillet 2013
  3. Une page du site de l'Assemblée nationale place une étiquette de candidat du Parti conservateur en regard de son nom à cette élection, ce qui semble être une erreur, puisque d'autres sources semblent incompatibles avec cette étiquette et que Brouillard a fait sa carrière politique avec le Parti libéral. Rumilly, plus précis sur l'élection de 1908 et sur sa contestation, le donne comme membre du Parti libéral.
  4. a, b, c, d, e et f Robert Rumilly, Histoire de la province de Québec, tome XIV, Éditions Valiquette, Montréal, 1943, 176 pages, aux pages 147 à 149
  5. Les élections annulées, sur le site de l'Assemblée nationale du Québec (page consultée le 14 juillet 2013)
  6. Allard gagnera l'élection partielle du 5 mars 1910, devant Napoléon Garceau qui était de nouveau le candidat nationaliste.
  7. André Beaulieu et Jean Hamelin, La Presse québécoise des origines à nos jours, tome cinquième 1911 - 1919, Presses de l'université Laval, Québec, 1982, 351 pages, (ISBN 2-7637-6969-1), aux pages 56 et 57 (page consultée le 14 juillet 2013)
  8. a et b « Joseph Ovide Brouillard — Fiche de parlementaire », Parlement du Canada (page consultée le 14 juillet 2013)