Joseph Ottavi

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Joseph Ottavi, né à Ajaccio, le 24 juillet 1809, mort à Paris, le 9 le décembre 1841 est un orateur, journaliste et critique littéraire français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Joseph Ottavi était fils de Charles Jean Augustin Ottavi (parent du général Jacques Philippe Ottavi) et de Marie Jérômine d'Ornano, fille d'Isabelle Bonaparte (cousine germaine de Charles Bonaparte).

« Isabelle Bonaparte était fille unique de Napoléon Bonaparte, grand-oncle de l'empereur Napoléon (…). Quoique nous prisions à leur valeur les belles naissances, nous n'insisterons pas plus que ne le faisait Ottavi lui-même sur le hasard heureux de son ascendance maternelle, dont il pouvait se préoccuper avec respect, mais dont il ne parla jamais avec vanité.(Léon Gozlan)[1] ».

Il fait ses études chez les frères de la doctrine chrétienne, et, à partir de 1821, grâce à la générosité de son oncle maternel, le général d'Ornano, au collège d'Avignon. Il termine ses études à Ajaccio. En 1828, il vient à Paris pour faire son droit.

Orateur[modifier | modifier le code]

Joseph Ottavi ne termine pas ses études de droit. Il préfère exercer ses talents d'orateur dans les sociétés littéraires, au café Procope, à l'Athénée royal de Paris[2]. Ses discours n'ont pas été conservés.

Professeur libre[modifier | modifier le code]

Devenu professeur libre et ambulant, orateur dans les loges maçonniques, dont il était l'ardent argumentateur à l'Institut historique, aux conférences de l'Institut oratoire, il est admis professeur à l'Athénée royal, et prend pour sujet de son début, l'histoire du journalisme. Joseph Ottavi fut journaliste. Mais, il employa le plus clair de son temps à publier plusieurs critiques et quelques biographies.

Santé précaire[modifier | modifier le code]

Ses travaux et ses veilles altérèrent sa santé et il aggrave il souffrait déjà d'un rhumatisme à l'épaule droite, quand le mal fut aggravé par une blessure qu'il se fit en sauvant une jeune fille des roues d'une voiture ; l'amputation fut jugée nécessaire, et l'orateur resta manchot. Après une longue maladie qui en fut le résultat, Ottavi reparut dans l'arène.

Un soir, aux conférences de la rue Saint-Jacques, s'étant échauffe à défendre Machiavel contre les objections des professeurs Savagner et Lépine, il oublia de rentrer une hernie inguinale dont il était affecté, et qui, étranglée, nécessita une opération qui ne fut pas heureuse. Ottavi mourut deux jours après, le 9 décembre 1841.

Une commission, présidée par le baron Taylor, et composée d'hommes de lettres et d'artistes, au nombre desquels figuraient MM. de Balzac, Léon Gozlan, Pître-Chevalier, Charlet, etc., lui fit élever un monument au cimetière du Montparnasse près de la porte 4-5.

Tombe de Joseph Ottavi (cimetière du Montparnasse)

L'Urne, recueil d'œuvres[modifier | modifier le code]

Léon Gozlan par L. Chapon.
Éditeur scientifique de L'Urne.

On cite de lui divers articles sur l'Histoire de l'Italie de Botta, la centralisation administrative, l'abolition de l'esclavage, les Leçons de M. Saint-Marc Girardin, les Socialistes modernes. Admirateur de Napoléon Bonaparte, il rédigea une histoire de son règne. Mais, ses meilleures œuvres étaient ses discours aujourd'hui disparus.

Un recueil contenant les textes ci-dessous de Joseph Ottavi a été publié par Léon Gozlan, sous le titre de L'Urne, avec une notice biographique de l'auteur par Léon Gozlan et le Dr Marchal (de Calvi)[1], des poèmes en hommage au disparu :

  • Joseph Ottavi, Biographie par Léon Gozlan[3], continuée par le Dr Marchal (de Calvi)
  • À la Mémoire de Joseph Ottavi, J. de Susini[4]
  • C'est par un noble cœur que le talent s'élève, Lardin[5]
  • Sonnet[6],

Beaux-Arts[modifier | modifier le code]

Le Vœu de Louis XIII, vu par Jean-Auguste-Dominique Ingres en 1820.

Biographie[modifier | modifier le code]

Cours élémentaires de littérature[modifier | modifier le code]

  • Considérations générales (I, II, III, et IV.)
  • Première leçon. Plan du cours
  • Deuxième leçon. Définitions de la littérature
  • Troisième leçon. Définition de la littérature
  • Quatrième leçon. Définition de la littérature
  • Cinquième leçon. De l'imagination
  • Sixième leçon. De l'imagination

Critique littéraire[modifier | modifier le code]

Économie politique[modifier | modifier le code]

  • Sur le luxe. Quelle place le luxe occupe-t-il dans l'histoire de la civilisation ?

Histoire[modifier | modifier le code]

Instruction publique[modifier | modifier le code]

  • Quel a été jusqu'à présent l'enseignement historique en France et quels seraient les moyens de le perfectionner ?
  • Correspondance : 1, 2, 3 et 4 lettres
  • De l'instruction publique en Auvergne
  • Situation de l'instruction primaire en France, 1 et 2 partie
  • De la nécessité d'enseigner les règles du style dans les écoles primaires
  • De l'instruction publique en Allemagne et particulièrement en Russie par M. Victor Cousin
  • De l'instruction publique en Hollande par le même
  • Principes d'éducation par Nierneey, traduits de l'allemand
  • Discours pour l'élection d'un nouveau président honoraire, séance du 6 décembre 1838

Littérature[modifier | modifier le code]

  • De la littérature dans ses rapports avec l'époque actuelle
  • Improvisation sur l'histoire de la doctrine du progrès
  • Histoire du romantisme
  • L'art théâtral.- Quelles fins s'est proposé l'art théâtral et quels moyens a-t-il employés pour y atteindre ?

Philosophie[modifier | modifier le code]

  • Philosophie de l'histoire[9],
  • Du Génie Français[10]
  • Les Anciens et les Modernes[11]

Politique[modifier | modifier le code]

La biographie nous signale un buste de par Monsieur Carl Elshoëct qui serait déposé à la bibliothèque d'Ajaccio.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b (fr) Joseph Ottavi, L'Urne, recueil des travaux de J. Ottavi. Avec une biographie de l'auteur, par Léon Gozlan (1803-1866). Continuée par le Dr Marchal, de Calvi. XIXe siècle : 1809-1843, Paulin,‎ 1843. (notice BnF no FRBNF31043840h)
  2. Athénée Royal
  3. Il faut toujours s'étonner de voir un homme parvenir
  4. http://books.google.fr/books?id=e7QUAAAAQAAJ&dq=La%20Corse%2C%20notre%20m%C3%A8re%20a%20des%20l%C3%A8vres%20de%20flamme&pg=PR27#v=onepage&q&f=false La Corse, notre mère a des lèvres de flamme…]
  5. C'est par un noble cœur que le talent s'élève
  6. Quoi ! la mort à trente ans, quand on se sent grandir !
  7. w:s:Le vœu de Louis XIII - MM. Ingres et Calamatta
  8. Jean-Pierre Charpentier, Essai sur l'histoire littéraire du Moyen Âge : XIe ‑ XIXe siècle : 395-1850, Nyon, Maire-Nyon,‎ 1833. (notice BnF no FRBNF)
  9. Depuis quelque temps le scepticisme est à l'ordre du jour.
  10. Dans ces derniers temps, au milieu du travail de renouvellement…
  11. http://books.google.fr/books?id=e7QUAAAAQAAJ&dq=L'urne%20Les%20caract%C3%A8res%20antiques%20ont%20%C3%A9t%C3%A9%20de%20tout%20temps&pg=PA26#v=onepage&q&f=false Les caractères antiques ont été de tout temps]
  12. Considération sur le système colonial
    Sully-Brunet 1794-1858 est issu d'une famille de colons de la Réunion. Sa grand-mère Maricuello, originaire de Madagascar était esclave dans l'Ile. Sully-Brunet fait une licence en droit et travaille en 1816 comme substitut du procureur général Gilbert Boucher. Il devient délégué des planteurs de l'île Bourbon. Il soutient le travail de l'esclave de l'enfance jusqu'à 60 ans et rejette l'abolition complète et immédiate.Oruno Denis Lara, La liberté assassinée. Guadeloupe, Guyane, Martinique et la Réunion en 1848-1856 : XIXe ‑ XXIe siècle : 1848-2005, Paris, L'Harmattan,‎ 2005. (notice BnF no FRBNF39947835j)