Joseph Nye

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Joseph Nye

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Joseph Nye, 2011

Naissance 19 janvier 1937 (77 ans)
South Orange (New Jersey)
Profession
Théoricien des Relations Internationales

Joseph Samuel Nye Jr, né le 19 janvier 1937, est un analyste et théoricien des Relations Internationales. Il est président du groupe Nord Américain au sein de la Commission Trilatérale depuis 2009[1].

Biographie[modifier | modifier le code]

Études[modifier | modifier le code]

Nye est diplômé Bachelor Summa Cum Laude (avec le plus grand honneur) de l'université de Princeton. Après avoir fait des études en philosophie, politique et économie à l'université d'Oxford grâce à une bourse Rhodes, il obtient son doctorat à l'université Harvard.

Carrière Universitaire[modifier | modifier le code]

Professeur[modifier | modifier le code]

Nye est actuellement professeur à la Kennedy School of Government de l'université Harvard, où il avait précédemment occupé le poste de doyen.

Fondation[modifier | modifier le code]

Article détaillé : institutionnalisme néolibéral.

Nye est le fondateur, avec Robert Keohane, de l'institutionnalisme néolibéral en relations internationales. Les deux auteurs développèrent leur approche théorique en 1977 dans Power and Interdependence.

Reconnaissance[modifier | modifier le code]

En 2005, Nye a été élu comme l'un des dix professeurs les plus influents des relations internationales[2].

Carrière politique[modifier | modifier le code]

Nye sert comme adjoint au sous-secrétaire d'État dans l'administration Carter et il occupa le poste de secrétaire adjoint à la Défense sous l'administration Clinton (1994-1995), il était considéré par beaucoup de personnes comme le probable conseiller à la sécurité nationale en cas d'élection de John Kerry lors de la campagne présidentielle de 2004. Il est reconnu comme l'un des plus éminents penseurs libéraux de la politique étrangère et est considéré par plusieurs comme l'homologue libéral du politologue conservateur Samuel P. Huntington.

Théories[modifier | modifier le code]

Hégémonie américaine[modifier | modifier le code]

Pour Joseph Nye, la position hégémonique des États-Unis diminuerait sous l'effet d'une combinaison de facteurs (concurrence commerciale, spatiale, enlisements militaires au Viêt Nam et en Irak...). Bien que l'avance américaine amoindrisse la perception de ce déclin, Joseph Nye propose de restituer la puissance américaine dans un contexte d'interdépendance de plus en plus incontournable. Énonçant l'impossibilité d'un retrait unilatéral des États-Unis des relations internationales, Joseph Nye prône le leadership face à l'hégémonie. Ceci l'amène à développer le concept du soft power.

Soft power[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Soft power.

Isolationnisme et interventionnisme américain[modifier | modifier le code]

Nye s'oppose ainsi à l'isolationnisme américain, il montre ainsi que les États-Unis ont largement les moyens de tenir des engagements et d’influer sur le monde entier, mais ils n’ont pas forcément voulu, notamment avec Clinton, qui voulait se concentrer sur les problèmes intérieurs ; Bush a notamment changé cela. Toutefois Nye évoquait plus des problèmes liés aux interdépendances transnationales plutôt que des nouveaux défis. C’est ainsi que dans The Paradox of American Power, Nye fait le procès de la politique de Bush : son unilatéralisme et sa politique agricole marquent une absence de prise en compte des mutations de la puissance, et délaisse le soft power.

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Pan Africanism and East African Integration (Harvard University Press, 1965)
  • Peace in Parts: Integration and Conflict in Regional Organization (Little Brown and Company, 1971)
  • Power and Interdependence: World Politics in Transition, co-authored with Robert O. Keohane (Little Brown and Company, 1977; Longman, 2000)
  • Living with Nuclear Weapons. A Report by the Harvard Nuclear Study Group (Harvard University Press, 1983)
  • Hawks, Doves and Owls: An Agenda for Avoiding Nuclear War, co-authored with Graham Allison and Albert Carnesale (Norton, 1985)
  • Nuclear Ethics (The Free Press, 1986)
  • Bound to Lead: The Changing Nature of American Power, (Basic Books, 1990)
  • Understanding International Conflicts: An Introduction to Theory and History, 7th ed. (Longman, 2008)
  • The Paradox of American Power: Why the World’s Only Superpower Can’t Go it Alone (Oxford University Press, 2002)
  • Power in the Global Information Age: From Realism to Globalization (Routledge, 2004)
  • Soft Power: The Means to Success in World Politics (PublicAffairs, 2004)
  • The Power Game: A Washington Novel (Public Affairs, 2004)
  • The Powers to Lead (Oxford University Press, 2008)
  • The Future of Power (PublicAffairs, 2011)
  • Presidential Leadership and the Creation of the American Era (Princeton University Press, 2013)

Lien externe[modifier | modifier le code]

  • (en) Biographe sur le site de l'université de Harvard

Notes et références[modifier | modifier le code]