Joseph II d'Alexandrie

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Le Pape Joseph II d'Alexandrie (né ? - décédé le 14 novembre 1956), également connu en langue copte sous le nom de Yusab II fut le pape et patriarche d'Alexandrie de l'église copte orthodoxe d'Égypte et d'Éthiopie, 115e successeur de saint Marc, entre 1946 et 1956.

Biographie[modifier | modifier le code]

Il est le métropolite (nom des évêques des Églises d'Orient) de la ville de Thinis, autrefois appelée Girga, en Égypte avant de devenir pape. Il est le troisième métropolite à devenir pape après Jean XIX (1929-1944) et Macaire III (1944-1945)[1].

Il est révéré en Éthiopie pour avoir nommé au sein de l'Église éthiopienne orthodoxe le premier archevêque métropolite né en Éthiopie mais également pour en avoir fait une Église autocéphale à part entière. Cela explique pourquoi l'Église d'Éthiopie n'accepta pas sa déchéance par le Synode copte et que le nom du pape Joseph II était encore utilisé lors des services religieux en Éthiopie après qu'il eut été démis de ses fonctions.

Joseph II doit faire face à des allégations de corruption et, en 1954, après un long désaccord avec le Saint-Synode du Patriarcat copte orthodoxe d'Alexandrie et le Conseil général de la Congrégation, il est démis de ses fonctions par décision mutuelle du synode et du conseil. Il se retire alors dans un monastère et dans ses derniers jours, il est admis à l'hôpital copte d'Azbakeya au Caire.

L'Église copte orthodoxe est alors gérée par un comité composé de trois métropolites et le trône demeure vacant jusqu'en 1959 lorsque Cyrille VI est élu pour lui succéder.

Son œuvre[modifier | modifier le code]

C'est en 1954, durant son pontificat, qu'il crée l'Institut d'étude copte[2] rattachée à l'Église copte orthodoxe et situé au Caire.

Durant les années 1950 à 1952, l'église Saint-Marc d'Alexandrie, siège de la papauté orthodoxe, est démolie et un autre bâtiment plus grand est construit en béton armé. Seuls les deux minarets originels n'ont pas été démolis mais renforcés avec du béton et ils ont été décorés avec des gravures copte. Deux nouvelles cloches, venues d'Italie, sont installées dans chaque minaret[3].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens internes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. Histoire de l'église Copte, Iris Habib Elmasry Volume cinq (en).
  2. Article de Al Ahram sur Isaac Fanous (en)
  3. Histoire de l'Eglise Saint-Marc d'Alexandrie sur le site "Saint-Mark Coptic Orthodox Church" (en)