Joseph Gungl
Joseph Gungl
| Naissance | 1er décembre 1810 Zsámbék, |
|---|---|
| Décès | 31 janvier 1889 Weimar, |
| Activité principale | compositeur et chef d'orchestre |
| Lieux d'activité | Berlin et Bad Reichenhall, |
Joseph Gungl, né le 1er décembre 1810 à Zsámbék et mort le 31 janvier 1889 à Weimar, est un compositeur et chef d'orchestre hongrois.
Sommaire |
Biographie [modifier]
Joseph Gungl (József Gungl), hongrois de langue allemande, travaille à partir de 1834 comme hautboïste et chef d'orchestre d'une fanfare militaire autrichienne. Il fonde son propre ensemble en 1843 à Berlin et fait des tournées de concerts en Russie et aux États-Unis. Il est nommé Kaiserlicher Hofkapellemeister (maître de chapelle à la cour impériale).
En 1868, il crée à Bad Reichenhall (Bavière) un orchestre de valse hongrois-allemand, qui existe encore aujourd’hui sous le nom de Bad Reichenhaller Philharmonie[N 1], représentatif de la « musique de cure » allemande[1].
Il enseigne ensuite la musique à Schwerin en Mecklembourg-Poméranie-Occidentale [2].
Gungl vit à Munich à partir de 1864 puis à Francfort (1873), tout en conduisant des tournées internationales, notamment à Londres (Covent Garden). Le compositeur était le frère de la chanteuse d’opéra Virginia Naumann-Gungl, soprano (1848-1915), auprès de laquelle il se retire à Weimar à la fin de sa vie[3].
Œuvres [modifier]
Gungl a composé plus de quatre cents valses, polkas, mazurkas ou marches. Ses œuvres les plus populaires sont la valse de concert Rêves sur l’océan (Träume auf dem Ozean) et la Marche hongroise (Ungarische Marsch) qui a été transcrite pour piano par Liszt.
Joseph Gungl est également l’auteur de la Valse des hydropathes (Hydropathen-valsh), une pièce dont le nom frappa le poète et romancier français Émile Goudeau (1849-1906). Il intitula le club littéraire parisien qu’il anime entre 1878 et 1880 Les Hydropathes[4].
La musique de Joseph Gungl se caractérise par des mélodies fluides, au rythme bien marqué, avec un style proche de celui de Johann Strauss [3].
Sources et bibliographie [modifier]
- Notices d’autorité : Fichier d’autorité international virtuel • Bibliothèque du Congrès • Gemeinsame Normdatei • WorldCat
- Article « Gungl Joseph » dans Österreichisches Biographisches Lexikon 1815–1950 (ÖBL). Band 2, Verlag der Österreichischen Akademie der Wissenschaften, Vienne, 1959.
- Article « Gung'l, Josef » in Encyclopædia Britannica, volume 28, Londres, 1911.
- Iconographie : Le site de la Bnf Gallica propose deux portraits de Joseph Gungl[5].
Galerie [modifier]
Notes et références [modifier]
Notes [modifier]
- Voir en allemand [1] (de)
Références [modifier]
- Dictionnaire biographique autrichien 1815-1950 (ABL). Volume 2, publié par l'Académie autrichienne des sciences, Vienne, 1959
- Luc Rodolphe, La valse dans tous ses états, L’Harmattan, Paris, 2011
- Article “GUNG'L, JOSEF” in Encyclopædia Britannica, volume 28, Londres, 1911
- Émile Goudeau, Dix ans de bohème, La Librairie illustrée, Paris, 1888 ; réédition Champ Vallon, Paris, 2000
- Gallica, Joseph Gungl (1810-1889) : portraits et documents, 1874