Joseph Forlenze

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Joseph Forlenze

Joseph Forlenze (Joseph-Nicolas-Blaise Forlenze), précisément Giuseppe Nicolò Leonardo Biagio Forlenza[1] (né le 3 février 1757 à Picerno, et mort le 22 juillet 1833 à Paris) est un médecin italien de la fin du XVIIIe et du début du XIXe siècle, spécialiste en ophtalmologie, qui lui doit tant de progrès[2].

Biographie[modifier | modifier le code]

Nè à Picerno, dans l'actuelle province de Potenza, en Basilicate, alors dans le royaume de Naples, la date de naissance est objet de discussion mais, selon les registres paroissiaux de Picerno, correspond au 3 février 1757[1]. Joseph Forlenze est issu d'une famille de médecins. Son père Felice et ses oncles, Sebastiano et Giuseppe, sont barbiers chirurgiens de confiance de la noble famille Capece Minutolo de Ruoti. Après avoir fréquenté le catéchisme à Ruoti, il se rend à Naples afin d'étudier la chirurgie.

Par la suite, il se forme en France auprès de Pierre Joseph Desault, dont il devient un ami proche et le collaborateur pour les travaux anatomiques.
Forlenze passe aussi deux ans en Angleterre, à l'hôpital Saint-Georges, dirigé par John Hunter.
Il se rend ensuite en Hollande et Allemagne, pour améliorer ses connaissances.

Œil humain atteint de cataracte.

De retour en France, il commence sa carrière de chirurgien-oculiste. Il détermine les différentes maladies des yeux, et les fait représenter sur des masques en cire. Cette invention lui occasionne le nom de « créateur de la pathologie des yeux »[2].

En 1797, à l'hospice de vieillards de Paris, il pratique une opération de la cataracte en présence d'une commission nommée par l'Institut, de plusieurs membres du gouvernement et de savants français comme étrangers.

En 1798 Joseph Forlenze est nommé, par le gouvernement français, chirurgien-oculiste aux Invalides, où il pratique un grand nombre d'interventions remarquables. Il guérit les soldats de l'armée napoléonienne de retour d'Égypte, atteints de graves maladies des yeux. Il rend la vue, entre autres, par l'opération de la cataracte, à Jean Étienne Marie Portalis, ministre des cultes, et à Lebrun Pindare, qui lui dédie une strophe de son poème, intitulé Les conquêtes de l’homme sur la nature[3].

Son activité s'étend aussi à l'Angleterre et l'Italie, où il effectue, gratuitement, des interventions chirurgicales dans des villes comme Turin et Rome.
À Rome, il guérit le cardinal Doria et est honoré publiquement par Caroline de Bourbon, duchesse de Berry.

En 1805 il publie Considérations sur l'opération de la pupille artificielle.

Forlenze meurt 22 juillet 1833, frappé d’apoplexie au Café de Foy, à Paris, où il passait toutes ses soirées.

Œuvres[modifier | modifier le code]

  • Considérations sur l'opération de la pupille artificielle, 1805
  • Notice sur le développement de la lumière et des sensations dans les aveugles-nés, à la suite de l'opération de la cataracte[4], 1817

Distinctions[modifier | modifier le code]

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 : Chevalier de l’Ordre de la Légion d'honneur
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 : Chevalier honoraire de l’Ordre de Saint-Michel et Saint-Georges

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b (it)Gerardo Salinardi, « (RegioneInforma) "Da Picerno a Parigi" », sur basilicatanet.it,‎ 18 août 2005
  2. a et b Rabbe,Sainte-Preuve, Biographie universelle et portative des contemporains, Chez l'éditeur, 1836, p.1721
  3. O lyre, ne sois pas ingrate !
    Qu’un doux nom dans nos vers éclate
    Brillant comme l’astre des cieux !
    Je revois sa clarté première;
    Chante l’art qui rend la lumière;
    Forlenze a dévoilé mes yeux.
    Joseph Fr. Michaud, Louis Gabriel Michaud, Biographie universelle, ancienne et moderne, Michaud frères, 1838, p.263
  4. disponible sur Gallica

Sources[modifier | modifier le code]

Marie-Nicolas Bouillet et Alexis Chassang (dir.), « Joseph Forlenze » dans Dictionnaire universel d’histoire et de géographie,‎ 1878 (Wikisource)

Liens externes[modifier | modifier le code]

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