Joseph Duveen

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Joseph Duveen dans les années 1920.

Joseph Duveen (né le 14 octobre 1869 à Hull – mort le 25 mai 1939 à Londres), 1er baron Duveen, est un des plus célèbres marchands d'art du XXe siècle.

Biographie[modifier | modifier le code]

Issu d'une famille de courtiers d'objets d'art juifs néerlandais, il comprend jeune que les fortunes accumulées aux États-Unis pouvaient acheter les œuvres d'art détenues par des aristocrates européens désargentés, et bâtit sa fortune sur ce constat.

À partir de 1906 il employa Bernard Berenson comme expert dans ses transactions de tableaux anciens.

En 1907 il fit réaliser par l'architecte néoclassique René Sergent (1865-1927), en s'inspirant du Petit Trianon de Versailles, un magasin d'exposition en fond de cour au 20, place Vendôme, à Paris.

Parmi ses clients fortunés figurent Henry Clay Frick, William Randolph Hearst, J.P. Morgan, Andrew Mellon et John D. Rockefeller.

Il fut à l'origine de la construction de National Gallery of Art, à Washington.

Il fit de nombreuses donations, dont, à l'État Français, le tableau Le violon du peintre postimpressionniste Georges Dufrénoy en 1926.

Du fait des donations philantropiques qu'il effectua auprès de musées britanniques il fut en 1933 anobli sous le titre de "baron Duveen of Milbank".


Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • N. S. Behrmann, Duveen, The New Yorker (traduit en français sous le titre Duveen - La chasse aux chefs-d'œuvre (Hachette, coll. choses vues-aventures vécues, 1953, réédité en 1972).
  • Meryl Secrest, Duveen, a Life in Art (New York, Alfred A. Knopf, 2004).
  • C. Simpson, Artful partners (1986).
  • Son beau-frère et collègue René Gimpel (1881-1945), époux de sa sœur Florence, l'évoque à maintes reprises dans son Journal d'un collectionneur marchand de tableaux 1918-1939 (Calmann-Lévy, 1963) et en donne cette appréciation suite à un désaccord survenu entre eux à propos de l'authenticité d'un primitif français de la collection Frick, un des clients de Duveen :

« […] il n'a aucune connaissance en peinture, ne vend qu'étayé par des certificats d'experts, mais son intelligence lui a permis de soutenir une façade lézardée dans ce pays où il y a encore si peu de connaisseurs. »

— René Gimpel, carnet du 26 mars 1923, p. 230

Liens externes[modifier | modifier le code]